mardi 2 mars 2010

PREFACE

De nombreuses personnes pensent que la théorie de l'évolution a été proposée pour la première fois par Charles Darwin et qu'elle est fondée sur des preuves scientifiques, des observations et des expériences. Or, non seulement Darwin n'est pas son initiateur mais cette théorie ne repose sur aucune preuve scientifique. Car la théorie de l'évolution n'est qu'une adaptation à la nature de l'ancien dogme du matérialisme philosophique. Ceci dit, même si cette théorie n'est étayée par aucune découverte scientifique, il n'en demeure pas moins qu'elle bénéficie d'une croyance aveugle au nom de ce courant philosophique.
Ce fanatisme a donné lieu à des désastres en tout genre. En effet, cette théorie s'est répandue et avec elle le matérialisme philosophique qu'elle soutient, provoquant ainsi un changement de réponse à la question suivante: "Qu'est ce qu'un être humain?". Ceux qui s'étaient habitués à répondre: "Les êtres humains ont été créés par Dieu et doivent ainsi vivre dans le respect de l'enseignement moral merveilleux qu'Il nous dispense" ont désormais commencé à penser que l'homme est arrivé dans ce monde par pure coïncidence et qu'au fond ce n'est qu'un animal qui s'est développé le long de son combat pour la survie. Un prix très conséquent est à payer pour cette grande imposture. Des idéologies violentes telles que le racisme, le fascisme et le communisme, ainsi que d'autres conceptions barbares du monde, qui reposent sur le conflit, se sont toutes inspirées de cette duperie.
Dans ce chapitre, nous examinerons ce désastre que le darwinisme a amené au monde et nous dévoilerons les relations qu'il entretient avec le terrorisme, l'un des problèmes globaux les plus importants de notre époque.


Le mensonge de Darwin: "La vie est un conflit"

Darwin part d'un principe de base pour développer sa théorie: le développement des êtres vivants dépend de leur combat pour la survie. Le plus fort l'emporte sur le plus faible condamnant celui-ci à la défaite et à sombrer dans l'oubli.
Selon Darwin, la nature se résume à un combat féroce pour la survie, un conflit éternel. Le plus fort triomphe toujours du plus faible, ce qui relance le processus du développement. Le sous-titre de son livre, L'origine des espèces résume parfaitement cette conception: "L'origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorites dans le combat pour la vie".
De plus, Darwin suggère que "le combat pour la survie" s'applique aux relations entre les races humaines. En effet, selon cette prétention fantasque "les races favorites" étaient sorties triomphantes de ce combat. Les races favorites, selon Darwin, étaient les Européens blancs. Les Africains et les Asiatiques ont été relégués au second plan après ce combat. Darwin va même plus loin, en suggérant que dans peu de temps ces derniers perdraient totalement "le combat pour la survie" et disparaîtraient purement et simplement:
"Dans un avenir, pas très lointain en comptant par siècles, les races civilisées de l'homme vont sans doute exterminer et prendre la place des races sauvages à travers le monde. Dans un même temps, les singes anthropomorphes seront sûrement exterminés. La séparation entre l'homme et ses alliés les plus proches s'intensifiera car elle touchera, je l'espère, l'homme dans son état plus civilisé, le Caucasien et certains singes aussi inférieurs que le babouin, au lieu comme c'est le cas aujourd'hui entre le nègre, ou l'Australien et le gorille." 1
L'anthropologue de nationalité indienne, Lalita Vidyarthi, explique comment la théorie de Darwin a imposé le racisme dans les sciences sociales:
"Sa théorie (celle de Darwin) basée sur la survie du plus fort a été très bien accueillie par le monde des sciences sociales à l'époque. Les scientifiques ont cru que le genre humain avait traversé divers stades de l'évolution culminant ainsi dans la civilisation de la race blanche. Vers la deuxième moitié du 19ème siècle, le racisme était un fait accepté par une vaste majorité des scientifiques occidentaux." 2


La source d'inspiration de Darwin: la doctrine de Malthus

Pour son sujet, Darwin s'est inspiré de l'essai écrit par l'économiste anglais Thomas Malthus, Essai sur le principe de population. Selon Malthus, la population humaine a tendance à s'accroître rapidement lorsqu'elle est laissée se débrouiller par elle-même. Seuls les désastres tels que les guerres, la famine et les maladies étaient en mesure de contrôler la population humaine. En bref, selon cette conception brutale, certains étaient condamnés à mourir pour que d'autres puissent vivre. L'existence se résumait ainsi à "une guerre permanente".
Au 19ème siècle, les idées de Malthus étaient largement acceptées. Les intellectuels européens issus des classes sociales aisées, étaient plus particulièrement réceptifs à ses idées cruelles. L'article "Le programme scientifique secret des Nazis", montre l'importance que l'Europe du 19ème siècle accordait aux idées de Malthus:
"Lors de la première partie du 19ème siècle, à travers toute l'Europe, les membres de la classe dirigeante se sont réunis pour discuter "le problème de la population" récemment découvert et pour concevoir des moyens de mettre en application le mandat malthusien qui consiste à accroître le taux de mortalité chez les pauvres: "Au lieu de recommander la propreté aux pauvres, nous devons les inciter plutôt à adopter des habitudes contraires. Nous devons construire des rues plus étroites dans nos villes, entasser plus d'individus dans les maisons et faire en sorte que la peste réapparaisse. Dans la campagne, nous devrons établir nos villages à proximité de marécages et encourager plus particulièrement l'installation dans tous les endroits marécageux et insalubres," ainsi de suite." 3
Une politique aussi cruelle entraînerait l'élimination des faibles et de ceux qui ont perdu le combat pour la survie, ce qui établira l'équilibre de la croissance rapide de la population. Cette politique baptisée "l'oppression du pauvre" a été effectivement mise en place dans la Grande-Bretagne du 19ème siècle. Un ordre industriel a été mis en place; les enfants âgés de huit et neuf ans ont été employés à raison de seize heures par jour dans les mines de charbon. Des milliers d'entre eux ont péri à la suite des terribles conditions de travail. "La lutte pour la survie" proclamée par la théorie de Malthus a condamné des milliers de ressortissants britanniques à une vie de misère et de souffrance.
Influencé par ces idées, Darwin appliqua ce concept de la lutte à la nature entière et proposa que seul le plus fort sort victorieux de la bataille pour l'existence. En outre, il revendiquait l'idée que ce que l'on appelle la lutte pour la survie n'est qu'une loi invariable et justifiée de la nature. Par ailleurs, il invitait les gens à laisser de côté leurs convictions religieuses en rejetant le principe de la création, visant ainsi à abattre toutes les valeurs éthiques qui pouvaient représenter un obstacle à l'impitoyable "lutte pour la survie".
La diffusion de ces idées fausses qui ont conduit les individus à devenir impitoyables et cruels, a coûté très cher à l'humanité au cours du 20ème siècle.


Le résultat de "la loi de la jungle": le fascisme

Le darwinisme a nourri le racisme au 19ème siècle et a fourni par la suite la base à une idéologie qui allait se développer et noyer le monde dans un bain de sang au 20ème siècle: le nazisme.
En effet, la théorie de Darwin a eu une très grande influence sur les idéologues nazis. Lorsque l'on examine de plus près cette théorie, inventée par Adolf Hitler et Alfred Rosenberg, on remarque des concepts, répétés plusieurs fois dans L'origine des espèces, tels que "la sélection naturelle", "l'accouplement sélectif" et "la lutte des races pour la survie". Lorsqu'il a choisi d'intituler son livre Mein Kampf (Ma lutte), Hitler s'était inspiré de la lutte pour la survie dont parle Darwin et du principe de la loi du plus fort. Il parle plus spécifiquement de la lutte entre les races:
"L'histoire aboutira à un empire millénaire d'une splendeur inégalée, sur la base d'une hiérarchie décrétée par la nature elle-même." 4
Lors du rassemblement du parti à Nuremberg en 1933, Hitler a déclaré qu'une race supérieure soumettrait une race inférieure… un droit que l'on constate dans la nature et qui peut être considéré comme le seul droit imaginable".
L'influence que la théorie de Darwin a eue sur les Nazis est un fait avéré que la majorité des historiens reconnaît. Hickman, l'historien, décrit cette influence sur Hitler en ces termes:
"Hitler était un fervent croyant et prédicateur de la théorie de l'évolution. Quelles que soient la profondeur et la complexité de sa psychose, il est certain que (le concept de la lutte était important car)… son livre, Mein Kampf, a clairement mis en évidence un certain nombre d'idées appartenant à la théorie de l'évolution, en particulier celles qui insistent sur la lutte, la survie du plus fort et l'extermination du plus faible afin de créer une société meilleure." 5
Hitler, qui revendiquait ces idées, a entraîné le monde dans un cycle de violence inégalée dans l'histoire. Plusieurs groupes ethniques, et particulièrement les juifs, ont été la cible de la cruauté terrible et du massacre perpétré par les Nazis dans les camps de concentration. La deuxième guerre mondiale, qui a éclaté avec l'invasion nazie a coûté la vie à 55 millions d'individus, la base de la plus grande tragédie de l'histoire.


Une alliance sanglante: darwinisme et communisme

D'un côté les fascistes se situent à l'aile droite du darwinisme social, de l'autre les communistes occupent l'aile gauche. Ces derniers ont toujours été parmi les défenseurs les plus acharnés de la théorie de Darwin.
Cette relation entre le darwinisme et le communisme remonte à l'époque des deux fondateurs de ces théories. En effet, Marx et Engels, les deux fondateurs du communisme ont lu le livre de Darwin, L'origine des espèces, dès sa publication et ont été impressionnés par son attitude "matérialiste et dialectique". La correspondance entre Marx et Engels démontre que les deux hommes voyaient que la théorie de Darwin comportait "la base du communisme en histoire naturelle". Dans son ouvrage, La dialectique de la nature, écrit sous l'influence de Darwin, Engels a formulé une critique élogieuse de Darwin et a tenté de contribuer à la théorie dans le chapitre intitulé "Le rôle du travail dans la transformation du singe en homme".
Les communistes russes, qui ont suivi les pas de Marx et Engels, tels que Plekhanov, Lénine, Trotski et Staline, étaient tous d'accord avec la théorie de Darwin. Plekhanov, qui est considéré le pionnier du communisme russe, considérait le marxisme comme le darwinisme appliqué à la science sociale".6
Trotski a déclaré:
"La découverte de Darwin est le triomphe suprême de la dialectique dans tout le champ de la matière organique." 7
"L'éducation darwiniste" a joué un rôle prépondérant dans la formation des cadres communistes. A titre d'exemple, les historiens remarquent que "le jeune Staline était croyant, mais il est devenu athée après la lecture des livres de Darwin".8
Mao, qui a introduit le régime communiste en Chine et tué des millions de personnes, avait déclaré publiquement que le socialisme chinois était basé sur la théorie de l'évolution de Darwin.9
James Reeve Pusey, l'historien de l'Université de Harvard, va plus loin dans les détails quant à l'influence de Darwin sur Mao et le communisme chinois dans son ouvrage intitulé La Chine et Charles Darwin.10
Il existe une relation étroite entre la théorie de l'évolution et le communisme. Cette théorie prétend que les êtres vivants sont le fruit de la chance et propose une preuve pseudo-scientifique pour justifier l'athéisme. Aussi, le communisme, une idéologie athée, est-il étroitement lié au darwinisme. De plus, la théorie de l'évolution suggère que le développement dans la nature était possible grâce au conflit (autrement dit "la lutte pour la survie") et soutient le concept de "dialectique" qui est un élément fondamental pour le communisme.
Si l'on se penche sur le concept communiste du "conflit dialectique", qui est responsable de la mort d'environ 120 millions de personnes à travers le 20ème siècle, en tant que "machine meurtrière", nous pourrons ainsi mesurer davantage le désastre que le darwinisme a amené à la planète.


Darwinisme et terrorisme

Comme nous l'avons vu jusqu'ici, le darwinisme est la base de plusieurs idéologies violentes qui ont amené le désastre à l'espèce humaine durant le 20ème siècle. Toutefois, tout comme ces autres idéologies, le darwinisme définit une "compréhension éthique" et une "méthode" susceptibles d'influencer plusieurs visions du monde. Le concept fondamental sous-jacent à cette compréhension est le principe "de combattre ceux qui ne font pas partie de nous".
Nous pouvons expliquer cela en ces termes: il existe diverses croyances, visions et philosophies mondiales. Il y a deux alternatives:
1) Respecter l'existence de ceux qui ne font pas partie du groupe et essayer d'établir un dialogue avec eux par le biais d'une méthode humaine.
2) Opter pour la guerre et essayer de maintenir l'avantage par la destruction de l'autre, ce qui revient à agir comme un animal.
L'horreur communément appelée terrorisme n'est autre que l'expression de cette deuxième alternative.
Lorsque l'on étudie la différence entre ces deux approches, nous constatons que l'idée que "l'homme est un animal de combat", imposée par Darwin inconsciemment au monde, est particulièrement influente. Les individus ou les groupes qui choisissent l'option du conflit n'ont peut-être jamais entendu parler du darwinisme et des principes sur lesquels repose cette idéologie. Ceci dit, ils finissent tous par être d'accord avec une vision dont la base philosophique repose sur le darwinisme. C'est ce qui les pousse à croire à la véracité des slogans tels que "dans ce monde, le plus fort survit", "les gros poissons mangent les petits", "la guerre est une vertu", "l'homme avance grâce à la guerre". Mettez le darwinisme à part et il ne reste que des slogans creux.
En vérité, si l'on écarte le darwinisme, il ne reste plus aucune philosophie de "conflit". Les trois religions divines les plus répandues dans le monde, l'Islam, le Christianisme, et le Judaïsme, sont toutes opposées à la violence. Les trois religions œuvrent à établir la paix et l'harmonie dans le monde et condamnent la mort des innocents, la cruauté et la torture. La violence et le conflit violent la morale que Dieu a établie pour l'homme. Ce sont des concepts anormaux et indésirables. Toutefois, la théorie de Darwin perçoit la violence et le conflit comme des concepts naturels, justifiés et adéquats, qui sont nécessaires à l'existence.
Pour cette raison, si des personnes recourent aux actes terroristes au nom des religions musulmane, chrétienne ou juive, vous pouvez être certains que ces personnes ne sont pas vraiment des musulmans, des chrétiens ou des juifs. Ce sont de véritables socio-darwinistes. Ces individus se cachent derrière le voile de la religion mais ne sont pas de véritables croyants. Même s'ils se revendiquent au service de la religion, ils sont l'ennemi de la religion et des croyants. Car, ils commettent des crimes que la religion a proscrits et nuisent ainsi à la réputation de celle-ci aux yeux des gens.
C'est pour cette raison, que le terrorisme qui sévit dans notre planète n'émane d'aucune des trois religions divines, mais plutôt de l'athéisme, son expression de nos jours étant "le darwinisme" et "le matérialisme".



L'ISLAM N'EST PAS LA SOURCE DU TERRORISME MAIS SA SOLUTION


Certains prétendent agir au nom de leur religion mais il se peut qu'ils l'interprètent mal ou la pratiquent de manière erronée. Aussi, il serait une erreur de se faire une idée sur cette religion à partir des activités de ces individus. La meilleure manière de comprendre la religion musulmane c'est l'étudier à travers sa révélation sacrée.
La révélation ou la source sacrée de l'Islam est le Coran; et le modèle de la morale dans le Coran - l'Islam - est totalement différent de l'image qui existe chez certains occidentaux. Le Coran est basé sur les concepts de la morale, de l'amour, de la compassion, de la pitié, de l'humilité, du sacrifice de soi, de la tolérance et de la paix. Le musulman qui vit au quotidien selon ces préceptes moraux est hautement raffiné, réfléchi, tolérant, digne de confiance et conciliant. Il offre de l'amour, du respect, du paix à ceux qui l'entourent ainsi qu'un sens de la joie de vivre.

L'Islam est une religion de paix et de bien-être
Le vocable Islam a le même sens que "paix" en langue arabe. L'Islam est une religion qui a été révélée à l'humanité afin que celle-ci jouisse d'une vie pleine de paix et de bien-être; une vie dans laquelle se manifestent la miséricorde et la compassion divines éternelles. Dieu invite le monde entier à accepter les enseignements moraux du Coran pour que la compassion, la tolérance et la paix puissent être vécues dans ce monde. Dans la sourate al-Baqarah, verset 208, ce commandement est donné:
Ô les croyants! Entrez en plein dans l'Islam, et ne suivez point le pas du diable, car il est certes pour vous un ennemi déclaré.
Comme nous le constatons dans ce verset, les individus ne peuvent jouir du bien-être qu'en acceptant l'Islam et qu'en vivant selon les préceptes moraux du Coran.

Dieu réprouve la méchanceté
Dieu a ordonné à l'homme d'éviter le mal; Il a prohibé la mauvaise foi, l'immoralité, la rébellion, la cruauté, l'agressivité, le meurtre et l'effusion de sang. Ceux qui n'obéissent pas à ce commandement divin suivent les pas de Satan, comme c'est décrit dans le verset mentionné plus haut, et adoptent une attitude que Dieu réprouve clairement. Parmi une kyrielle de versets qui traite de ce sujet, nous citerons uniquement deux:

(Mais) ceux qui violent leur pacte avec Allah après l'avoir engagé, et rompent ce qu'Allah a commandé d'unir et commettent le désordre sur terre, auront la malédiction et la mauvaise demeure. (Sourate ar-Ra'd, 25)

Et cherche à travers ce qu'Allah t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs. (Sourate al-Qasas, 77)
Comme nous pouvons le constater, Dieu a interdit tous les actes de méchanceté dans la religion musulmane, y compris le terrorisme et la violence. Il condamne également ceux qui commettent ce genre d'actes. Un musulman offre de la beauté au monde et améliore celui-ci.

L'Islam favorise la tolérance et la liberté d'expression
L'Islam est une religion qui encourage la liberté dans la vie, la liberté des idées et de la pensée. Il proscrit la tension et le conflit parmi les individus, la calomnie, la suspicion et même les pensées négatives à propos des autres.
Non seulement l'Islam a-t-il proscrit la terreur et la violence mais également le fait d'imposer la moindre idée à un autre être humain.

Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. (Sourate al-Baqarah, 256)

Et tu n'es pas un dominateur sur eux. (Sourate al-Ghashiyah, 22)

Forcer une quelconque personne à croire en une religion ou à la pratiquer est contraire à l'esprit de la religion musulmane. Car, il est nécessaire que la foi soit acceptée à la suite d'un choix délibéré et conscient. Evidement, les musulmans peuvent s'inciter entre eux à suivre les préceptes moraux que le Coran nous enseigne mais sans que cette incitation ne comporte un caractère contraignant. Dans tous les cas, un individu ne peut être entraîné à pratiquer une religion en échange d'un privilège séculier.
Imaginons un modèle de société complètement opposé. A titre d'exemple, un monde dans lequel les individus sont obligés à pratiquer une religion. Un tel modèle social est complètement contraire à l'Islam car la foi et l'adoration n'ont de la valeur que si elles sont dirigées vers Dieu. Si un tel système existait, les individus seraient religieux par crainte du système. Ce qui est acceptable du point de vue religieux, c'est que la religion ne doit être pratiquée que dans un environnement qui permet la liberté de conscience et qu'elle soit pratiquée pour l'approbation divine.

Dieu a interdit de tuer des innocents
Dans le Coran, tuer un être innocent figure parmi les péchés capitaux.

... quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet, Nos messages sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (Sourate al-Maidah, 32)

Qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu'Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit; qui ne commettent de fornication - car quiconque fera cela encourra une punition. (Sourate al-Furqane, 68)

Comme nous pouvons le constater plus haut, ceux qui tuent des êtres innocents sont menacés d'un châtiment sévère. Dieu a dit que le fait de tuer une personne est un péché capital qui reviendrait à tuer l'humanité toute entière. Quiconque respecte les prérogatives divines n'oserait pas faire du mal à un seul individu. Comment pourrait-il donc tuer des milliers d'innocents? Ceux qui croient échapper à la justice de ce bas monde ne pourront jamais éviter de rendre des comptes par devant Dieu le Jour du Jugement Dernier. Ceux qui pensent au Dernier Jugement seront très attentifs à respecter les limites que Dieu a établies.

Dieu demande aux croyants d'être compatissants et cléments
Dans ce verset, le concept de moralité est expliqué:

Et c'est être, en outre, de ceux qui croient et s'enjoignent mutuellement l'endurance, et s'enjoignent mutuellement la miséricorde. Ceux-là sont les gens de la droite. (Sourate al-Balad, 17-18)

Comme nous le constatons dans ce verset, un des préceptes moraux les plus importants que Dieu a fait parvenir à Ses serviteurs pour qu'ils bénéficient de Son salut et de Sa clémence et soient accueillis au Paradis, est de "s'encourager les uns les autres à être compatissants".
L'Islam tel qu'il est décrit dans le Coran est une religion moderne, ouverte et progressiste. Un musulman est essentiellement une personne de paix; il est tolérant, démocratique, cultivé, honnête, connaisseur d'art et de science et civilisé.
Un musulman éduqué selon les préceptes moralement élevés du Coran approche tout le monde dans l'esprit d'amour que l'Islam attend de lui. Il montre du respect pour les idées de chacun et s'intéresse à l'art et à l'esthétique. Il se montre conciliant face à chaque événement, s'efforçant de réduire les tensions et de restaurer les relations amicales. Dans les sociétés qui se composent de tels individus, le degré de civilisation sera plus élevé et celles-ci joueraient d'une plus grande moralité sociale, joie, justice, sécurité, abondance que les sociétés les plus modernes du monde actuel.

Dieu demande d'être tolérant et de pardonner
La sourate al-A'raf, verset 199, qui incite les croyants à "être cléments" exprime le concept de la clémence et de la tolérance, ces deux principes étant parmi les bases de la religion musulmane.
Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.
Lorsque l'on examine l'histoire musulmane, nous pouvons voir clairement comment les musulmans ont établi dans leur vie sociale, ce précepte important dans l'enseignement moral coranique. Lors de chaque étape de leur avancée, les musulmans ont aboli les pratiques illicites et ont établi à la place un environnement de liberté et de tolérance. Dans les domaines de la religion, de la langue et de la culture, ils ont permis à des individus totalement différents de vivre sous le même toit qu'eux en jouissant de liberté et de paix et en ayant accès au savoir, à la richesse et une situation dans l'échelle sociale. Ainsi, le grand empire ottoman a pu se maintenir pendant plusieurs siècles grâce à la tolérance prêchée par l'Islam. En effet, des siècles durant, les musulmans ont fait preuve de tolérance et de compassion. A chaque période de l'histoire, les musulmans se sont caractérisés par leur sens de la justice et de la clémence. Tous les groupes ethniques au sein de cette communauté multinationale ont pratiqué librement la religion qu'ils avaient adoptée depuis des années et ont également gardé leur propre culture.
En effet, la tolérance particulière des musulmans, lorsque celle-ci est pratiquée selon les recommandations du Coran, peut à elle seule amener la paix et le bien-être au monde entier. Le Coran explique cette tolérance d'un genre particulier:

La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. (Sourate Fussilat, 34)


Conclusion

Tout ce qui précède démontre que les enseignements moraux que l'Islam offre au monde la paix, le bonheur et la justice dans ce monde. La barbarie qui sévit dans le monde aujourd'hui sous couvert du "terrorisme islamique" est totalement étrangère aux enseignements moraux du Coran. Cette barbarie est l'œuvre d'individus ignorants, fanatiques et criminels qui n'ont rien de religieux. Seule l'éducation des individus selon les vraies valeurs de l'Islam est capable d'éradiquer ce fléau et cette sauvagerie commise sous couvert de l'Islam.
Enfin, la religion musulmane et les préceptes coraniques n'encouragent pas le terrorisme et les terroristes mais proposent plutôt les remèdes susceptibles d'extirper ce fléau de notre monde.











PREMIERE PARTIE
LA REFUTATION DU DARWINISME


INTRODUCTION

Pourquoi la théorie de l'évolution?
Pour certaines personnes, la théorie de l'évolution n'a que des connotations scientifiques, sans pour autant avoir des conséquences dans leurs vies quotidiennes. Ceci est bien évidemment une idée fausse très répandue. Au-delà du cadre des sciences biologiques, la théorie de l'évolution étaye une philosophie illusoire qui a influencé une grande partie de la population: le matérialisme.
La philosophie matérialiste, qui n'accepte que l'existence des choses matérielles et considère que l'homme n'est "qu'un amas de matière", affirme que l'homme n'est qu'un animal, dont la seule règle de l'existence est le "conflit". En dépit du fait que cette théorie a été répandue comme une philosophie basée sur la science, il n'en demeure pas moins que le matérialisme est un dogme ancien dépourvu de toute base scientifique. En effet, conçu dans la Grèce Antique, ce dogme a été redécouvert par les philosophes athées du 18ème siècle. Par la suite, il a été introduit en Europe dans diverses disciplines scientifiques par des penseurs tels que Karl Marx, Charles Darwin et Sigmund Freud. Autrement dit, la science a été déformée pour laisser de la place au matérialisme.
Les deux derniers siècles ont été le théâtre d'un matérialisme sanglant: les idéologies basées sur le matérialisme (ou des idéologies concurrentes de celui-ci tout en partageant ses doctrines principales) ont entraîné une violence chronique, la guerre et le chaos dans le monde. Le communisme, responsable de la mort de 120 millions de personnes, est le résultat tangible de la philosophie matérialiste. Le fascisme, même s'il prétendait fournir une alternative à la vision matérialiste du monde, a embrassé le concept matérialiste fondamental qui consiste à progresser par le biais du conflit. Il a ainsi suscité des régimes oppressifs, engendré des massacres et provoqué des guerres mondiales et des génocides.
En plus de ces deux idéologies sanglantes, l'éthique sociale et individuelle a été également corrompue par le matérialisme.
Le message illusoire du matérialisme, qui réduit l'homme à un animal dont la vie sur terre est le fruit de la coïncidence et qui ne sent aucune responsabilité envers personne, a démoli les bases morales telles que l'amour, la clémence, le sacrifice de soi, la modestie, l'honnêteté et la justice. Trompés par la devise matérialiste "la vie est une lutte", les individus ont commencé à ne voir dans leurs vies qu'un affrontement d'intérêts, qui mène par la suite à vivre selon la loi de la jungle.
L'empreinte de cette philosophie, qui a des comptes à rendre au sujet des désastres provoqués au cours des deux derniers siècles, est tangible dans chaque idéologie qui utilise la différence entre les gens comme "raison pour justifier la lutte". Il va sans dire que cela s'applique également aux terroristes d'aujourd'hui qui agissent au nom de la religion et massacrent en même temps des milliers d'innocents.
La théorie de l'évolution ou le darwinisme, est très pratique pour compléter le puzzle. Elle présente le mythe que le matérialisme est une idée scientifique. C'est pour cela que Karl Marx, le fondateur du communisme et du matérialisme dialectique, a écrit que le darwinisme était "la base en histoire naturelle" de sa vision du monde.1
Toutefois, cette base est fragile. Les découvertes scientifiques ne cessent de révéler que la croyance populaire qui associe le darwinisme et la science était fausse. Les preuves scientifiques réfutent globalement le darwinisme et révèlent que l'origine de notre existence n'est pas l'évolution mais la création. Dieu a créé l'Univers ainsi que les êtres vivants et l'homme.
Cet ouvrage est écrit pour informer tout le monde de cette réalité. Depuis sa première publication, premièrement en Turquie puis dans de nombreux autres pays, des millions de personnes ont lu ce livre et l'ont apprécié. Ecrit en turc, ce livre a été publié par la suite en anglais, en italien, en espagnol, en russe, en bosniaque, en arabe, en malais et en indonésien. (Ce livre est disponible en libre accès dans toutes ces langues sur le site suivant: www.evolutiondeceit.com)
L'effet de ce livre a été reconnu par les ténors du camp opposé. Harun Yahya a fait l'objet d'un article intitulé "Burning Darwin" (Darwin sur le bûcher) paru dans le New Scientist. Ce périodique célèbre pour ses positions en faveur de Darwin écrit dans son 22ème numéro que Harun Yahya "est un héros international" en ajoutant que les livres de celui-ci "se sont propagés partout dans le monde musulman".
Science, le très célèbre magazine scientifique, a mis l'accent sur l'impact et la complexité des travaux de Harun Yahya. Dans l'article intitulé "Le créationnisme s'enracine là où l'Europe rencontre l'Asie" publié le 18 mai 2001, nous pouvons lire qu'en Turquie "des livres très bien documentés tels que Le mensonge de l'évolution et La face noire du darwinisme… ont davantage d'effets que les livres scolaires dans certaines régions du pays". Le journaliste se consacre par la suite à une évaluation de l'œuvre de Harun Yahya, qui a donné naissance à "l'un des courants anti-évolution les plus forts à l'extérieur de l'Amérique du Nord".
En dépit du fait que ces périodiques témoignent de l'impact de ce livre, il n'en demeure pas moins qu'ils n'offrent aucune réponse aux arguments qu'il contient. Ils en sont tout simplement incapables. La théorie de l'évolution est une véritable impasse; un fait que vous découvrirez en lisant le chapitre suivant. Ce livre vous aidera à vous rendre compte que le darwinisme n'est pas une théorie scientifique mais plutôt un dogme pseudo-scientifique institutionnalisé, malgré les preuves qui le réfutent, au nom de la philosophie matérialiste.
Nous sommes remplis d'espoir que ce livre continuera longtemps encore à contribuer à la réfutation du dogme matérialo-darwiniste qui a pour longtemps et depuis le 19ème siècle trompé l'humanité. Il nous rappellera les faits cruciaux de nos vies respectives, tels que la raison de notre existence et les devoirs qui nous incombent envers notre Créateur.



CHAPITRE 1

S'affranchir des préjugés


La majorité des individus prend les paroles des scientifiques pour argent comptant, pour une vérité absolue. Ils ne pensent même pas que ces scientifiques peuvent également avoir des préjugés philosophiques ou idéologiques. En réalité, les scientifiques évolutionnistes imposent leurs propres préjugés et opinions philosophiques au public par le biais d'une science déguisée. A titre d'exemple, même s'ils savent que les événements aléatoires n'engendrent que l'irrégularité et la confusion, ils persistent à clamer que l'ordre merveilleux, la planification et la conception constatés dans l'Univers et chez les organismes vivants ne sont que le fruit du hasard.
Par exemple, un biologiste se rend compte facilement qu'il existe une harmonie incompréhensible dans une molécule de protéine, la composante de la vie, et qu'il n'existe aucune probabilité que cela se soit produit par pur hasard. Toutefois, il prétend que cette protéine est arrivée à l'existence par hasard dans des conditions terrestres primitives quelques milliards d'années auparavant. Il va même plus loin, en prétendant, sans la moindre hésitation, que non seulement une protéine mais des milliards ont été conçues par pur hasard et ont formé par la suite la première cellule vivante. De plus, il défend son opinion avec un entêtement aveugle. Cet individu est un scientifique évolutionniste.
Si ce même scientifique devait trouver trois briques les unes au-dessus des autres, alors qu'il marchait sur un terrain plat, il ne penserait jamais que ces briques se sont retrouvées ensemble par hasard et se sont mises les unes sur les autres, encore par hasard. En effet, une quelconque personne qui affirmerait une telle chose serait considérée insensée.
Donc, comment est-il possible que des personnes capables d'évaluer rationnellement des choses ordinaires de la vie adoptent une telle attitude irrationnelle lorsqu'il s'agit de réflexions sur leur propre existence?
Il est impossible de prétendre que cette attitude est adoptée au nom de la science: une approche scientifique exige de prendre en considération les deux alternatives à chaque fois qu'il existe d'autres alternatives possibles et égales à propos d'un cas particulier. Et si l'une des deux alternatives est moins probable que l'autre, par exemple si elle représente 1% seulement, il sera donc plus rationnel et plus scientifique de considérer valide l'autre alternative, dont le taux de probabilité est de 99%.
Tout en gardant cette base scientifique en tête, nous pouvons déterminer deux hypothèses concernant l'existence de l'être humain sur terre. La première suggère que tous les êtres humains ont été créés par Dieu sous leur structure complexe. La deuxième soutient que la vie est le fruit de coïncidences inconscientes et fortuites. C'est bien cette dernière hypothèse qui est soutenue par la théorie de l'évolution.
Lorsque l'on examine les données scientifiques, celles de la biologie moléculaire à titre d'exemple, nous constatons qu'il est impossible que la moindre cellule vivante, voire l'une des millions de protéines présentes dans cette cellule, ait vu le jour par hasard comme le prétendent les évolutionnistes. Comme nous allons le prouver dans les chapitres suivants, les calculs de probabilité confirment cela également à plusieurs reprises. Aussi, la théorie évolutionniste sur l'apparition des êtres vivants n'a-t-elle aucune probabilité d'être vraie.
Par conséquent, la première hypothèse est probablement "à 100%" vraie. La vie existe de manière consciente; elle a été "créée". Tous les êtres vivants ont vu le jour grâce à un Créateur doté d'un pouvoir, d'une sagesse et d'un savoir supérieurs. Cette réalité n'est pas simplement une conviction; elle est la conclusion normale à laquelle mènent la sagesse, la logique et la science.
Dans ces conditions, notre scientifique "évolutionniste" doit retirer ces propos et adhérer à un fait évident et prouvé. Agir autrement serait faire preuve du sacrifice de la science en faveur de la philosophie, de l'idéologie et du dogme au lieu d'agir en véritable scientifique.
La colère, l'entêtement et les préjugés de notre "scientifique" s'accroissent de plus en plus chaque fois qu'il fait face à la réalité. Son attitude peut être qualifiée par un seul adjectif: "la foi". Une foi plutôt superstitieuse et aveugle car il ne peut y avoir une autre justification à ce rejet des faits ou à un dévouement au scénario grotesque qu'il a imaginé.

Un matérialisme aveugle
La foi dont nous parlons est la philosophie matérialiste, qui prétend que la matière a toujours existé et que nulle autre chose n'existe à part la matière. La théorie de l'évolution est le soi-disant "fondement scientifique" de cette philosophie matérialiste, philosophie qu'elle défend aveuglement. Lorsque la science réfute les idées de l'évolution -exactement à l'aboutissement de la fin du 20ème siècle- on tente de déformer celle-ci afin de lui faire accepter la théorie de l'évolution au nom de la survie du matérialisme.
Quelques lignes écrites par l'un des biologistes évolutionnistes turcs les plus célèbres sont un exemple pertinent. Elles nous permettent de constater le jugement désordonné et la retenue que ce dévouement aveugle entraîne. Ce scientifique évoque la probabilité de la formation aléatoire du cytochrome-C, l'une des enzymes les plus vitales pour la vie. Ci-dessous ses propos:
"La probabilité de la formation d'une séquence de cytochrome-C équivaut à zéro. Car, si la vie nécessite une certaine séquence, l'on peut dire que celle-ci a une probabilité réalisable une fois dans l'Univers entier. Sinon, certaines forces métaphysiques au-delà de notre définition ont dû intervenir dans sa formation. Accepter cette dernière hypothèse ne convient pas au but que la science s'est assigné. Par conséquent, nous devons explorer la première hypothèse." 2
Le scientifique trouve qu'il est "plus scientifique" d'accepter une possibilité dont le taux de probabilité "est égal à zéro" que d'envisager la création. Toutefois, et conformément aux règles de la science, s'il existe deux alternatives d'explication à propos d'un événement et si la probabilité que l'une d'elles se réalise est égale à zéro, l'autre alternative est donc la bonne. Cependant, l'approche matérialiste dogmatique proscrit l'idée qu'un Créateur supérieur existe. Cette proscription pousse ce scientifique -ainsi que plusieurs autres qui croient au même dogme matérialiste- à accepter des idées contraires à la raison.
Ceux qui croient et font confiance à ces scientifiques sont à leur tour captivés et aveuglés par ce champ matérialiste et finissent par adopter cette même psychologie insensible lorsqu'ils lisent leurs livres et articles.
Ce point de vue matérialiste et dogmatique est la raison pour laquelle plusieurs scientifiques sont athées. Ceux qui s'affranchissent de ce dogme et pensent avec un esprit ouvert n'hésitent pas à accepter l'idée qu'un Créateur existe. Le biochimiste américain, Dr Michael J. Behe, l'un de ces noms éminents qui soutiennent la théorie de "la conception intelligente", qui est très acceptée récemment, décrit les scientifiques qui refusent toujours de croire en la "conception" ou la "création" des organismes vivants, comme suit:
"Tout au long des quatre dernières décennies, la biochimie moderne a pu dévoiler les mystères de la cellule. Pour cela, elle a nécessité des dizaines de milliers d'individus qui ont consacré les meilleures parties de leurs vies au travail exigeant du laboratoire… Le résultat de ces efforts consacrés à l'exploration de la cellule - l'investigation de la vie au niveau moléculaire - est un cri strident, fort et clair clamant la "conception". Le résultat est tellement important et dénué d'ambiguïté qu'il doit figurer parmi les exploits de l'histoire de la science… Or au lieu de cela, un étrange silence embarrassé entoure la complexité absolue de la cellule. Pourquoi la communauté scientifique ne s'approprie-t-elle pas cupidement sa découverte surprenante? Pourquoi l'idée de conception est-elle manipulée avec des gants intellectuels? Le dilemme c'est lorsqu'une partie [du sujet] est appelée conception intelligente, l'autre partie doit être appelée Dieu." 3
Ceci est la situation fâcheuse dans laquelle se trouvent les scientifiques évolutionnistes que vous voyez dans les magazines et dont vous lisez les ouvrages peut-être. Toutes les recherches effectuées par ces individus leur démontrent l'existence d'un Créateur. Il n'en demeure pas moins qu'ils sont tellement insensibles et aveuglés par l'éducation dogmatique matérialiste qu'ils ont assimilé qu'ils persistent dans leur reniement.
Ceux qui négligent constamment les signes et les preuves du Créateur deviennent totalement insensibles. A l'intérieur d'eux-mêmes, ils sont enfermés dans une confiance aveugle issue de leur insensibilité. Ils finissent par soutenir une idée absurde comme une vertu. Un bon exemple est sans doute le cas du célèbre évolutionniste Richard Dawkins, qui appelle les chrétiens à ne pas penser au miracle lorsqu'ils voient la statue de la vierge Marie les saluer. Selon Dawkins, "il est probable que tous les atomes du bras de la statue se soient mis à bouger en même temps vers la même direction - un phénomène possible mais dont la probabilité reste très faible". 4
La psychologie des athées a existé tout au long de l'histoire. Elle est ainsi décrite dans le Coran:

Et si nous faisions descendre les Anges vers eux, (comme ils l'avaient proposé) si les morts leur parlaient, et si Nous rassemblions toute chose devant eux, ils ne croiraient que si Allah veut. Mais la plupart d'entre eux ignorent. (Sourate al-An'am, 111)

Comme ce verset le met en évidence, la pensée dogmatique des évolutionnistes n'est pas très originale et n'est pas exclusive à ce mouvement. Au fait, ce que maintient le scientifique évolutionniste n'est pas une pensée scientifique moderne mais plutôt une forme d'ignorance qui prévaut depuis l'époque des païens. Cette pensée est également décrite dans un autre verset du Coran:

Et même si Nous ouvrions pour eux une porte du ciel, et qu'ils pussent y monter, ils diraient: "Vraiment nos yeux sont voilés. Mais plutôt, nous sommes des gens ensorcelés". (Sourate al-Hijr, 14-15)

Les évolutionnistes et l'endoctrinement de masse
Comme c'est indiqué dans les versets ci-dessus, les individus n'arrivent pas à percevoir la réalité de leur existence car ils sont envoûtés et n'arrivent pas à raisonner. C'est ce même "envoûtement" qui est la base de l'acceptation répandue de la théorie de l'évolution. Ce que nous appelons "envoûtement" est un conditionnement acquis par l'endoctrinement. Les individus sont exposés à un endoctrinement tellement intense au sujet de cette théorie qu'ils ne se rendent même pas compte de la déformation qui existe.
Cet endoctrinement a un effet négatif sur le cerveau; il désactive la faculté de jugement. Etant donné que le cerveau est régulièrement exposé à l'endoctrinement, il commence à percevoir la réalité non pas telle qu'elle est mais telle qu'elle lui a été inculquée. Il existe d'autres exemples de ce phénomène: si l'on hypnotise un individu et l'on lui fait croire que le lit sur lequel il est allongé est en réalité une voiture, il continuera à croire qu'il s'agit d'une voiture après la fin de la séance de l'hypnose. Il croit que c'est un fait logique et rationnel car il voit bien que c'est une voiture et il n'a aucun doute là-dessus. Cet exemple témoigne de l'efficacité et du pouvoir du mécanisme de l'endoctrinement. Il s'agit effectivement d'une réalité prouvée et vérifiée par de nombreuses expériences rapportées dans les ouvrages scientifiques, qui sont le sujet récurrent d'ouvrages de psychologie et de psychiatrie.
Ce sont bien ces méthodes d'endoctrinement qui imposent aux masses la théorie de l'évolution et la vision matérialiste du monde. Ceux qui sont exposés à cet endoctrinement constant à travers les médias, les institutions académiques et les conférences "scientifiques" n'arrivent pas à se rendre compte que l'adhésion à cette théorie est contraire aux principes élémentaires de la raison. C'est ce même endoctrinement dont souffrent les scientifiques. Plus le temps passe, plus les scientifiques en début de carrière adoptent la conception matérialiste du monde. Captivés et envoûtés, ils partent en quête d'une confirmation scientifique des allégations irrationnelles et démodées du 19ème siècle, même si celles-ci ont été réfutées par la science.
D'autres mécanismes obligent les scientifiques à adopter les théories évolutionniste et matérialiste. Dans les pays occidentaux, un scientifique doit se conformer à certains critères afin d'être éligible à la promotion professionnelle ou afin qu'il puisse voir ses articles publiés dans les revues scientifiques. L'acceptation sans réserve de l'évolution en est le critère principal. Ce système pousse les scientifiques tellement loin qu'ils sont disposés à consacrer leur vie et carrière scientifique pour un dogme. Le spécialiste américain en biologie moléculaire, Jonathan Wells, mentionne ces pressions dans son livre, Icons of Revolution, publié en 2000:
"…Les darwinistes dogmatiques commencent par imposer une interprétation très étroite et déclarent que c'est le seul moyen de faire de la science. Les critiques sont alors traités de non-scientifiques et leurs articles sont alors rejetés par les journaux du courant dominant, dont la ligne éditoriale est dominée par les dogmatiques. Ceux qui se montrent critiques se voient interdire les fonds accordés généralement par les agences gouvernementales, qui envoient les propositions de subvention aux dogmatiques pour leurs revues "paires". Eventuellement, ces critiques sont exclus de la communauté scientifique. Dans ce processus, les preuves contre la vision darwinienne finissent par disparaître tout simplement, comme les témoins s'effacent devant les criminels. Il arrive qu'elles soient dissimulées dans les publications spécialisées, auxquelles seul un chercheur consciencieux peut accéder. Les critiques sont réduits au silence et les preuves sont enterrées. Les dogmatiques déclarent alors qu'il existe un débat scientifique à propos de leur théorie mais qu'aucune contre-preuve n'existe." 5
C'est bien cette réalité qui est sous-jacente à l'affirmation que "la théorie de l'évolution est acceptée par le monde de la science". Cette théorie est encore en vie non pas parce qu'elle recèle une valeur scientifique mais parce qu'elle est une contrainte idéologique. Très peu de scientifiques qui sont conscients de ce fait osent signaler que le roi est nu.
Dans les pages de ce livre, nous aborderons les conclusions de la science moderne au sujet de la théorie de l'évolution. Ces conclusions qui réfutent cette théorie sont soit ignorées par les évolutionnistes, soit "enterrées dans des publications spécialisées" alors qu'elles sont la preuve irréfutable de l'existence de Dieu. Le lecteur se rendra compte que l'évolution est une supercherie - un mensonge réfuté chaque instant par la science mais soutenu afin de cacher le fait de la création. Ce que l'on attend du lecteur c'est qu'il se réveille de cet envoûtement qui rend les individus aveugles et les prive de leur faculté de discernement et de jugement. Enfin, qu'il puisse réfléchir aux idées de ce livre.
Si le lecteur pense de manière claire, libre et dénuée de tout préjugé, il découvrira vite la vérité limpide. Cette vérité inévitable est prouvée également par la science moderne dans tous ses aspects: les organismes vivants sont venus à la vie non pas par pur hasard mais par un processus de création. L'homme peut facilement voir que la création est un fait s'il contemple sa propre existence; comme il a été créé à partir d'une goutte d'eau, ou s'il contemple la perfection de chaque être vivant.


CHAPITRE 2

Une brève histoire
de la théorie


Les racines de la pensée évolutionniste remontent à l'Antiquité. C'est un dogme ancien qui consiste à nier la création. La majorité des philosophes païens de la Grèce Ancienne défendait l'idée de l'évolution. Lorsque l'on examine l'histoire de la philosophie, nous découvrons que l'idée de l'évolution est la base de nombreuses philosophies païennes.
Cependant, ce n'est pas cette ancienne philosophie païenne, mais plutôt la foi en Dieu qui a joué un rôle déterminant dans le développement de la science moderne. La majorité des pionniers de la science moderne croyait en l'existence de Dieu; et à travers l'étude de la science, ils ont tenté de découvrir cet Univers que Dieu a créé et percer le mystère de Ses lois et de Sa création. Les astronomes tels que Léonard de Vinci, Copernic, Kepler et Galilée; le père de la paléontologie, Cuvier, le fondateur de la botanique et de la zoologie, Linnaeus, et Isaac Newton, connu comme "le plus grand scientifique de tous les temps", ont tous étudié la science en partant du principe que non seulement Dieu existe mais que l'Univers entier est issu de Sa création.6 Albert Einstein, l'un des plus grands génies de notre époque, était un scientifique dévot qui croyait en Dieu et disait: "Je ne peux pas concevoir un vrai scientifique dénué de cette foi profonde. Cette situation peut être décrite par cette image: la science sans religion serait éclopée." 7
L'un des fondateurs de la physique moderne, le physicien allemand Max Planck a déclaré: "Quiconque s'est engagé sérieusement sur le sentier de la science se rend compte qu'il est inscrit sur les portes du temple de la science: vous devez avoir la foi. Il s'agit d'une qualité indispensable dont on ne pas se passer." 8
La théorie de l'évolution est le résultat de la philosophie matérialiste, qui a vu le jour avec le renouveau des philosophies matérialistes anciennes, et qui s'est répandue durant le 19ème siècle. Comme nous l'avons déjà expliqué, le matérialisme cherche à expliquer la nature grâce à des facteurs purement matériels. Puisque cette philosophie nie la création dès le départ, elle affirme que chaque chose, animée ou inanimée, est apparue sans un acte de création mais plutôt grâce à une coïncidence, qui par la suite a nécessité une organisation. L'esprit humain, toutefois, est tellement structuré qu'il ne peut s'empêcher de penser à un organisateur lorsqu'il est face à une condition d'ordre. La philosophie matérialiste, qui est contraire à cette caractéristique fondamentale de l'esprit humain, a produit "la théorie de l'évolution" au cours du 19ème siècle.

L'imagination de Darwin
La personne qui a établi la théorie de l'évolution comme nous la connaissons aujourd'hui était un naturaliste amateur anglais, Charles Robert Darwin.
Darwin n'avait jamais reçu une formation académique en biologie. Il s'intéressait en tant qu'amateur à la nature et aux êtres vivants. Ses intérêts l'ont amené à rejoindre de manière bénévole une expédition à bord d'un bateau nommé H.M.S. Beagle, qui avait mis les voiles à partir de l'Angleterre en 1832 et effectué des voyages à travers le monde pendant cinq années. Le jeune Darwin était impressionné par diverses espèces d'êtres vivants, particulièrement certains pinsons qu'il avait vus dans les îles Galapagos. Il a pensé que la diversité de leurs becs était le résultat d'une adaptation à leur milieu naturel. Avec cette idée en tête, il a supposé que l'origine de la vie et des espèces résidait dans le concept de "l'adaptation à l'environnement". Selon Darwin, les divers êtres vivants n'étaient pas créés séparément par Dieu mais descendaient tous d'un ancêtre commun et sont devenus différents les uns des autres à cause des conditions naturelles.
L'hypothèse de Darwin ne reposait sur aucune découverte ni expérience scientifique. Pourtant, il a transformé son idée en une théorie prétentieuse grâce au soutien et à l'encouragement qu'il a reçus de la part des célèbres biologistes matérialistes de son temps. L'idée était que les individus qui s'étaient adaptés le mieux à l'environnement ont transféré leurs qualités aux générations suivantes. Ces qualités avantageuses se sont accumulées avec le temps et ont transformé l'individu en une espèce complètement différente de ses ancêtres (l'origine de ces "qualités avantageuses" n'était pas connue à cette époque). Selon Darwin, l'homme était le résultat le mieux développé de ce mécanisme.
Darwin a appelé ce processus "l'évolution par la sélection naturelle". Il a cru avoir trouvé "l'origine des espèces": l'origine d'une espèce est une autre espèce. En 1859, il a publié ces opinions dans son livre intitulé L'origine des espèces par la sélection naturelle.
Darwin était parfaitement conscient que cette théorie recouvrait plusieurs anomalies. Il en a fait la confession dans le chapitre "Les difficultés de la théorie" de son livre. Ces difficultés concernaient, en premier chef, les archives fossiles, des organes complexes d'êtres vivants qui ne peuvent pas être expliqués par la coïncidence (par exemple, l'œil). Darwin espérait que ces difficultés seraient surmontées grâce à de nouvelles découvertes. Toutefois, cela ne l'a pas empêché de fournir des explications inadaptées à un bon nombre de ces difficultés. Le physicien américain Lipson a commenté les "difficultés" de Darwin comme suit:
"A la lecture de L'origine des espèces, j'ai trouvé que Darwin était beaucoup moins sûr de lui-même qu'on aime souvent le présenter. Le chapitre intitulé "Les difficultés de la théorie", par exemple, démontre un doute manifeste. En tant que physicien, j'ai été particulièrement intrigué par son commentaire sur le fait que l'œil est apparu." 9
Alors qu'il développait sa théorie, Darwin était très impressionné par un bon nombre de biologistes évolutionnistes qui l'avaient précédé, et principalement par le biologiste français Lamarck.10 Selon Lamarck, les êtres vivants se sont transmis les traits acquis de leur vivant de génération en génération pour ainsi évoluer. Par exemple, les girafes ont évolué des animaux ressemblant à l'antilope en allongeant leur cou au fur et à mesure qu'ils essayaient d'atteindre des branches de plus en plus hautes pour se nourrir. Darwin a ainsi fait recours à la thèse de la "transmission des traits acquis" proposée par Lamarck en tant que trait ayant permis l'évolution des êtres vivants.
Or, tant Darwin que Lamarck étaient en tort parce qu'à leur époque la vie ne pouvait être étudiée que grâce à une technologie peu élaborée et dont le stade de technicité était très inadapté. Des disciplines scientifiques telles que la génétique ou la biochimie n'avaient même pas de nom. Aussi leurs théories devaient-elles dépendre entièrement de leur imagination.
Alors que le livre de Darwin faisait encore écho, un botaniste autrichien du nom de Gregor Mendel, découvrit les lois de l'hérédité en 1865. Cette découverte, quelque peu ignorée jusqu'à la fin du siècle, a eu un très grand succès en 1900. Ce fut la naissance de la génétique. Quelque temps plus tard la structure des gènes et des chromosomes fut découverte. La découverte, durant les années 50, de la structure de la molécule d'ADN qui englobe l'information génétique, a envoyé la théorie de Darwin dans les cordes. La raison en est la complexité incroyable de la vie et l'invalidation des mécanismes évolutionnistes proposés par Darwin.
Ces développements auraient dû faire disparaître la théorie de Darwin de l'histoire. En revanche, ce ne fut pas le cas car certains cercles ont insisté à réviser, renouveler et élever la théorie au stade de théorie scientifique. Or, l'on comprend mieux ces efforts lorsqu'on se rend compte que derrière cette théorie se cachent des intentions idéologiques plutôt que des préoccupations scientifiques.

Les tentatives désespérées du néo-darwinisme
La théorie de Darwin est entrée dans une crise profonde à cause des lois de la génétique découvertes lors du premier quart du 20ème siècle. Toutefois, un groupe de scientifiques déterminés à rester fidèles à Darwin a tenté de trouver des solutions. Ils se sont retrouvés lors d'une réunion organisée par la Société Géologique d'Amérique en 1941. Des généticiens tels que G. Ledyard Stebbins et Theodosius Dobzhansky, des zoologistes tels que Ernst Mayr et Julian Huxley, des paléontologues tels que George Gaylord Simpson et Glenn L. Jepsen, ainsi que des généticiens mathématiciens comme Ronald Fisher et Sewall Right, se sont accordés après de longues discussions sur les méthodes pour "rafistoler" le darwinisme.
Ce cadre a mis l'accent sur la question de l'origine des variations avantageuses qui apparemment auraient causé l'évolution des organismes vivants - une question que Darwin lui-même à défaut de pouvoir l'expliquer a tout simplement essayé d'éviter en se remettant aux conclusions de Lamarck. L'idée était maintenant devenue "mutations aléatoires". Ils ont convenu d'appeler cette nouvelle théorie "la théorie moderne de l'évolution synthétique". Elle a été conçue par le rajout du concept de la mutation à la thèse de la sélection naturelle élaborée par Darwin. En très peu de temps, cette théorie est devenue célèbre sous le nom de "néo-darwinisme" et ceux qui la soutiennent s'appellent "les néo-darwinistes".
Les décennies suivantes allaient devenir une ère marquée par des tentatives désespérées pour prouver le néo-darwinisme. Il était déjà connu que les mutations -ou les "accidents"- qui ont eu lieu dans les gènes des organismes vivants ont toujours été nocives. Les néo-darwinistes ont alors essayé d'établir un cas pour les "mutations avantageuses" en procédant à des milliers d'expériences de mutation. Toutes ces tentatives ont été vaines.
Ils ont également tenté de prouver que les premiers organismes vivants étaient apparus par hasard dans des conditions terrestres primitives que la théorie avait énoncées. Toutefois, ces tentatives s'étaient soldées par un autre échec. Chaque expérience qui cherchait à prouver que la vie aurait pu apparaître par hasard se soldait par un échec. Les calculs de probabilité ont prouvé que même la moindre protéine, la base de la vie, ne pouvait devoir son origine au hasard. Et la cellule qui soi-disant serait apparue par hasard dans des conditions terrestres primitives et incontrôlables, comme le soutiennent les évolutionnistes, ne pouvait pas être synthétisée même dans les plus sophistiqués des laboratoires du 20ème siècle.
La théorie néo-darwiniste a également perdu face aux archives fossiles. Aucune "forme transitionnelle", pourtant soutenue par les néo-darwinistes pour démontrer l'évolution progressive des organismes vivants d'un état primitif à celui développé, n'a été découverte en aucun endroit du globe. De plus, l'anatomie comparative a prouvé que les espèces supposées avoir évolué les unes des autres disposent en réalité de caractéristiques anatomiques différentes et qu'elles ne pouvaient en aucun cas être ancêtres ou descendants les unes des autres.
Cependant, le néo-darwinisme n'a jamais été une théorie scientifique, mais seulement un dogme idéologique, sinon une sorte de "religion". Le professeur darwiniste de philosophie et de zoologie, Michael Ruse avoue cela comme suit:
"Et certainement, il n'y a aucun doute que dans le passé, et même de nos jours à mon avis, que pour plusieurs évolutionnistes, la théorie de l'évolution a fait office d'une religion séculière… Et il me semble très clair qu'à un certain niveau très élémentaire, l'évolution en tant que théorie scientifique est subordonnée à un certain naturalisme…" 11
C'est pour cette raison que les poids lourds de la théorie de l'évolution continuent à défendre celle-ci en dépit de toutes les preuves qui la réfutent. Toutefois, ils n'arrivent pas à s'accorder sur quel modèle, parmi tous ceux proposés pour la réalisation de l'évolution, est le "bon". L'un des modèles les plus importants est le scénario fantastique connu sous le nom de "l'équilibre ponctué".

Essai et erreur: l'équilibre ponctué
La majorité des scientifiques qui croient à la théorie de l'évolution acceptent la théorie néo-darwiniste de l'évolution lente et progressive. Il n'en demeure pas moins que ces dernières décennies ont vu la proposition d'un modèle différent. Il s'agit de "l'équilibre ponctué". Ce modèle rejette l'idée de l'évolution progressive développée par Darwin et soutient que l'évolution a eu lieu à grands "sauts" discontinus.
Les premiers défenseurs bruyants de cette notion sont apparus vers le début des années 70. Deux paléontologistes américains, Niles Eldredge et Stephen Jay Gould, étaient tout à fait conscients que les revendications de la théorie néo-darwiniste ont été entièrement réfutées par les archives fossiles. En effet, les fossiles sont la preuve que les organismes vivants ne sont pas apparus grâce à une évolution progressive, mais plutôt de manière soudaine et sous une forme complète. Les néo-darwinistes ont longtemps caressé le rêve -jusqu'à nos jours- qui consiste à espérer que les formes transitionnelles perdues seraient découvertes un jour. Conscients que cet espoir était infondé, Eldredge et Gould demeuraient incapables d'abandonner ce dogme de l'évolution. Aussi, ont-ils proposé un nouveau modèle: l'équilibre ponctué. Selon ce modèle, l'évolution n'est pas issue de variations mineures mais plutôt d'importants changements soudains.
Ce modèle n'est au fond qu'une fantaisie. Par exemple, le paléontologiste européen O.H. Shindewolf, qui avait ouvert la voie devant Eldredge et Gould, prétendait que le premier oiseau était sorti d'un œuf de reptile, en tant que "mutation importante"; le résultat d'un énorme "accident" survenu dans la structure génétique.12 Selon cette même théorie, des animaux terrestres auraient pu se transformer en baleines géantes après une transformation générale soudaine. Ces revendications, qui contredisent toutes les lois de la génétique, de la biophysique et de la biochimie sont aussi scientifiques que les comptes de fées des grenouilles qui se transforment en princes! En revanche, déprimés par la crise que traversait l'idée soutenue par le néo-darwinisme, certains paléontologistes évolutionnistes ont embrassé cette théorie, qui se distinguait par le simple fait qu'elle était encore plus étrange que le néo-darwinisme lui-même.
Le seul but de ce modèle est de fournir une explication aux failles des archives fossiles que le modèle néo-darwiniste n'arrive pas à expliquer. Toutefois, ce n'est pas très rationnel de prétendre expliquer la faille du fossile dans l'évolution des oiseaux en déclarant qu'un oiseau est apparu tout d'un coup d'un œuf de reptile, car conformément aux aveux des évolutionnistes, l'évolution d'une espèce vers une autre nécessite un chargement conséquent et avantageux dans l'information génétique. Or, pas la moindre mutation n'aboutit à l'amélioration de l'information génétique ni au rajout d'une autre information à celle-ci. Les mutations ne font que déranger l'information génétique. Ainsi, les "mutations importantes" imaginées par le modèle de l'équilibre ponctué ne causeraient que des réductions et des détériorations "importantes", c'est à dire "conséquentes" dans l'information génétique.
De plus, le modèle de "l'équilibre ponctué" s'effondre dès le départ car il est incapable de répondre à la question de l'origine de la vie, qui est également celle qui réfute le modèle néo-darwiniste dès le départ. Puisque la moindre protéine n'a pas pu apparaître par hasard, savoir si les organismes formés de milliards de ces protéines ont subi une évolution "ponctuée" ou "progressive" n'a absolument aucun sens.
Malgré cela, le modèle qui vient à l'esprit lorsqu'il est question de l'évolution de nos jours est encore le néo-darwinisme. Dans les chapitres suivants, nous examinerons tout d'abord deux mécanismes imaginaires du modèle néo-darwiniste puis nous examinerons de plus près la question des fossiles afin de tester ce modèle. Ensuite, nous étudierons la question de l'origine de la vie, qui invalide tant le modèle néo-darwiniste que l'ensemble des autres modèles évolutionnistes tels que "l'évolution par sauts".
Avant d'inaugurer cette démarche, il est utile de rappeler au lecteur que la réalité que nous affronterons à chaque étape concerne le fait que le scénario de l'évolution n'est qu'un conte de fées, une énorme supercherie qui est totalement en contradiction avec le monde réel. Il s'agit d'un scénario utilisé pour tromper le monde pendant 140 années. Grâce aux découvertes scientifiques récentes, ses arguments lancinants sont devenus finalement impossibles à maintenir.


CHAPITRE 3

Les mécanismes
imaginaires de l'évolution


Le modèle néo-darwiniste, que nous considérerons comme le "courant dominant" de la théorie de l'évolution de nos jours, prétend que la vie s'est développée à travers deux mécanismes naturalistes: "la sélection naturelle" et "la mutation". Cette théorie soutient principalement ce qui suit: la sélection naturelle et la mutation sont deux mécanismes complémentaires. L'origine des modifications évolutionnistes est la mutation qui s'opère au hasard dans la structure génétique des êtres vivants. Les traits provoqués par les mutations sont sélectionnés par le mécanisme de la sélection naturelle ce qui entraîne l'évolution des êtres vivants.
Lorsque nous examinons cette théorie de plus près, nous trouvons que ces mécanismes évolutionnistes n'existent pas du tout. Car, ni la sélection naturelle ni les mutations ne contribuent à l'idée que les diverses espèces ont évolué et se sont transformées les unes en les autres.

La sélection naturelle
La sélection naturelle, qui est un processus de la nature, était connue des biologistes avant Darwin. Celui-ci l'a définie comme "un mécanisme qui protège les espèces du changement sans être altérées". Il a été le premier à avancer que ce processus avait un pouvoir évolutionniste et donc construit sa théorie entière sur ce postulat. Le titre qu'il a choisi pour son livre illustre bien que la sélection naturelle était la base de sa théorie: L'origine des espèces, par la sélection naturelle…
Cependant, depuis l'époque de Darwin il n'y a pas eu le soupçon d'une preuve que la sélection naturelle entraîne une évolution des êtres vivants. Colin Patterson, le paléontologue par excellence du Musée d'Histoire Naturelle en Angleterre, qui par ailleurs est également un évolutionniste connu, affirme qu'aucune observation n'a jamais prouvé que la sélection naturelle pouvait causer l'évolution des choses:
"Personne n'a jamais produit une espèce grâce aux mécanismes de sélection naturelle. Personne n'a jamais pu s'en approcher et c'est sur ce point que la polémique se focalise dans le néo-darwinisme." 13
La sélection naturelle soutient que les êtres vivants qui s'adaptent le mieux aux conditions naturelles de leur environnement vaincront et survivront, alors que ceux qui n'y arrivent pas disparaîtront. Par exemple, au sein d'un troupeau de cerfs sous la menace d'animaux prédateurs, ceux qui peuvent courir plus vite seront naturellement les survivants. Ceci est incontestable. En revanche, peu importe combien de temps ce processus continuera, il ne pourra pas transformer ces cerfs en d'autres espèces. Un cerf sera toujours un cerf.
Lorsque nous examinons les phénomènes présentés par les évolutionnistes comme des exemples de sélection naturelle, nous trouverons qu'il ne s'agit que des tentatives d'induire le lecteur en erreur.

Le mélanisme industriel
En 1986, Douglas Futuyma publia un livre intitulé La biologie de l'évolution. Ce livre est considéré comme l'une des sources expliquant de manière très explicite la théorie de l'évolution par la sélection naturelle. L'un de ses exemples les plus connus à ce sujet est la couleur des phalènes, qui était plus sombre durant la révolution industrielle en Angleterre. Il est possible de trouver l'histoire du mélanisme industriel dans presque tous les ouvrages de la biologie évolutionniste et pas seulement dans celui de Futuyma. L'histoire est basée sur une série d'expériences conduites par le physicien et biologiste britannique, Bernard Kettlewel durant les années 50 et peut être résumée ainsi:
Selon le compte rendu au sujet de la conséquence de la révolution industrielle en Angleterre, la couleur de l'écorce des arbres dans les environs de Manchester était plutôt claire. Ainsi, les phalènes de couleur plus sombre (mélanique) qui se posaient sur ces arbres pouvaient êtres facilement repérées par les oiseaux qui s'en nourrissaient et par conséquent avaient peu de chance de survivre. Cinquante années plus tard, dans les régions boisées où la pollution a tué les lichens, les écorces des arbres avaient noirci et à ce moment-là les phalènes dont la couleur était plus claire devenaient la cible idéale. Ainsi, le nombre de phalènes à couleur claire se réduisait alors que celui de phalènes sombres augmentait puisqu'elles étaient plus difficiles à repérer. Les évolutionnistes utilisent ce phénomène comme une preuve irréfutable de leur théorie. Il n'en demeure pas moins que ces évolutionnistes se consolent et se réfugient derrière cette façade qui consiste à montrer comment les phalènes claires se sont "transformées" en phalènes sombres.
Cependant, il faut bien préciser - même si l'on croit que c'est vrai - que cette situation ne saurait être utilisée en tant que preuve de la théorie de l'évolution. Car, la sélection naturelle n'a pas donné lieu à une forme qui n'existait pas avant. Les phalènes de couleur sombre existaient bien avant la révolution industrielle. Ce qui a changé en revanche ce sont les proportions des variétés existantes dans la population des phalènes. En effet, les phalènes n'ont pas acquis un nouveau trait ou un nouvel organe, qui aurait causé l'apparition d'une nouvelle "espèce". Pour qu'une phalène se transforme en une autre espèce, un oiseau par exemple, de nouveaux éléments devraient être ajoutés aux gènes. C'est à dire, un programme génétique complètement distinct devait être réalisé afin d'inclure des informations sur les caractéristiques physiques de l'oiseau.
C'est la réponse à fournir face à l'histoire racontée par les évolutionnistes concernant le mélanisme évolutionniste. Toutefois, il existe un aspect plus intéressant à cette histoire: ce n'est pas seulement son interprétation qui comporte des anomalies mais l'histoire elle-même. Comme l'explique si bien le spécialiste en biologie moléculaire dans son livre Icons of Evolution, l'histoire des phalènes répétée dans tous les ouvrages de biologie évolutionniste, devenant ainsi une "icône" en ce sens, est loin de refléter la vérité. Wells évoque dans son livre comment l'expérience de Bernard Kettlewell, qui est connue en tant que "preuve expérimentale" de l'histoire, est au fait un scandale scientifique. Certains éléments principaux de ce scandale sont:
- Plusieurs expériences effectuées après que Kettlewell a révélé que seule une partie de ces phalènes se plaçait sur les troncs d'arbres et que toutes les autres préféraient se mettre en les petites branches horizontales. Depuis 1980, il était évident que les phalènes sombres ne se mettent généralement pas sur les arbres. En 25 ans de travail sur le terrain, plusieurs scientifiques tels Cyril Clarke et Rory Howlett, Michael Majerus, Tony Liebert et Paul Brakefield ont conclu que "dans l'expérience de Kettlewell, les phalènes ont été forcées à réagir de manière atypique. Aussi, les résultats des tests ne pouvaient-ils pas être acceptés comme scientifiques".
- Les scientifiques qui ont testé les conclusions de Kettlewell ont trouvé des choses encore plus intéressantes. Puisque le nombre de phalènes claires est normalement réduit dans les régions les moins polluées d'Angleterre, les phalènes sombres étaient quatre fois plus nombreuses que les claires. Cela revient à dire qu'il n'existe pas de corrélation entre la population des phalènes et les troncs d'arbres comme le soutient Kettlewell et le répètent presque toutes les sources évolutionnistes.
- Au fur et à mesure que la recherche s'approfondissait, le scandale changeait de dimension: "les phalènes sur les troncs d'arbres" photographiées par Kettlewell, étaient en réalité des phalènes mortes. Kettlewel avait utilisé des spécimens morts collés ou accrochés à des troncs d'arbres puis photographiés dessus. En vérité, il y avait peu de chances de prendre une telle photo car les phalènes n'étaient pas sur les troncs mais plutôt entre les feuilles.14
Ces faits n'ont été dévoilés par la communauté scientifique que dans les années 90. L'effondrement du mythe du mélanisme industriel, qui fut pendant des décennies l'un des plus précieux sujets dans les cours de "l'introduction à l'évolution", a profondément déçu les évolutionnistes. L'un d'eux, Jerry Coyne, a déclaré:
"Ma propre réaction ressemble au désarroi lorsque j'ai découvert à l'âge de six ans que c'était mon père et non pas le père Noël qui amenait les cadeaux de Noël." 15
Ainsi, "l'exemple le plus célèbre de la théorie de la sélection naturelle" a été relégué aux oubliettes de l'histoire en tant que scandale scientifique. C'était inévitable, car la sélection naturelle n'est pas un "mécanisme évolutionniste" contrairement à ce que les évolutionnistes prétendent. Elle n'a pas la capacité d'ajouter un nouvel organe à un organisme vivant, encore moins le lui enlever ou transformer l'organisme en une autre espèce.

La sélection naturelle peut-elle expliquer la complexité?
La sélection naturelle ne contribue en rien à la théorie de l'évolution. Car ce mécanisme ne peut jamais accroître ou améliorer l'information génétique d'une espèce, encore moins transformer une espèce en une autre; une étoile de mer en un poisson, un poisson en une grenouille, une grenouille en crocodile ou un crocodile en oiseau. Le défenseur le plus fervent de l'équilibre ponctué, Gould, évoque cette impasse de la sélection naturelle comme suit:
"L'essence du darwinisme réside en une seule phrase: la sélection naturelle est la force créative du changement évolutionniste. Personne ne nie que la sélection naturelle jouera un rôle négatif dans l'élimination du plus faible. Les théories darwiniennes exigent d'elles la création du plus fort également." 16
L'une des méthodes trompeuses employées par les évolutionnistes dans le cadre de la sélection naturelle est leur effort qui consiste à présenter ce mécanisme en tant que concepteur conscient. Toutefois, la sélection naturelle n'a pas de conscience. Elle ne possède pas une volonté capable de décider ce qui est bien et ce qui mauvais pour les êtres vivants. Par conséquent, la sélection naturelle ne peut pas expliquer les systèmes biologiques et les organes qui sont caractérisés par "une complexité irréductible". Ces systèmes et organes sont composés par la coopération de plusieurs parties et ne sont plus fonctionnels si l'une de ces parties est absente ou défectueuse. (Par exemple, l'œil humain ne fonctionne que s'il existe dans tous ses détails) Ainsi, la volonté qui regroupe toutes ces parties doit être capable d'anticiper le futur et d'opter pour un objectif bénéfique que l'on doit atteindre lors de l'étape finale. Puisque le mécanisme naturel est dénué de conscience et de volonté, il est incapable d'accomplir une telle tâche. Ce fait, qui démolit les fondations de la théorie de l'évolution, inquiétait également Darwin:
"Si la démonstration pouvait être faite que l'organe complexe existe sans avoir été formé par de nombreuses petites modifications successives, ma théorie ne tiendrait plus." 17
La sélection naturelle n'élimine que le faible, le défiguré ou les individus les moins adaptés parmi une espèce. Elle ne peut pas créer de nouvelles espèces, de nouvelles informations génétiques ou de nouveaux organes. En bref, elle ne peut pas faire en sorte que les choses évoluent. Darwin avait accepté cette réalité en déclarant: "La sélection naturelle ne peut rien faire avant que les variations favorables n'aient lieu".18 C'est pour cela que le néo-darwinisme a dû élever les mutations à la hauteur de la sélection naturelle comme "cause des changements bénéfiques". Toutefois, comme nous allons le voir, les mutations ne peuvent être que "la source de changements nuisibles".

Les mutations
Les mutations sont des coupures ou des remplacements qui ont lieu à l'intérieur de la molécule d'ADN contenant l'information génétique et qui se trouve dans le noyau de la cellule d'un organisme vivant. Ces coupures ou remplacements résultent d'effets externes tels que les radiations ou les actions chimiques. Chaque mutation est un "accident" qui soit détériore les nucléotides qui composent l'ADN, soit change leur position. La plupart du temps, les mutations causent des modifications et des dégâts conséquents que la cellule est incapable de réparer.
Le concept de mutation que les évolutionnistes utilisent souvent comme argument, n'est pas une baguette magique qui transforme les organismes vivants en un état parfait. L'effet direct des mutations est nuisible. Les changements qui résultent des mutations peuvent être assimilés à ceux subis par la population de Hiroshima, Nagasaki et Chernobyl: mort, handicap et monstres de la nature…
La raison en est très simple: l'ADN est une structure très complexe et les effets qui se produisent au hasard ne peuvent que lui être nuisibles. B.G. Ranganathan explique:
"Les mutations sont petites, nuisibles et se produisent par hasard. Elles ont rarement lieu et il est fort probable qu'elles demeurent sans effet. Ces quatre caractéristiques des mutations impliquent que les mutations ne peuvent pas donner lieu à des développements évolutionnistes. Un changement qui s'opère au hasard dans un organisme très spécifique est soit nuisible soit sans effet. Un changement qui s'opère au hasard dans une montre ne peut pas améliorer celle-ci. Il est plus probable qu'il la détériore ou au mieux qu'il ne résulte en aucun effet. Un tremblement de terre n'introduit pas des améliorations dans une ville, il la détruit." 19
Il n'est donc pas surprenant qu'aucune mutation utile n'a eu lieu jusqu'à ce jour. Toutes les mutations ont été nuisibles. Le scientifique évolutionniste Warren Weaver a commenté le rapport établi par le Comité sur les Effets Génétiques des Radiations Atomiques. Ce comité a été mis en place pour mener des investigations sur les mutations qui ont pu avoir lieu à cause de l'usage des armes nucléaires durant la seconde guerre mondiale:
"D'aucuns seraient étonnés d'entendre dire que la majorité des gènes mutants sont nuisibles. Car, les mutations sont une étape nécessaire dans le processus de l'évolution. Comment un effet positif - évolution à un stade supérieur de la vie - peut-il résulter de mutations dont la majorité est nuisible?" 20
Chaque effort consacré à "provoquer une mutation utile" s'est soldé par un échec. Pendant des décennies, les évolutionnistes ont effectué plusieurs expériences pour produire des mutations dans les drosophiles puisque ces insectes se reproduisent très rapidement et que de ce fait les mutations devaient apparaître plus vite. Or, génération après génération, aucune mutation utile n'a été constatée. Le généticien évolutionniste Gordon Taylor écrit à ce sujet:
"Parmi toutes expériences effectuées par milliers sur les mouches partout dans le monde pendant plus de cinquante années, aucune espèce distincte n'a pu voir le jour… ni le moindre enzyme." 21
Un autre chercheur, Michael Pitman, commente l'échec des expériences effectuées sur les drosophiles:
"Morgan, Goldschmidt, Muller et d'autres généticiens ont soumis des générations de drosophiles à des conditions extrêmes de chaleur, froid, lumière, obscurité et traitement par produits chimiques et radiations. Toutes sortes de mutations, pratiquement toutes dérisoires ou à effet délétère positif, ont été effectuées. Une évolution faite par l'homme? Pas vraiment. Très peu des cobayes utilisés par les généticiens arriveraient à vivre en dehors des milieux dans lesquels ils étaient élevés. En pratique, les mutants meurent, sont stériles ou ont tendance à revenir à l'état sauvage." 22
Ceci s'applique également à l'homme. Toutes les mutations qui ont été observées chez l'être humain sont délétères. Les évolutionnistes se gardent bien d'approfondir cette question et tentent de montrer des exemples de mutations délétères comme celles-ci pour "prouver l'évolution". Toutes les mutations qui s'opèrent chez l'homme ont pour conséquences des déformations, des infirmités telles que le mongolisme, la trisomie, l'albinisme, le nanisme ou le cancer. Ces mutations sont présentées dans des livres évolutionnistes comme exemples de "mécanisme évolutionniste en activité". Nul besoin de souligner qu'un processus qui laisse les individus malades ou handicapés ne peut être "un mécanisme évolutionniste" - l'évolution est supposée produire de meilleures formes, plus aptes à la survie.
Afin de résumer ce qui précède, il existe trois raisons principales pour lesquelles les mutations ne sauraient être invoquées par les évolutionnistes au service de leur théorie:
1) L'effet direct des mutations est nuisible: Puisqu'elles se produisent par hasard, dans la majorité des cas les mutations détruisent l'organisme vivant qui les subit. La raison nous apprend que l'intervention inconsciente dans une structure parfaite et complexe n'améliorera pas celle-ci mais la détériorera. En effet, "aucune mutation utile" n'a jamais été observée.
2) Les mutations n'ajoutent jamais de nouvelles informations à l'ADN de l'organisme: Les particules qui forment l'information génétique sont arrachées de leur place ou transportées vers d'autres endroits. Les mutations ne peuvent pas permettre à un organisme vivant d'acquérir un nouvel organe ou un nouveau trait. Elles ne causent que des anomalies comme une jambe qui pend d'un dos ou une oreille qui sort d'un abdomen.
3) Afin qu'une mutation puisse être transférée à la génération suivante, elle doit avoir eu lieu dans les cellules reproductives de l'organisme: Un changement qui s'opère par hasard dans une cellule quelconque ou un organe du corps ne peut pas être transférée à la génération suivante. A titre d'exemple, un œil humain altéré par les effets des radiations ou par d'autres causes ne se transmettra pas aux générations suivantes.
Bref, il est impossible que les êtres vivants aient évolué, car il n'existe aucun mécanisme dans la nature qui puisse causer leur évolution. Ceci s'accorde avec la preuve des archives fossiles qui démontrent que ce scénario est très éloigné de la réalité.

CHAPITRE 4

Les archives fossiles réfutent l'évolution


Selon la théorie de l'évolution, chaque espèce vivante provient d'un prédécesseur. Une espèce qui existait auparavant s'est transformée en une autre au cours d'un certain laps de temps. Toutes les espèces sont venues à l'existence de cette manière. Selon cette théorie, cette transformation se fait progressivement pendant des millions d'années.
Si cela était le cas, quelques espèces mi-poisson/mi-reptile auraient acquis des traits de reptiles en plus de ceux des poissons qu'ils avaient déjà. De plus, il aurait pu exister des hybrides reptile-oiseau qui auraient acquis les traits d'oiseaux en plus des caractéristiques de reptiles. Les évolutionnistes qualifient ces créatures imaginaires, qu'ils croient avoir vécu dans le passé, des "formes transitionnelles".
Si de tels animaux avaient vraiment existé, leur nombre et leur variété se compteraient par millions voire par milliards. De plus, les restes de ces étranges créatures doivent apparaître parmi les fossiles. Le nombre de ces formes transitionnelles devrait être supérieur à celui des espèces présentes et leurs restes devraient pouvoir être trouvés partout dans le monde. Dans L'origine des espèces, Darwin explique:
"Si ma théorie est vraie, un nombre illimité de variétés, qui serait le point commun entre toutes les espèces du même groupe, aurait sûrement dû exister. Par conséquent, la preuve de leur existence peut être trouvée seulement parmi les fossiles." 23
Darwin lui-même était conscient que ces formes transitionnelles n'existaient pas. Il espérait qu'elles seraient découvertes dans le futur. En dépit de cet espoir, Darwin s'est rendu compte que le plus gros point faible de sa théorie était le fait que les formes transitionnelles lui faisaient défaut. Aussi, a-t-il écrit dans son livre L'origine des espèces, dans le chapitre consacré aux "Difficultés de la théorie":
"…Pourquoi, si les espèces descendent à partir d'autres espèces par graduations de qualité, ne trouve-t-on pas partout des formes transitionnelles? Pourquoi, la nature ne baigne-t-elle pas dans la confusion au lieu d'avoir, comme tel est le cas, des espèces bien définies? ...Cependant, comme cette théorie nous indique l'existence certaine d'innombrables formes transitionnelles, pourquoi ne les trouve-t-on pas dans la croûte terrestre? ...Pourquoi dans les régions intermédiaires, ayant des conditions de vie intermédiaires, ne trouve-t-on pas des variétés intermédiaires très proches? C'est là toute la difficulté qui m'a longtemps obsédé." 24
La seule explication que Darwin pouvait apporter pour faire face à cette objection était l'argument que l'ensemble des fossiles découverts jusqu'alors n'étaient pas adéquats. Il affirmait ainsi que si l'on étudiait cet ensemble de plus près, on trouverait les liens manquants.
Croyant à la prophétie de Darwin, les évolutionnistes ont longtemps cherché partout dans le monde des fossiles et des liens manquants dès le début du 19ème siècle. Malgré leurs efforts considérables, ils n'ont pas trouvé de trace des formes transitionnelles. Tous les fossiles découverts ont démontré le contraire de ce que les évolutionnistes croyaient. La vie est apparue sur cette terre de manière soudaine et complète. En essayant de prouver leur théorie, les évolutionnistes ont plutôt provoqué la faillite de celle-ci.
Un célèbre paléontologue anglais, Derek V. Ager, admet cette vérité malgré sa croyance en la théorie de l'évolution:
"Si l'on examine les fossiles en détail, soit sur le plan de l'ordre ou celui des espèces, nous ne cessons de trouver - non pas l'évolution progressive, mais l'explosion soudaine d'un groupe au dépens d'un autre." 25
Un autre paléontologiste évolutionniste, Mark Czarnecki, affirme ce qui suit:
"Une difficulté majeure face à la tentative de prouver la théorie demeure la question des fossiles; les empreintes des espèces disparues, préservées dans les formations géologiques de la Terre. Ces archives n'ont jamais révélé des traces de l'hypothèse formulée par Darwin, en l'occurrence les variantes intermédiaires - au contraire, les espèces apparaissent et disparaissent de manière soudaine, et cette anomalie va plutôt dans le sens de l'argument créationniste qui clame que chaque espèce a été créée par Dieu." 26
Ces failles dans les archives fossiles ne peuvent pas être justifiées en prétextant qu'on n'a pas trouvé suffisamment de fossiles à ce jour mais que cela arrivera à un moment donné. Le paléontologue américain R. Wesson écrit dans son livre intitulé Beyond Natural Selection, publié en 1991, que "les failles dans les archives fossiles sont réelles et conséquentes".
Les failles dans les archives fossiles sont réelles. Toutefois, l'absence d'archives d'une quelconque arborescence importante est conséquente. Les espèces sont généralement statiques ou presque, pendant de très longues périodes. Les espèces -très rarement- et les genres n'évoluent jamais en d'autres espèces ou genres, mais se remplacent les uns les autres. De plus, les changements sont relativement soudains.27

La vie est apparue sur terre de manière soudaine
et sous une forme complexe
Quand on examine les strates terrestres et les archives fossiles, nous constatons que tous les organismes vivants sont apparus de manière simultanée. La plus ancienne strate terrestre dans laquelle nous avons découvert des fossiles de créatures vivantes est celle du Cambrien dont l'âge est estimé à 500-550 millions d'années.
Les créatures vivantes découvertes dans les strates appartenant à la période cambrienne sont apparues soudainement dans les archives fossiles - il n'existe aucun ancêtre. Les fossiles trouvés dans les roches cambriennes appartenaient à des escargots, des trilobites, des éponges, des vers de terre, des méduses, des oursins et d'autres invertébrés complexes. Cette large mosaïque d'organismes vivants composée de tellement de créatures complexes, est apparue de manière tellement soudaine que cet événement miraculeux est qualifié d'explosion cambrienne" dans les livres de géologie.
La majorité des formes de vie trouvées dans cette strate ont des systèmes complexes comme les yeux, les ouïes, un système circulatoire et des structures physiologiques très avancées et très proches de leurs homologues modernes. A titre d'exemple, la structure de l'œil des trilobites est une merveille. David Raup, professeur de géologie aux Universités de Harvard, Rochester et Chicago pense que "les trilobites utilisaient une conception optimale dont la mise au point exigerait de nos jours un ingénieur en optique bien formé et doté d'une grande imagination".28
Ces invertébrés complexes sont apparus tout d'un coup de manière complète sans avoir le moindre lien ou la moindre forme transitionnelle avec les organismes unicellulaires, qui étaient les seules formes de vie qui existaient préalablement.
Richard Monastersky, l'éditeur de Earth Sciences, l'un des fleurons des publications populaires évolutionnistes, commente "l'explosion cambrienne" qui fut une surprise totale pour les évolutionnistes:
"Un demi milliard d'années auparavant, les formes remarquablement complexes des animaux que nous connaissons aujourd'hui sont apparues de manière soudaine. Ce moment, exactement au début de la période cambrienne de la Terre, 550 millions d'années auparavant, marque l'explosion évolutionniste qui remplit les mers des premières créatures complexes de ce monde. Les larges phylums d'animaux actuels étaient déjà présents au tout début de la période cambrienne et ils étaient aussi différents les uns des autres qu'ils le sont aujourd'hui." 29
Des recherches plus approfondies sur l'explosion cambrienne démontrent que celle-ci représente un grand dilemme pour la théorie de l'évolution. Les découvertes récentes indiquent que presque tous les phylums, la division animale la plus élémentaire, sont apparus de manière soudaine au cours de la période cambrienne. Un article publié dans Science magazine en 2001 écrit: "Le début de l'époque cambrienne, quelques 545 millions d'années auparavant, a vu l'apparition soudaine dans les archives fossiles de presque tous les principaux genres d'animaux (phylums) qui dominent la biote de nos jours." 30 Ce même article affirme que pour pouvoir expliquer l'existence de groupes vivants aussi complexes et divers selon la théorie de l'évolution, on aurait du trouver d'importants niveaux fossilifères démontrant un processus progressif de développement. Or, cette hypothèse n'a pas encore été avérée:
"Cette évolution différentielle et cette dispersion ont dû nécessiter une histoire préalable du groupe dont nous n'avons pas d'archives fossiles. De plus, les analyses cladistiques de la phylogénie arthropode ont révélé que les trilobites, à l'instar des urocordés, sont des "brindilles" très développées dans l'arbre arthropode. Toutefois, les fossiles de ces supposés arthropodes ancestraux font défaut… Même si les preuves d'une origine préalable sont découvertes, il n'en demeure pas moins difficile d'expliquer pourquoi autant d'animaux ont vu leur taille augmenter et ont développé des coquilles en si peu de temps." 31
Comment la terre a-t-elle pu, tout d'un coup, regorger d'un si grand nombre de groupes vivants et comment ces créatures différentes, qui ne descendent pas des mêmes ancêtres, ont-elles pu apparaître demeure un mystère que les évolutionnistes n'arrivent pas à déceler. Le zoologiste d'Oxford, Richard Dawkins, l'un des défenseurs les plus acharnés de la pensée évolutionniste dans le monde, commente cet état de fait qui réfute la base même de tous les arguments qu'il défendait:
"Par exemple, les strates rocheuses cambriennes, vielles d'environ 600 millions d'années, sont les plus anciennes où l'on trouve la plupart des groupes invertébrés. Et l'on trouve plusieurs d'entre eux déjà dans un état avancé de d'évolution, dès le premier instant de leur apparition. C'est comme s'ils étaient tout simplement plantés là-bas, sans la moindre histoire évolutionniste. Il va sans dire que cette apparition soudaine a ravi ceux qui croient à la théorie de la création." 32
Comme Dawkins est contraint de reconnaître, l'explosion cambrienne est une preuve irréfutable de la création. Car, celle-ci est le seul moyen capable d'expliquer l'apparition de la vie sur terre sous une forme complète. Douglas Futuyma, un biologiste évolutionniste de renommée admet cette réalité et déclare: "Les organismes apparaissent sur terre sous une forme complète ou pas. Si la réponse est négative, ces organismes ont sûrement dû se développer, via un processus de modification, à partir d'espèces déjà existantes. S'ils sont apparus sous une forme complète, ils ont sûrement été créés par une intelligence omnipotente quelconque." 33 Darwin lui-même a reconnu cette éventualité lorsqu'il a écrit: "Si de nombreuses espèces, appartenant aux mêmes genres ou familles, sont apparues tout d'un coup dans la vie, ce fait serait un coup fatal à la théorie de l'origine avec une lente modification à travers la sélection naturelle." 34 L'époque cambrienne n'est ni plus ni moins que le "coup fatal" de Darwin. C'est pour cette raison que le paléontologue évolutionniste suisse, Stefan Bengston, avoue l'absence de liens transitionnels tout en décrivant la période cambrienne. Il déclare: "Tout en étant déconcertant (et embarrassant) pour Darwin, cet événement nous étonne toujours." 35
Comme nous pouvons l'observer, les archives fossiles indiquent que les êtres vivants n'ont pas évolué d'une forme primitive vers une autre avancée, mais sont plutôt apparus de manière soudaine dans un état parfait. Bref, ces êtres n'existent pas grâce à l'évolution mais grâce à la création.

Les comparaisons moléculaires aggravent l'impasse
cambrienne de l'évolution
Un autre fait qui met les évolutionnistes dans l'embarras à propos de l'explosion cambrienne consiste dans les comparaisons entre les différentes taxa. Les résultats de ces comparaisons révèlent que les taxa animales considérées par les évolutionnistes jusqu'à très récemment comme des "parents proches" sont génétiquement très différentes. Il s'agit ici d'une conclusion encore plus embarrassante pour l'hypothèse de "la forme intermédiaire". Un article publié par National Academy of Sciences en 2000 indique que les analyses ADN ont destitué les taxa qui étaient considérées comme des "formes intermédiaires" par le passé:
"Les analyses des séquences ADN imposent une nouvelle interprétation des arbres phylogéniques. Les taxa, qui furent jadis considérées des témoins de degrés successifs de complexité à la base de l'arbre métazoaire, sont maintenant déplacées vers des positions supérieures dans l'arbre. Ceci ne laisse aucun "intermédiaire" évolutionniste et nous pousse à repenser la genèse de la complexité des animaux à symétrie bilatérale…" 36
Dans ce même article, les écrivains évolutionnistes indiquent que certaines taxa considérées "intermédiaires" entre deux groupes tels que les éponges, les cnidaires et les cténophores ne peuvent plus être considérées comme tels à cause des découvertes génétiques et qu'ils "ont perdu espoir" dans la possibilité de pouvoir construire de tels arbres généalogiques évolutionnistes:
"La nouvelle phylogénie basée sur la molécule comporte plusieurs implications. La plus importante parmi celles-ci est la disparition du taxon "intermédiaire" entre les éponges, les cnidaires, les cténophores et le dernier ancêtre commun des animaux à symétrie bilatérale ou Urbilateria… Or, nous avons une faille majeure dans la tige qui mène vers l'Urbilateria. Nous avons perdu l'espoir, qui nourrissait jadis le raisonnement évolutionniste, de pouvoir reconstruire la morphologie de l'"ancêtre cœlomate" à travers un scénario impliquant des étapes successives d'une complexité croissante basée sur l'anatomie des lignées "primitives" existantes." 37


CHAPITRE 5

Le conte de la transition de l'eau vers la terre


Les évolutionnistes croient que les invertébrés marins qui sont apparus dans la couche cambrienne ont évolué et se sont transformés en poissons il y a dix millions d'années de cela. Cependant, non seulement les invertébrés cambriens n'ont pas d'ancêtres, mais il n'existe aucun lien transitionnel qui indique qu'une évolution a eu lieu entre ces invertébrés et les poissons. Il y a lieu de préciser qu'il existe d'énormes différences structurelles entre ces invertébrés et les poissons. Les premiers ont leur tissu dur à l'extérieur du corps alors que les seconds sont des vertébrés et ont leur tissu dur à l'intérieur. Une si grande "évolution" aurait nécessité des milliards d'étapes pour s'accomplir et il devrait y avoir des milliards de formes transitionnelles les reflétant.
Les évolutionnistes n'ont cessé de fouiller la couche fossile pendant 140 années à la recherche de ces formes hypothétiques. Ils ont trouvé des millions de fossiles d'invertébrés et de poissons, sans toutefois trouver la moindre forme témoignant d'un état intermédiaire entre les deux.
Un paléontologue évolutionniste, Gerald T. Todd admet ce fait dans un article intitulé "L'évolution du poumon et l'origine des poissons dotés d'arêtes":
"Les trois sous-catégories des poissons dotés d'arêtes apparaissent pour la première fois dans les archives fossiles presque au même moment. Ils sont déjà très largement différents sur le plan morphologique et sont dotés d'une cuirasse solide. Quelle est leur origine? Pourquoi sont-ils si différents? Comment ont-ils tous pu avoir une armure si solide? Et pourquoi n y a-t-il pas de trace de formes ancienne ou intermédiaire?" 38
Le scénario évolutionniste va encore plus loin et affirme que les poissons, qui ont évolué à partir d'invertébrés se sont transformés après en amphibiens. Mais, ce scénario ne tient pas non plus. Car pas le moindre fossile prouvant l'existence dans le temps d'une créature moitié poisson moitié amphibien n'a jamais été trouvé. Ce fait est timidement confirmé par un autre évolutionniste réputé, Robert L. Carroll, l'auteur de Vertebrate Paleontology and Evolution: "Nous ne disposons d'aucun fossile intermédiaire entre le poisson rhipidistien (ses "ancêtres" favoris des tétrapodes) et les premiers amphibiens." 39 Deux paléontologues évolutionnistes, Colbert et Morales, décrivent les trois classes principales d'amphibiens-grenouilles, salamandres et caeciliens:
"Il n'existe aucune preuve d'aucun amphibien paléozoïque combinant les caractéristiques qu'on s'attend à trouver chez un seul ancêtre commun. Les plus vieilles grenouilles connues, salamandres, et caeciliens ressemblent beaucoup à leur descendance encore vivante." 40
Jusqu'à seulement 50 années auparavant, les évolutionnistes ont pensé qu'une telle créature a bel et bien existé. Ce poisson, appelé Cœlacanthe, dont l'âge a été estimé à 410 millions d'années, a été présenté comme une forme transitionnelle dotée d'un poumon primitif, un cerveau développé, un système digestif et circulatoire prêt à fonctionner sur terre, et même un mécanisme primitif de marche. Ces interprétations anatomiques ont été acceptées comme des preuves par les scientifiques jusqu'à la fin des années 1930. Le Cœlacanthe a été présenté comme une véritable forme transitionnelle prouvant la transition évolutive du milieu marin au milieu terrestre.
Cependant, le 22 décembre 1938, une découverte intéressante a eu lieu dans l'Océan indien. Un membre vivant de la famille des Cœlacanthes, présenté préalablement comme forme transitionnelle éteinte depuis soixante millions d'années, a été attrapé. La découverte d'un prototype "vivant" du Cœlacanthe a sûrement choqué les évolutionnistes. Le paléontologue évolutionniste, J. L. B. Smith a déclaré que sa surprise ne pouvait être plus grande s'il avait rencontré un dinosaure.41 Pendant les années qui suivirent, 200 Cœlacanthes ont été attrapés à plusieurs reprises dans différents coins du monde.
Les Cœlacanthes vivants ont révélé à quel point les évolutionnistes peuvent aller dans l'imagination de leurs scénarii. Car, contrairement à ce qui a été dit, les Cœlacanthes n'avaient ni poumon primitif ni un grand cerveau. L'organe que les chercheurs évolutionnistes décrivaient comme un poumon primitif n'était en fin de compte qu'une poche lipide.42 De plus, le Cœlacanthe, présenté comme un "reptile candidat au passage du milieu marin au milieu terrestre", était en réalité un poisson qui vivait dans les profondeurs des océans, et qui n'approchait jamais la surface de plus de 180 mètres.43


CHAPITRE 6

L'origine des oiseaux
et des mammifères


Selon la théorie de l'évolution, la vie est apparue et s'est développée dans la mer puis elle est passée dans le milieu terrestre grâce aux amphibiens. Ce scénario prétend également que les amphibiens sont devenus des reptiles, des créatures vivant uniquement dans le milieu terrestre. Cette hypothèse paraît peu probable, car il existe de très grandes différences entre ces deux catégories d'animaux. Par exemple, l'œuf amphibien est conçu pour se développer dans l'eau alors que l'œuf amniotique se développe sur terre. Une évolution "progressive" d'un amphibien est totalement impossible. Car, à défaut d'un œuf parfaitement conçu et entièrement développé, l'espèce ne survivra pas. De plus, et comme c'est souvent le cas, il n'existe aucune preuve de l'existence des formes transitionnelles qui sont supposées lier les amphibiens aux reptiles. Le paléontologue évolutionniste, considéré comme un spécialiste de la paléontologie des vertébrés, Robert L. Caroll a accepté l'idée que "les premiers reptiles étaient très différents des amphibiens et que leurs ancêtres n'étaient toujours pas trouvés".44
Cependant, les scénarios désespérés des évolutionnistes sont toujours là. Et le problème de faire voler ces créatures n'est toujours pas résolu! Puisque les évolutionnistes croient que les oiseaux ont évolué d'une manière ou d'une autre, ils affirment qu'ils se sont transformés à partir de reptiles. Toutefois, aucun mécanisme parmi ceux, nombreux et divers, des oiseaux, qui sont dotés d'une structure totalement différente de celle des animaux terrestres, ne peut être expliqué par l'évolution progressive. Engin Korur, l'un des évolutionnistes turcs, reconnaît l'impossibilité d'une évolution des ailes:
"Le point commun entre les yeux et les ailes c'est qu'ils ne peuvent fonctionner que s'ils sont complètement développés. Autrement dit, un œil à moitié développé ne peut pas voir; un oiseau dont l'aile est à moitié développée ne peut pas voler. La manière dont ces organes sont parvenus à exister demeure l'un des mystères de la nature qui reste à résoudre." 45
Comment cette structure parfaite des ailes est-elle parvenue à exister à travers une série de mutations accidentelles reste toujours sans réponse. Il est impossible d'expliquer comment les pattes avant d'un reptile auraient pu se transformer en ailes parfaitement fonctionnelles grâce à une distorsion dans ses gènes (mutations).
De plus, avoir des ailes n'est pas un élément suffisant pour qu'un organisme terrestre puisse voler. Les organismes terrestres sont dépourvus de plusieurs mécanismes structurels que les oiseaux utilisent pour voler. A titre d'exemple, les os des oiseaux sont beaucoup plus légers que ceux des organismes terrestres. Leurs poumons fonctionnent de manière très différente. Ils ont un système musculaire et squelettique différent ainsi qu'un système de circulation cardiaque très spécial. Ces caractéristiques sont aussi indispensables pour le vol que les ailes. Tous ces mécanismes devaient exister ensemble en même temps. Ils ne pouvaient pas se former progressivement par "accumulation". C'est pour cette raison que la théorie affirmant que les organismes terrestres ont évolué en organismes aériens est complètement fallacieuse.
Tous ces éléments nous amènent vers une autre question: supposons que cette incroyable histoire soit vraie, alors pourquoi les évolutionnistes sont-ils incapables de trouver des fossiles dotés "de la moitié d'une aile" ou "d'une seule aile" pour prouver la véracité de leur théorie?

Une autre prétendue forme transitionnelle: Archæoptéryx
En guise de réponse, les évolutionnistes prononcent le nom d'une seule créature. Il s'agit du fossile d'un oiseau nommé Archæoptéryx, qui est l'une des célèbres prétendues formes transitionnelles qui figure parmi les rares formes que les évolutionnistes s'acharnent toujours à défendre. L'Archæoptéryx, l'ancêtre des oiseaux modernes selon les évolutionnistes, a vécu il y a 150 millions d'années. La théorie prétend que les dinosaures de petites tailles, appelés vélociraptores ou droméosaures ont évolué en développant des ailes puis en volant. Ainsi, l'Archæoptéryx est supposé être une forme transitionnelle issue de ses ancêtres dinosaures, qui a commencé à voler pour la première fois.
Or, les dernières études en date sur le fossile Archæoptéryx indiquent que cette créature n'est absolument pas une forme transitionnelle, mais plutôt une espèce d'oiseau possédant des caractéristiques différentes de celles des oiseaux d'aujourd'hui.
La thèse qui défend l'idée que l'Archæoptéryx était un "oiseau à moitié" qui ne pouvait pas voler correctement était très populaire dans les cercles évolutionnistes jusqu'à très récemment. L'absence d'un sternum, c'est-à-dire l'os du thorax, chez cet animal ou du moins sa nature différente de celui des animaux volants, a été longtemps considérée comme la preuve la plus importante de l'incapacité de cet oiseau à voler correctement. (Le sternum est un os situé sous le thorax auquel sont accrochés les muscles nécessaires au vol. De nos jours, nous constatons l'existence de cet os chez tous les oiseaux volants ou pas, voire chez les chauves-souris, qui sont des mammifères volants appartenant à une famille distincte)
Toutefois, le septième fossile Archæoptéryx trouvé en 1992 a suscité une surprise générale chez les évolutionnistes. Car, cet os thoracique, que les évolutionnistes ont longtemps cru qu'il faisait défaut existait vraiment. Ce fossile récemment découvert a été décrit dans le magazine Nature en ces termes:
"Le septième spécimen récemment découvert de l'Archæoptéryx préserve un sternum partiellement rectangulaire, dont on a souvent soupçonné l'existence sans pour autant en avoir la preuve. Cette découverte est un témoignage de ses (l'Archæoptéryx) solides muscles de vol." 46
Cette découverte réfute l'idée répandue que l'Archæoptéryx était à moitié oiseau et qu'il ne pouvait pas voler correctement.
Par ailleurs, la structure des plumes de cet oiseau est l'une des preuves les plus irréfutables que l'Archæoptéryx était bel et bien un oiseau volant. Cette structure asymétrique des plumes ne peut être distinguée de celle des oiseaux modernes et par conséquent l'Archæoptéryx pouvait en effet parfaitement voler. Le célèbre paléontologue Carl O. Dunbar l'explique: "Grâce à ses plumes, l'Archæoptéryx peut clairement être classé comme un oiseau." 47
Cette structure de plume a également révélé que l'Archæoptéryx avait un métabolisme à sang chaud. Comme nous le savons, les dinosaures et les reptiles ont le sang froid et subissent donc l'effet des températures ambiantes plutôt que de réguler par eux-mêmes la température de leur corps. L'une des fonctions importantes des plumes chez l'oiseau consiste à maintenir la température de son corps. Le fait que l'on sache que Archæoptéryx avait des plumes prouve qu'il s'agit d'un animal réel à sang chaud qui avait besoin de réguler sa propre température contrairement aux dinosaures.

Les spéculations des évolutionnistes:
les dents et les serres de l'Archæoptéryx
Les deux points importants sur lesquels les évolutionnistes se basent pour justifier que l'Archæoptéryx est une forme transitionnelle sont les serres situées sur les ailes de l'oiseau et les dents.
Il est vrai que l'Archæoptéryx avait des serres sur ses ailes et des dents, mais il n'en demeure pas moins que ces traits n'impliquent pas que cette créature a des points communs avec les reptiles. De plus, deux espèces d'oiseaux vivant de nos jours, les Touracos et les Hoatzins, ont des serres qui leur permettent de s'accrocher aux branches. Ces créatures sont de véritables oiseaux et ne possèdent pas de caractéristiques de reptiles. C'est pour cela qu'il est insensé d'affirmer que l'Archæoptéryx est une forme transitionnelle uniquement à cause de la présence de serres sur les ailes.
De même, les dents dans le bec de l'Archæoptéryx ne signifient pas qu'il s'agit d'une forme transitionnelle. Les évolutionnistes font preuve de mauvaise foi lorsqu'ils affirment que ces dents sont des caractéristiques de reptiles. De nos jours, quelques reptiles possèdent des dents alors que d'autres pas. En outre, l'Archæoptéryx n'est pas la seule espèce d'oiseau possédant des dents. Il est vrai que les oiseaux avec des dents n'existent plus aujourd'hui, mais si l'on examine les archives fossiles, nous remarquons qu'à la même époque de l'Archæoptéryx et même après, voire jusqu'à très récemment, un genre différent d'oiseau existait, que l'on peut catégoriser comme "oiseau avec des dents".
Le point le plus important c'est que la structure des dents chez l'Archæoptéryx et chez les autres oiseaux dotés de dents diffère totalement de celle que l'on trouve chez leurs ancêtres supposés, les dinosaures. Martin Stewart et Whetstone, les célèbres ornithologues, ont observé que les dents de l'Archæoptéryx et des autres oiseaux dotés de dents ont une surface plate et des grandes racines. Cela dit, les dents des dinosaures théropodes, les ancêtres supposés de ces oiseaux, sont protubérantes comme une scie avec des racines étroites.48
Les chercheurs ont également comparé les os du poignet de l'Archæoptéryx et de ses ancêtres supposés, les dinosaures, sans constater de similitudes.49
Les études anatomiques effectuées par des chercheurs comme Tarsitano, Hecht et A. D. Walker n'avaient abouti en réalité qu'à des erreurs d'interprétation.50 Celles-ci ont révélé certaines "similitudes" entre cette créature et les dinosaures, comme l'a confirmé John Ostrom, une autorité éminente qui prétend que l'Archæoptéryx a évolué à partir des dinosaures.
Toutes ces découvertes indiquent que l'Archæoptéryx n'était pas un lien transitionnel mais seulement un oiseau qui fait partie de la catégorie que l'on peut appeler "oiseaux à dents".

L'Archæoptéryx et d'autres fossiles d'oiseaux anciens
Alors que les évolutionnistes ont proclamé pendant des décennies que l'Archæoptéryx est la plus grande preuve de leur scénario concernant l'évolution des oiseaux, quelques fossiles trouvés réfutent ce scénario sur d'autres aspects.
Lianhai Hou et Zhonghe Zhou, deux paléontologues de l'Institut Chinois de Paléontologie des Vertébrés, ont découvert un nouveau fossile d'oiseau en 1995 qu'ils ont appelé Confuciusornis. Cet oiseau était presque aussi âgé que l'Archæoptéryx (environ 140 millions d'années), mais celui-ci n'avait pas de dents. De plus, son bec et ses plumes avaient les mêmes caractéristiques que celles que l'on trouve chez les oiseaux de notre époque. Doté du même squelette que les oiseaux actuels, celui-ci avait également des serres sur ses ailes exactement comme l'Archæoptéryx. La structure spéciale appelée le "pygostyle" était présente chez cette espèce d'oiseau qui avait des plumes à la queue. Bref, cet oiseau qui avait le même âge que l'Archæoptéryx (considéré le plus vieil ancêtre de tous les oiseaux et accepté comme étant un semi-reptile), ressemblait davantage à un oiseau moderne. Ce fait a réfuté toutes les thèses des évolutionnistes qui prétendent que l'Archæoptéryx est l'ancêtre primitif de tous les oiseaux.51
Un autre fossile, déterré en Chine en novembre 1996, a causé une confusion encore plus grande. L'existence de cet oiseau vieux de 130 millions d'années nommé Liaoningornis a été annoncée par Hou, Martin et Alan Feduccia dans la revue Science. Le Liaoningornis avait un os thoracique sur lequel étaient attachés les muscles nécessaires au vol, à l'instar des oiseaux modernes. Cet oiseau était impossible à distinguer des oiseaux modernes sur d'autres aspects. Sa seule différence était les dents qu'il avait dans la bouche. Cette situation a démontré que les oiseaux dotés de dents n'avaient pas du tout de structure primitive comme le prétendent les évolutionnistes.52 Ceci a été publié dans un article paru dans Discover "D'où viennent les oiseaux? Ce fossile nous dit qu'ils ne viennent pas des dinosaures." 53
Un autre fossile qui réfute les allégations des évolutionnistes à l'égard de l'Archæoptéryx est Eoalulavis. La structure d'Eoalulavis, que l'on dit plus jeune que l'Archæoptéryx de 30 millions d'années, a été également observée chez les oiseaux modernes qui volaient lentement. Ceci a prouvé que 120 millions d'années auparavant, il existait des oiseaux impossibles à distinguer à plusieurs niveaux des oiseaux modernes qui volent dans les cieux.54
Ces faits certainement indiquent une fois de plus que ni l'Archæoptéryx ni d'autres oiseaux anciens similaires n'étaient en fait des formes transitionnelles. Les fossiles n'indiquent pas que des espèces différentes ont évolué les unes à partir des autres. Au contraire, les archives fossiles prouvent que les oiseaux des temps modernes ainsi que d'autres plus archaïques tels que l'Archæoptéryx ont en fait vécu ensemble à la même époque. Cela dit, certains d'entre eux comme l'Archæoptéryx et le Confuciusornis se sont éteints et seule une partie des espèces préexistantes a pu vivre jusqu'à nos jours.
Brièvement, nous pouvons dire que certaines caractéristiques de l'Archæoptéryx n'indiquent pas que cette espèce vivante est une forme transitionnelle! Stephan Jay Gould et Niles Eldredge, deux paléontologues de Harvard et évolutionnistes célèbres, acceptent l'idée que l'Archæoptéryx est une "mosaïque" abritant diverses caractéristiques dans sa forme, mais ne peut en aucun cas être considéré comme une forme transitionnelle.55

Le lien imaginaire de l'oiseau-dinosaure
En essayant de présenter l'Archæoptéryx comme une forme transitionnelle, les évolutionnistes prétendent que les oiseaux ont évolué à partir des dinosaures. Cependant, Alan Feduccia, l'un des plus célèbres ornithologues de l'Université de la Californie du Nord, s'oppose à cette théorie en dépit du fait qu'il est lui-même un évolutionniste. Il déclare à ce propos:
"A vrai dire, j'ai étudié les squelettes d'oiseaux pendant 25 ans et je ne vois pas de similitudes. Je n'en vois tout simplement aucune… Les origines théropodes des oiseaux resteront à mon sens le grand point faible de la paléontologie du 20ème siècle." 56
Larry Martin, un spécialiste des oiseaux anciens à l'Université du Kansas, s'oppose à l'idée que les oiseaux descendent des dinosaures. A propos de cette contradiction, Martin déclare:
"Pour être honnête, je dirai que si je devais soutenir l'idée que les oiseaux qui ont ces caractéristiques descendent des dinosaures, je serai très embarrassé à chaque fois que je devrais me lever pour en parler." 57
Pour résumer, le scénario de "l'évolution des oiseaux" imaginé uniquement sur la base de l'Archæoptéryx, n'est que le résultat des préjugés des évolutionnistes et de leur tendance à prendre leurs désirs pour des réalités.

L'origine des mammifères
Comme nous l'avons mentionné plus tôt, la théorie de l'évolution affirme que certaines créatures imaginaires sorties de la mer se seraient transformées en reptiles et que les oiseaux se seraient formés grâce à l'évolution des reptiles. Selon ce même scénario, les reptiles sont non seulement les ancêtres des oiseaux mais également des mammifères. Toutefois, il existe d'énormes failles structurelles entre les reptiles, qui ont des écailles sur le corps, un sang froid et qui se reproduisent à travers les œufs et les mammifères, qui sont dotés d'une fourrure, un sang chaud, et qui se reproduisent par accouchement.
Un exemple des barrières structurelles qui existent entre les reptiles et les mammifères concerne la structure de la mâchoire. Les mâchoires inférieures des mammifères consistent en un os mandibulaire sur lequel sont fixées les dents. Chez les reptiles, il y a trois petits os différents sur les deux côtés de la mandibule. Une autre différence élémentaire c'est que tous les mammifères ont trois osselets dans l'oreille moyenne (marteau, enclume, étrier). Chez tous les reptiles, il existe un seul os dans l'oreille moyenne. Les évolutionnistes pensent que la mâchoire et l'oreille moyenne des reptiles sont devenues progressivement mâchoire et oreille de mammifère. Cependant, comment ce changement a-t-il eu lieu reste une question sans réponse. Particulièrement, comment une oreille à un seul os a-t-elle évolué en une oreille à trois os? Et comment l'ouïe est-elle demeurée intacte pendant le processus de changement? Ces questions demeurent à jamais sans explications. De plus, aucun fossile n'a jamais été trouvé pour établir le lien entre les reptiles et les mammifères. C'est pour cela que le paléontologue évolutionniste Roger Lewin a été contraint de déclarer: "La transition vers le premier mammifère, qui a certainement eu lieu en un ou deux lignages tout au plus, reste une énigme." 58
George Gaylord Simpson, l'un des grands spécialistes en évolution et pionniers du néo-darwinisme, a fait le commentaire suivant sur ce fait qui laisse perplexe les évolutionnistes:
"L'événement le plus surprenant dans l'histoire de la vie est le changement du Mésozoïque, l'âge des reptiles, à celui des mammifères. C'est comme si le rideau était descendu tout d'un coup sur la scène, où les rôles étaient occupés par les reptiles, particulièrement les dinosaures, en grand nombre et en diversité étonnante, et levé à nouveau sur la même scène. Or, cette fois-ci sans les dinosaures et avec d'autres reptiles en grand nombre avec une nouvelle distribution, en l'occurrence dans les rôles principaux, les mammifères dont on a à peine évoqué l'existence lors des actes précédents." 59
De plus, lorsque les mammifères sont apparus soudainement, ils étaient déjà très différents les uns des autres. Des animaux aussi divers que les chauves-souris, les chevaux, les souris et les baleines sont tous des mammifères et sont tous apparus à la même époque géologique. Il est impossible d'établir une relation évolutive entre eux, même si l'on élargissait l'horizon de l'imagination. Le zoologue évolutionniste, R. Eric Lombard écrit dans un article paru dans le magazine Evolution:
"Ceux qui cherchent des informations spécifiques utiles à la construction de phylogénies des taxa mammifères seront déçus." 60
Tout cela démontre que tous les êtres vivants sont apparus sur terre de manière soudaine, et complètement formés, sans passer par un processus évolutif. Cela prouve concrètement que ces êtres ont été créés. Or, les évolutionnistes tentent d'interpréter l'arrivée des espèces par ordre spé-cifique comme preuve de l'évolution. Cela dit, cet ordre successif d'apparition n'est autre que "l'ordre de création", puisqu'il est impossible de parler d'un processus évolutif. Grâce à une création parfaite et supérieure, les océans et les terres ont été remplis d'êtres vivants, puis survint la création de l'homme. Contrairement à l'histoire de "l'homme singe" imposée aux masses par la propagande médiatique, l'hom-me est arrivé sur terre de manière soudaine sous une forme complète.




CHAPITRE 7

Des interprétations illusoires des fossils


Avant d'entrer dans les détails du mythe de l'évolution humaine, nous devons tout d'abord évoquer la méthode de propagande qui a convaincu le public de l'idée que des créatures hommes-singes avaient vécu jadis. Cette méthode de propagande utilise des "reconstructions" établies en référence aux fossiles. La reconstruction s'apparente à dessiner une image ou à construire un modèle d'un vivant sur la base d'un seul os -parfois seulement un fragment- déterré. L'"homme-singe" que l'on voit dans les journaux, les revues ou les films n'est qu'une reconstruction.
Puisque les fossiles sont généralement désordonnés et incomplets, quelle que soit la conjecture qui en ressort elle ne peut être que spéculation. En fait, les reconstructions (dessins ou modèles) présentées par les évolutionnistes sur la base des restes de fossiles sont le fruit de spéculations précisément afin de valider la thèse évolutionniste. Un anthropologue de Harvard, David R. Pilbeam insiste sur ce fait lorsqu'il déclare: "Au moins sur le plan paléoanthropologique, les données sont encore tellement clairsemées que la théorie pèse lourdement sur les interprétations. Par le passé, les théories avaient clairement fait refléter nos idéologies actuelles à la place des données réelles." 61 Puisque les individus sont très sensibles à l'information visuelle, ces reconstructions servent parfaitement l'objectif des évolutionnistes, en l'occurrence convaincre les masses que ces créatures reconstruites ont bel et bien existé jadis.
A ce stade, nous devons mentionner un point spécifique: les reconstructions basées sur les restes d'os ne peuvent que révéler les caractéristiques générales de l'objet, puisque les vrais détails distinctifs sont les tissus tendres qui disparaissent rapidement avec le temps. Par conséquent, face à l'interprétation spéculative des tissus tendres, les dessins ou modèles reconstruits deviennent entièrement dépendants de l'imagination de la personne qui les produit. Earnst A. Hooten, de l'Université de Harvard, explique la situation en ces termes:
"Tenter de restaurer les parties tendres est une opération encore plus hasardeuse. Les lèvres, les yeux, les oreilles et la pointe du nez ne laissent aucun indice sur les parties osseuses du dessous. Vous pouvez tout aussi aisément établir les traits d'un chimpanzé ou les linéaments d'un philosophe à partir d'un modèle crânien du Neandertal. Ces présumées restaurations d'hommes anciens n'ont que très peu de valeur scientifique, voire aucune et ne peuvent que tromper le public… Donc, ne vous fiez pas aux reconstructions." 62
A vrai dire, les évolutionnistes inventent ces "histoires grotesques" et finissent même par donner différents visages au même squelette. Par exemple, les trois différents dessins reconstruits pour le fossile appelé Australopithecus Robustus (Zinjanthropus), sont un exemple célèbre de contrefaçon.
L'interprétation subjective des fossiles ou la fabrication de plusieurs reconstructions imaginaires démontre le nombre de fois où les évolutionnistes recourent à la triche. Ceci dit, ce n'est rien en comparaison aux mensonges tissés tout au long de l'histoire de l'évolution.






CHAPITRE 8

Les falsifications de l'évolution


Aucune preuve fossile n'existe pour soutenir l'image de "l'homme-singe" qui est une doctrine largement véhiculée par les médias et les cercles académiques évolutionnistes. Armés de pinceaux, les évolutionnistes produisent des créatures imaginaires, mais il n'en demeure pas moins qu'à défaut de fossiles correspondants, les évolutionnistes restent très embarrassés. Parmi les méthodes auxquelles ils ont recours pour contourner le problème, les évolutionnistes "produisent" les fossiles qu'ils n'arrivent pas à trouver. L'homme de Piltdown, le plus grand scandale de l'histoire de la science, est un exemple typique de ces agissements.

L'homme de Piltdown: une mâchoire d'orang-outan
et un crâne humain
Un docteur bien connu, et également paléoanthropologue amateur, Charles Dawson affirme avoir trouvé un os de mâchoire et un fragment crânien dans une fosse à Piltdown, en Angleterre en 1912. Même si ledit os de mâchoire ressemblait plus à celui d'un singe, les dents et le crâne, en revanche, ressemblaient à ceux d'un homme. Ces spécimens ont été étiquetés "l'homme de Piltdown". Prétendument vielles de 500 mille ans, ces parties ont été présentées dans divers musées comme une preuve irréfutable de l'évolution humaine. Pendant plus de 40 années, plusieurs articles scientifiques ont été rédigés sur "l'homme de Piltdown", une multitude d'interprétations et de dessins effectués, et le fossile a été présenté comme une très importante preuve de l'évolution humaine. Pas moins de cinq cent thèses de doctorat ont été rédigées sur ce sujet.63 Alors qu'il visitait le British Museum en 1935, le célèbre paléoanthropologue américain Henry Fairfield Osborn a déclaré: "…On doit nous rappeler encore et encore que la nature regorge de paradoxes et qu'il s'agit là d'une étonnante découverte sur l'homme de jadis…" 64
En 1949, Keneth Oakley du département de paléontologie au sein du British Museum, a tenté d'essayer la méthode du "test de fluorine", un nouveau test qui sert à déterminer la date de certains anciens fossiles. Un essai a été alors effectué sur "l'homme de Piltdown". Le résultat était extraordinaire. Le test a révélé que l'os de la mâchoire ne contenait pas de fluorine, ce qui indique qu'il est resté enterré pendant quelques années. Le crâne, qui ne contenait qu'une quantité réduite de fluorine, n'était vieux que de quelques milliers d'années.
Les dernières études chronologiques effectuées à l'aide de la méthode fluorine ont révélé que le crâne n'était vieux que de quelques milliers d'années. On a trouvé également que la dent sur l'os de la mâchoire appartenant à un orang-outan avait été usée de manière artificielle et que les outils "primitifs" découverts auprès des fossiles n'étaient en fait que de simples imitations aiguisées grâce à des instruments en acier.65 Dans l'analyse détaillée effectuée par Weiner, cette manipulation a été redue publique en 1953. Le crâne appartenait à monsieur de 500 ans et l'os mandibulaire était celui d'un singe qui venait de décéder! Les dents ont été ainsi arrangées et fixées sur la mâchoire et les articulations ont été remplies pour ressembler à celles d'un vieil homme. Ensuite, toutes ces pièces ont été oxydées à l'aide du dichromate de potassium pour leur conférer un aspect vieilli. Or, les tâches ont fini par disparaître une fois trempées dans de l'acide. Le Gros Clark, qui faisait partie de l'équipe qui a dévoilé la supercherie, ne pouvait pas cacher sa surprise au vu de cette situation et a déclaré: "Les preuves d'une abrasion artificielle ont tout de suite sauté aux yeux. En effet, elles étaient tellement flagrantes que l'on peut se demander à juste titre pourquoi ne les avait-on pas découvertes plus tôt?" 66 Une fois la supercherie découverte, "l'homme de Piltdown" a été prestement enlevé du British Museum où il a été exposé pendant plus de 40 années.

L'homme du Nebraska: une dent de porc
En 1922, Henry Fairfield Osborn, le directeur du Musée Américain d'Histoire Naturelle, déclara avoir trouvé une molaire fossile dans l'ouest du Nebraska à proximité de Snake Brook et qui selon lui appartenait à la période du Pliocène. Cette dent était supposée comporter les caractéristiques d'un homme et d'un singe. Un sérieux débat scientifique s'en est suivi lors duquel d'aucuns ont dit que la dent appartenait à un Pithecanthropus Erectus alors que d'autres prétendaient que celle-ci était plus proche d'une dent humaine. Ce fossile, qui a provoqué un débat intense, a été appelé "l'homme du Nebraska". Tout de suite après il a été "baptisé scientifiquement" sous le nom de "Hesperopithecus haroldcooki".
Plusieurs chercheurs connus ont accordé leur soutien à Osborn. Sur la base d'une seule dent des reconstructions de la tête et du corps de l'homme du Nebraska ont été dessinées. De plus, l'homme du Nebraska a même été dessiné en compagnie de son épouse et ses enfants; toute la famille dans un décor naturel.
Tous ces scénarii ont été développés à partir d'une seule dent. Les milieux évolutionnistes ont accrédité cet "homme fantôme" à tel point que lorsqu'un chercheur, en l'occurrence William Bryan s'est opposé à ces décisions subjectives basées sur une seule et unique dent, il a subi des critiques acerbes.
En 1927, d'autres parties du squelette ont été également trouvées. Selon ces pièces trouvées récemment, la dent n'appartiendrait ni à un homme ni à un singe. Elle appartenait à une espèce de sanglier américain, le "Prosthennops", éteinte depuis longtemps. Pour dénoncer cette erreur, William Gregory a intitulé son article paru dans le magazine Science: "Hespéropithécus: Apparemment ni homme ni singe".67 Ensuite, tous les dessins du "Hesperopithecus haroldcooki" et de "sa famille" ont été rapidement retirés des ouvrages évolutionnistes.

Ota Benga: l'Africain dans la cage
Après avoir ouvert le chemin avec son livre The Descent of Man (La filiation de l'homme) prétendant que l'homme a évolué à partir de créatures ressemblant au singe, Darwin a commencé à chercher des fossiles pour prouver cette affirmation. Cependant, certains évolutionnistes croyaient que des créatures "mi-homme/mi-singe" pouvaient être trouvées non seulement dans les archives fossiles mais également vivantes dans divers endroits du monde. Au tout début du 20ème siècle, la quête des "liens transitionnels vivants" a entraîné des incidents malheureux, parmi lesquels l'histoire d'un pygmée du nom de Ota Benga.
Ota Benga fut capturé en 1904 par un chercheur évolutionniste au Congo. Dans la langue pygmée, ce nom voulait dire "ami". Il avait une femme et deux enfants. Enchaîné puis enfermé dans une cage, Ota Benga fut emmené aux Etats-Unis où les chercheurs évolutionnistes le présentèrent au public à l'exposition universelle de St Louis avec d'autres espèces de singes. Ota Benga a été présenté comme "le lien transitionnel le plus proche de l'homme". Deux ans plus tard, ils l'ont emmené au zoo du Bronx à New York pour l'exposer sous l'appellation des "vieux ancêtres de l'homme" en compagnie de quelques chimpanzés, d'un gorille appelé Dinah et d'un orang-outan appelé Dohung. Le directeur évolutionniste du zoo, le Dr William T. Hornaday prononçait des discours pour dire à quel point il était fier d'accueillir cette "forme transitionnelle" dans son zoo et traitait Ota Benga exactement comme n'importe quel animal. Incapable de supporter ce traitement, Ota Benga a fini par se suicider.68
L'homme de Piltdown, l'homme du Nebraska, Ota Benga… Ces scandales démontrent que les scientifiques évolutionnistes n'hésitent pas à recourir à des méthodes sans aucun rapport avec la science pour prouver leur théorie. Ceci dit, lorsqu'on examine la prétendue preuve du mythe de "l'évolution de l'homme", nous nous trouvons face à une situation similaire; une histoire fictive et une kyrielle de volontaires prêts à tout pour la justifier.


































CHAPITRE 9

Le scénario
de l'évolution humaine


Dans les chapitres précédents, nous avons vu qu'il n'existe aucun mécanisme naturel qui permet aux êtres vivants d'évoluer et que les espèces vivantes sont apparues, non pas grâce à un processus évolutif mais plutôt de manière soudaine dans leur structure parfaite que nous connaissons aujourd'hui. Cela signifie, qu'elles ont été créées individuellement et que par conséquent "l'évolution humaine" n'a jamais eu lieu.
Que proposent donc les évolutionnistes comme base pour cette histoire?
Cette base c'est l'existence de nombreux fossiles que les évolutionnistes utilisent pour fabriquer leurs interprétations imaginaires. Tout au long de l'histoire, plus de 6.000 espèces de singes ont vécu et plusieurs d'entre elles se sont éteintes. Aujourd'hui, seul 120 espèces vivent encore sur terre. Ces 6.000 espèces environ, dont la majorité s'est éteinte, constituent une mine intarissable pour les évolutionnistes.
Les évolutionnistes ont rédigé le scénario de l'évolution humaine en arrangeant dans l'ordre croissant, du plus petit au plus grand, quelques crânes adaptés à leur objectif; ils ont également mis des crânes de certaines races humaines éteintes depuis longtemps. Conformément à ce scénario, les hommes et les singes modernes ont les mêmes ancêtres. Ces créatures ont évolué dans le temps et certaines d'entre elles sont devenues les singes que l'on connaît aujourd'hui alors qu'un autre groupe est devenu l'homme d'aujourd'hui, suivant une autre branche de l'évolution.
Toutefois, toutes les découvertes paléontologiques, anatomiques et biologiques ont démontré que cette prétendue évolution n'est que fiction comme toutes les autres. Aucune preuve irréfutable n'a été présentée pour prouver qu'il existe une relation entre l'homme et le singe, exception faite des contrefaçons, distorsions, dessins et commentaires trompeurs.
Les archives fossiles nous indiquent que tout au long de l'histoire, les hommes ont toujours été des hommes et les singes toujours des singes. Les fossiles présentés par les évolutionnistes comme ancêtres des hommes, appartiennent en fait à des races humaines ayant vécu jusqu'à environ 10.000 années plus tôt, puis ont fini par disparaître. En outre, plusieurs communautés humaines vivant aujourd'hui ont les mêmes traits physiques que ces races éteintes, que les évolutionnistes prétendent être les ancêtres de l'homme. Ces faits sont des preuves tangibles que l'homme n'est jamais passé par un processus évolutif quelle que soit l'époque historique.
Le plus important dans tout cela, c'est qu'il existe de nombreuses différences anatomiques entre les singes et les hommes et qu'aucune d'entre elles n'est du genre à survenir à travers un processus évolutif. Par exemple, le fait d'être un "bipède" est une caractéristique propre à l'homme et constitue le trait principal qui distingue celui-ci des autres animaux.

L'arbre généalogique imaginaire de l'homme
Selon ce que prétend Darwin, l'homme moderne a évolué à partir de créatures qui ressembleraient à des singes. Pendant ce prétendu processus évolutif, qui aurait débuté 4 à 5 millions d'années auparavant, des "formes transitionnelles" auraient existé; elles constituent la transition entre l'homme moderne et ses ancêtres. Selon ce scénario complètement imaginaire, quatre "catégories" élémentaires sont établies:
1- Australopithèques
2- Homo Habilis
3- Homo Erectus
4- Homo Sapiens
Les évolutionnistes appellent le prétendu premier ancêtre commun de l'homme et du singe, "l'Australopithèque". Ce nom signifie "singe d'Afrique du Sud". L'Australopithèque, qui n'est autre qu'une ancienne espèce de singe disparue depuis longtemps, existait sous différents types. Certains sont forts, alors que d'autres sont plus petits de taille et plus minces.
Les évolutionnistes classifient l'étape suivante de l'évolution humaine sous l'appellation "Homo" c'est-à-dire "homme". Selon ce que prétendent les évolutionnistes, les être vivants de la série Homo sont plus développés que l'Australopithèque et pas très différents de l'homme moderne. Celui-ci, en l'occurrence l'Homo Sapiens, est supposé s'être développé lors de la dernière étape de l'évolution de cette espèce.
Les fossiles comme "l'homme de Java", "l'homme de Pékin" et "Lucy", qui apparaissent dans les médias de temps à autre et dont regorgent les ouvrages et manuels évolutionnistes, font partie de l'une des quatre espèces mentionnées plus haut. On pense également que ces espèces se divisent en sous-espèces.
Certaines formes transitionnelles du passé, tels les Ramapithèques, ont dû être exclues de l'arbre généalogique imaginaire de l'évolution après que l'on s'est rendu compte qu'il ne s'agissait que de singes très ordinaires.69
En établissant la chaîne de relation sous cette forme "Australopithèques> Homo Habilis> Homo Erectus> Homo Sapiens", les évolutionnistes sous-entendent que chacune de ces espèces est l'ancêtre de l'autre. Toutefois, les récentes découvertes effectuées par les paléoanthropologues ont révélé que l'Australopithèque, l'Homo Habilis, l'Homo Erectus existaient dans différentes parties du monde à la même époque. De plus, une certaine partie des humains classifiés en tant que Homo Erectus ont vécu jusqu'à une période proche des temps modernes. L'Homo Sapiens Néandertalien et l'Homo Sapiens (l'homme moderne) ont existé côte à côte dans la même région. Cette situation indique l'infondé des allégations évolutionnistes, en l'occurrence que les uns sont les ancêtres des autres.
Intrinsèquement, toutes les découvertes et recherches scientifiques ont révélé que les fossiles n'indiquent pas qu'un processus évolutif a eu lieu comme le prétendent les évolutionnistes. Les fossiles, que les évolutionnistes considèrent comme les ancêtres de l'humanité, appartiennent en fait à diverses espèces d'hommes ou de singes.
Par conséquent, quels sont les fossiles humains et quels sont ceux des singes? Est-il possible d'en considérer quelques-uns comme des formes transitionnelles? Pour avoir les réponses, il va falloir examiner de plus près chaque catégorie.

L'Australopithèque: une espèce de singe
L'Australopithèque, c'est-à-dire la première catégorie, signifie "le singe du sud". On croit que ces créatures sont apparues pour la première fois en Afrique il y a 4 millions d'années de cela et qu'elles auraient vécu jusqu'à 1 million d'années avant notre époque. Il existe quelques catégories au sein des Australopithèques. Les évolutionnistes croient que la plus ancienne espèce d'Australopithèque est l'Australopithèque Afarensis. Après cela l'A. Africanus, qui a des os plus minces, puis l'A. Robustus, dont les os sont relativement plus robustes. En ce qui concerne l'A. Boisei, quelques chercheurs l'acceptent en tant qu'espèce différente alors que d'autres le considèrent comme une sous-espèce de l'A. Robustus.
Toutes les espèces d'Australopithèques sont des singes qui n'existent plus mais qui ressemblent à ceux que l'on connaît aujourd'hui. Leurs capacités crâniennes sont similaires voire plus faibles que celles des chimpanzés que l'on connaît aujourd'hui. Leurs mains et leurs pattes sont dotées d'organes en saillie qui leur permettent de s'accrocher et d'escalader les arbres exactement comme le font les chimpanzés de nos jours. Leurs pieds leur permettent de s'accrocher aux branches d'arbres. Ils sont de petite taille (maximum 130 cm) et à l'instar des chimpanzés d'aujourd'hui, les Australopithèques mâles sont plus grands que les femelles. Plusieurs traits comme leur crâne, le rapprochement des yeux, la molaire tranchante, la structure mandibulaire, les mains longues et les pieds de petite taille sont autant de preuves qui démontrent que ces êtres vivants n'étaient pas différents des singes actuels.
Les évolutionnistes prétendent que même si les Australopithèques ont l'anatomie d'un singe, ils marchaient debout comme les humains et non pas comme les singes.
"Marcher debout" comme le prétendent les évolutionnistes est en réalité une opinion soutenue depuis des décennies par les paléoanthropologues tels Richard Leakey et Donald C. Johanson. Toutefois, plusieurs scientifiques ont mené des recherches sur les structures squelettiques des Australopithèques et ont réfuté cet argument. Des recherches poussées effectuées sur des spécimens d'Australopithèque par deux anatomistes anglais et américain de renommée mondiale, en l'occurrence Lord Solly Zuckerman et le Professeur Charles Oxnard, ont prouvé que ces créatures n'étaient pas des bipèdes et qu'elles avaient la même démarche que celle des singes d'aujourd'hui. Après avoir étudié les os de ces fossiles pendant 15 ans grâce au financement accordé par le gouvernement britannique, Lord Zuckerman assisté d'une équipe de 5 spécialistes est arrivé à la conclusion suivante: les Australopithèques n'étaient qu'une espèce ordinaire de singes et n'étaient absolument pas des bipèdes, malgré le fait que Zuckerman est lui-même un évolutionniste.70 De plus, Charles E. Oxnard, un autre évolutionniste connu pour les recherches qu'il a menées sur la question, a également établi la relation entre le squelette de l'Australopithèque et les orangs-outans modernes.71 Enfin, en 1994 une équipe de l'Université de Liverpool a inauguré une recherche d'une grande ampleur afin d'aboutir à une décision finale. L'équipe a conclu que "les Australopithèques sont des quadrupèdes".72
Bref, les Australopithèques n'ont aucun lien avec les humains et ne sont qu'une espèce de singes qui s'est éteinte depuis longtemps.

Homo Habilis: le singe qui fut présenté comme un humain
La grande similitude qui existe entre les structures squelettiques et crâniennes des Australopithèques et des chimpanzés en plus de la preuve établie que ces créatures ne marchaient pas debout, a causé d'énormes difficultés aux paléoanthropologues. Car, selon la machination imaginée par les évolutionnistes, l'Homo Erectus vient après l'Australopithèque. Comme le préfixe "homo" (c'est-à-dire humain) l'indique, Homo Erectus est une catégorie humaine et son squelette est droit. Sa capacité crânienne est deux fois plus grande que celle de l'Australopithèque. Une transition directe à partir de l'Australopithèque, qui est un singe ressemblant au chimpanzé, vers l'Homo Erectus qui a un squelette similaire à celui de l'homme de nos jours, est tout à fait invraisemblable même selon la théorie de l'évolution. Par conséquent, "les liens" en l'occurrence les "formes transitionnelles" sont nécessaires. C'est de cette nécessité qu'est né l'Homo Habilis.
C'est durant les années 60 que la classification de l'Homo Habilis a été avancée par la famille Leakeys, qui est une famille de "chasseurs de fossiles". Selon les Leakeys, cette nouvelle espèce qu'ils ont classifiée comme Homo Habilis est dotée d'une capacité crânienne assez large, de la possibilité de marcher debout et d'utiliser des instruments fabriqués en pierre ou en bois. Ainsi, cette espèce aurait pu être l'ancêtre de l'homme.
Les fossiles de cette même espèce, découverts au cours des années 80 allaient complètement changer cette donne. Certains chercheurs tels que Bernard Wood et C. Loring Brace se basaient sur ces fossiles trouvés récemment pour déclarer que l'Homo Habilis, qui signifie "l'homme capable d'utiliser des outils" devait être classé parmi les Australopithèques Habilis, en l'occurrence "le singe sud-africain capable d'utiliser des outils". Car l'Homo Habilis partageait plusieurs caractéristiques avec les singes appelés Australopithèques. Il avait les mains longues, les jambes courtes et un squelette similaire à celui des Australopithèques. Ses doigts et orteils étaient parfaitement adaptés à l'escalade. Sa structure mandibulaire était très similaire à celle des singes de nos jours. La capacité crânienne moyenne de l'Homo Habilis était de 600 cm3 ce qui indique qu'il s'agissait bien d'un singe. Bref, l'Homo Habilis, qui fut présenté comme une espèce différente par certains évolutionnistes, était en fait une espèce de singe comme tous les autres Australopithèques.
Les recherches effectuées plus tard ont en effet indiqué que l'Homo Habilis n'était pas différent des Australopithèques. Les fossiles du crâne et du squelette OH62 trouvés par Tim White ont démontré que ces espèces avaient une capacité crânienne réduite, des mains longues et des jambes courtes, ce qui leur permettait d'escalader les arbres exactement comme le font les singes aujourd'hui.
Les analyses détaillées, conduites par l'anthropologue américaine Holly Smith en 1994, indiquent que l'Homo Habilis n'était pas un "homo", c'est-à-dire "humain" mais plutôt un "singe". A propos des analyses effectuées sur les dents des Australopithèques, Homo Habilis, Homo Erectus et Homo Néandertalien, Smith a déclaré ce qui suit:
"Si l'on se restreint dans les analyses fossiles aux spécimens qui remplissent ces critères, les modèles du développement dentaire des Australopithèques graciles et Homo Habilis restent classifiés parmi les singes africains. Ceux des Homo Erectus et du Néandertalien sont classés avec les humains." 73
Au cours de la même année, Fred Spoor, Bernard Wood et Frans Zooneveld, des spécialistes en anatomie, sont arrivés à la même conclusion par le biais d'une méthode complètement différente. Celle-ci était basée sur une analyse comparative des canaux semi-circulaires dans l'oreille interne des humains et des singes qui permettent de se tenir en équilibre. Les canaux des humains, qui marchent droits, différaient considérablement de ceux des singes, qui marchaient courbés. Les canaux des oreilles internes des Australopithèques, pour ne citer que ceux-là, et les spécimens des Homo Habilis analysés par Spoor, Wood et Zonneveld étaient similaires aux singes actuels. Les canaux des oreilles internes des Homo Erectus étaient les mêmes que ceux de l'homme d'aujourd'hui.74
Cette découverte a donné deux résultats importants:
1- Les fossiles connus sous l'appellation Homo Habilis n'appartenaient pas à la catégorie "homo", c'est-à-dire, la catégorie humaine, mais plutôt à celle des Australopithèques, en l'occurrence les singes.
2- L'Homo Habilis et l'Australopithèque avaient tous les deux une démarche courbée et par conséquent le squelette d'un singe. Ils n'avaient aucune relation avec les humains.
Homo Rudolfensis: le visage articulé incorrectement
Le terme Homo Rudolfensis est le nom donné à quelques fragments fossiles déterrés en 1972. La catégorie que ce fossile est sensé représenter était appelée Homo Rudolfensis puisque ces fragments fossiles avaient été trouvés à Rudolf River au Kenya. La majorité des paléoanthropologues a accepté l'idée que ces fossiles n'appartenaient pas à une espèce distincte mais qu'en réalité l'être vivant appelé Homo Rudolfensis était un Homo Habilis.
Richard Leakey, qui a déterré les fossiles, présenta le crâne qu'il avait appelé "KNM-ER 1470" et déclara que celui-ci était vieux de 2,8 millions d'années. C'était la plus grande découverte de l'histoire de l'anthropologie. Elle eut un effet considérable. Selon Leakey, cet être, qui avait une capacité crânienne réduite comme les Australopithèques mais également le visage d'un homme, était le lien manquant entre l'Australopithèque et l'être humain. Cependant après un court laps de temps, on a découvert que le visage quasi-humain du crâne KNM-ER 1470 qui apparaissait fréquemment sur les couvertures des revues scientifiques résultait en fait d'une articulation défectueuse des fragments crâniens. Ceci aurait pu être un acte délibéré. Le Professeur Tim Bromage, qui a mené des études sur le visage humain, a dévoilé en 1992 ce fait à l'aide d'une simulation assistée par ordinateur:
"Lorsqu'il (KNM-ER 1470) a été reconstitué pour la première fois, le visage a été adapté à la boîte crânienne de manière presque verticale, presque comme les visages plats des humains modernes. Or, les études effectuées récemment sur les relations anatomiques démontrent que le visage devait être largement saillant, créant ainsi un aspect de singe, plutôt comme les visages des Australopithèques." 75
Le paléoanthropologue évolutionniste J. E. Cronin commente ce fait de la manière suivante:
"…son visage construit de manière relativement robuste, son clivus naso-alvéolaire plutôt plat, (rappelant les faces plates des Australopithèques), une largeur crânienne maximale réduite (au niveau des temporales), des canines solides et de larges molaires (comme l'indiquent les racines qui restent) sont des traits relativement primitifs qui allient le spécimen aux membres du taxon Australopithèque Africanus." 76
C. Loring Brace de l'Université du Michigan est arrivé à la même conclusion après les analyses qu'il a réalisées sur la mâchoire et la structure dentaire du crâne 1470 et a déclaré que la taille de la mâchoire et de la partie contenant les molaires ont démontré que ER 1470 avait exactement le visage et les dents d'un Australopithéque.77
Le professeur Alan Walker, un paléoanthropologue de l'Université de John Hopkins qui a effectué des recherches sur KNM-ER 1470 comme Leakey, défend l'idée que cet être vivant ne doit pas être classifié en tant que "homo", c'est-à-dire une espèce humaine comme Homo Habilis ou Homo Rudolfensis, mais plutôt inclut parmi l'espèce Australopithèque.
Pour résumer, les classifications comme Homo Habilis ou Homo Rudolfensis qui sont présentées comme des liens transitionnels entre les Australopithèques et les Homo Erectus sont totalement imaginaires. Comme beaucoup de chercheurs l'ont confirmé récemment, ces êtres vivants sont membres de la série Australopithèque. Toutes leurs caractéristiques anatomiques démontrent qu'ils sont tous membres d'une espèce de singe ou d'une autre. 78
Ce fait a été confirmé par une étude de deux anthropologues évolutionnistes, Bernard Wood et Mark Collard, publiée en 1999 dans la revue Science. Wood et Collard ont expliqué que les catégories de l'Homo Habilis et de l'Homo Rudolfensis (le crâne 1470) étaient imaginaires et que les fossiles qui leur ont été attribués doivent correspondre au genre Australopithèque:
"Plus récemment, des espèces fossiles ont été attribuées à l'Homo sur la base d'une similitude absolue de la taille du cerveau, les interférences au niveau de la capacité linguistique et de la fonction des mains, ainsi que leur capacité à façonner des outils en pierre. Sauf rares exceptions, la définition et l'utilisation du genre dans le cadre de l'évolution humaine et la délimitation de l'Homo n'ont jamais été considérées comme des notions problématiques. Toutefois, les données récentes, les nouvelles interprétations des preuves disponibles, et les limites des archives 2paléoanthropologiques réfutent les critères actuels qui régissent l'attribution des taxa à l'Homo… En pratique, les fossiles des hominidés sont classés en tant qu'Homo sur la base d'un critère ou plus sur quatre… Il est évident maintenant qu'aucun de ces critères n'est satisfaisant. Le "Rubicon cérébral" pose problème car la capacité crânienne absolue n'a pas beaucoup de sens sur le plan biologique. De même, il existe des preuves irréfutables que la capacité du langage ne saurait être déduite de l'apparence grossière du cerveau et que les parties cérébrales dont dépend le langage ne sont pas si bien localisées comme l'avaient laissé entendre les études précédentes…
…En d'autres termes, avec les hypodigmes de Homo Habilis et Homo Rudolfensis qui lui sont attribués, le genre Homo n'est pas un bon genre. Ainsi, H. Habilis et H. Rudolfensis (ou Homo Habilis au sens large pour ceux qui n'adhèrent pas à la subdivision taxonomique du "premier Homo" DOIVENT ETRE RETIRES du genre Homo. L'alternative taxonomique évidente, en l'occurrence le transfert d'une ou des deux taxa à l'un des premiers hominidés (hominin genera) existants, n'est sûrement pas dénuée de problèmes. Mais, NOUS RECOMMANDONS QUE, POUR LE MOMENT, HOMO HABILIS ET HOMO RUDOLFENSIS SOIENT TRANSFERES AU GENRE DES AUTRALOPITHEQUES." 79
Les conclusions tirées par Wood et Collard confirment ce que nous venons d'expliquer. Il n'y a jamais eu d'"ancêtres humains" à travers l'histoire. Les créatures présentées en tant que tels sont en réalité des singes qui doivent être classés dans le genre Australopithèque. Les archives fossiles démontrent qu'il n'existe aucune relation évolutive entre les singes disparus et l'Homo, l'être humain, qui apparaît soudainement dans les archives fossiles.

Homo Erectus, puis par la suite, les êtres humains
Selon les plans imaginés par les évolutionnistes, l'évolution interne de l'espèce Homo s'est effectuée dans l'ordre suivant: premièrement, l'Homo Erectus, puis l'Homo Sapiens archaïque et l'homme de Neandertal, plus tard l'homme de Cro-Magnon et après l'homme moderne. Cependant, toutes ces classifications ne sont en réalité que des races humaines originales. La différence entre elles n'est pas plus grande que celle entre un inuit et un noir ou un pygmée et un Européen.
Examinons alors en premier chef l'Homo Erectus, qui est présenté comme l'espèce la plus primitive. Comme le sous-entend le terme "erect", "Homo Erectus" signifie "l'homme marchant droit". Les évolutionnistes ont dû distinguer ces hommes des précédents en ajoutant la qualité de "droiture" car tous les fossiles d'Homo Erectus disponibles sont droits à un point qui n'a pas été observé chez les spécimens d'Australopithèques ou d'Homo Habilis. Il n'existe aucune différence entre le squelette de l'homme moderne et celui de l'Homo Erectus.
La raison principale qu'invoquent les évolutionnistes pour définir l'Homo Erectus en tant que "primitif" est sa capacité crânienne (900-1.100 cm3), plus réduite que la moyenne chez l'homme moderne, ainsi que ses sourcils épais. Cependant, il y a de nombreuses personnes de nos jours qui ont la même capacité crânienne que l'Homo Erectus (par exemple, les pygmées) et il existe d'autres races qui ont des sourcils saillants (les aborigènes australiens à titre d'exemple).
Tout le monde s'accorde sur le fait que la différence de la capacité crânienne ne signifie pas nécessairement une différence dans le niveau d'intelligence ou dans les capacités. L'intelligence dépend plus de l'organisation interne du cerveau que du volume de celui-ci.80
Les fossiles qui ont fait connaître l'Homo Erectus au monde entier sont ceux de l'homme de Pékin et l'homme de Java trouvés en Asie. Toutefois, on s'est rendu compte après que ces deux fossiles n'étaient pas une source solide. L'homme de Pékin consistait d'éléments faits en plâtre puisque les originaux étaient perdus, alors que l'homme de Java se "composait" d'un fragment de squelette en plus d'un os de pelvis trouvé à quelques mètres du squelette sans la moindre indication que cet os de pelvis a bel et bien appartenu à ce même être humain. C'est pour cette raison que les fossiles de l'Homo Erectus trouvés en Afrique ont eu cette importance grandissante. (Il y a lieu de précser que certains fossiles appartenant prétendument à l'Homo Erectus ont été inclus dans une seconde catégorie appelée "Homo Ergaster" par certains évolutionnistes. Il existe un désaccord entre eux à ce sujet. Nous considérerons tous ces fossiles comme faisant partie de l'Homo Erectus.)
Le spécimen le plus célèbre parmi les Homo Erectus trouvés en Afrique est celui de "Narikotome Homo Erectus" ou l'"Enfant de Turkana" trouvé à proximité du lac Turkana, Kenya. Il a été confirmé que ce fossile était celui d'un enfant de 12 ans, qui aurait mesuré 1,83 m lorsqu'il était adolescent. La structure droite du squelette est similaire à celle de l'homme moderne. A ce propos, le paléoanthropologue Alan Walker a déclaré qu'il doutait qu'un "pathologiste moyen puisse faire la différence entre le squelette du fossile et celle d'un homme moderne".81 En ce qui concerne le crâne, Walker a déclaré "qu'il ressemblait beaucoup à celui d'un homme de Neandertal".82 Comme nous allons le voir dans le prochain chapitre, le Neandertal est une race d'homme moderne. Aussi, l'Homo Erectus est-il lui aussi une race d'homme moderne.
Même l'évolutionniste Richard Leakey affirme que les différences entre Homo Erectus et l'homme moderne ne sont pas plus qu'une variété raciale:
"Nous devons également voir la différence dans la forme du crâne, le degré de saillie du visage, la robustesse des arcades, etc… Ces différences ne sont plus prononcées que celles qui existent de nos jours entre les races géographiquement distinctes des humains modernes. Cette différence biologique se manifeste lorsque les populations sont séparées géographiquement les unes des autres pendant un laps de temps considérable." 83
Le Professeur William Laughlin de l'Université du Connecticut a effectué des examens anatomiques très poussés sur les inuits et les populations des îles Aleut. Il a constaté qu'ils étaient très similaires à l'Homo Erectus. Il en a conclu que ces races disparues étaient en fait diverses races d'Homo Sapiens (homme moderne).
"Lorsque l'on observe les grandes différences qui séparent des groupes éloignés tels que les eskimos et les aborigènes, qui appartiennent à la catégorie Homo Sapiens, il nous parait justifié de conclure que le Sinanthrope (un spécimen erectus - ALC) appartient à cette même espèce diverse." 84
Nous avons souvent entendu ces derniers temps au sein de la communauté scientifique que l'Homo Erectus est une classification superflue et que les fossiles attribués à la catégorie Homo Erectus ne sont pas si différents des Homo Sapiens au point de les considérer comme une espèce à part. La revue American Scientist a résumé les discussions à propos de cette question. Une conférence a été tenue à ce propos en 2000:
"La majorité des participants à la conférence de Senckenberg ont été impliqués dans un débat enflammé, lancé par Milford Wolpoff de l'Université du Michigan, Alan Thorne de l'Université de Canberra et leurs collègues, sur le statut taxonomique de l'Homo Erectus. Ils ont appuyé avec force que l'Homo Erectus n'était pas valide en tant qu'espèce et que celle-ci devait ainsi être éliminée. Tous les membres du genre Homo, depuis 2 millions d'années jusqu'à nos jours, n'étaient finalement qu'une seule grande espèce variée, Homo Sapiens, sans interruptions ni subdivisions naturelles. Le sujet de la conférence: l'Homo Erectus n'existait pas." 85
Dire que "l'Homo Erectus n'existait pas" signifie que "l'Homo Erectus n'est pas une espèce différente de l'Homo Sapiens, mais plutôt qu'elle fait partie intégrante de celle-ci".
Par ailleurs, il existe une grande faille entre l'Homo Erectus, la race humaine et les singes qui précèdent l'Homo Erectus dans le scénario de "l'évolution humaine", (Australopithèque, Homo Habilis, Homo Rudolfensis). Ceci signifie que les premiers hommes sont apparus soudainement dans les archives fossiles et directement sans une histoire évolutive. Il ne peut y avoir d'indication plus claire sur le fait qu'ils ont été créés.
Or admettre ce fait va à l'encontre de toute la philosophie dogmatique et l'idéologie prônées par les évolutionnistes. Ainsi, ils tentent de présenter l'Homo Erectus, qui est une véritable race humaine, en tant que créature à moitié singe. Dans leurs reconstitutions d'Homo Erectus, ils persistent à dessiner des traits simiens. Par ailleurs, avec des méthodes de dessins similaires, ils humanisent les singes tels que les Australopithèques ou Homo Habilis. Grâce à cette méthode, ils cherchent à "dresser une approximation" entre les singes et les humains et combler ainsi la faille entre ces deux catégories vivantes distinctes.

Le Neandertal
Les hommes de Neandertal sont des êtres humains qui sont apparus soudainement 100 mille années auparavant en Europe puis ils sont disparus - ou ont été assimilés en se mélangeant à d'autres races - doucement mais rapidement il y a de cela 35 mille ans. Leur unique différence en comparaison avec l'homme moderne est leur squelette qui est plus robuste et leur capacité crânienne qui est légèrement plus grande.
Les hommes de Neandertal sont une race humaine et ce fait est admis par presque tous aujourd'hui. Les évolutionnistes ont tous essayé pour les faire paraître comme des "espèces primitives". Or, toutes les découvertes démontrent qu'ils n'étaient pas si différents d'un homme "robuste" qui remonterait une rue de nos jours. Une des autorités dans le domaine, Erik Trinkaus, un paléoanthropologue de l'Université du Nouveau Mexique écrit:
"Les comparaisons détaillées effectuées entre les restes de squelette du Neandertal et ceux d'hommes modernes ont démontré qu'il n'existe aucune indication claire dans l'anatomie du Neandertal qui montre que les capacités locomotives, manipulatrices, intellectuelles ou linguistiques de celui-ci sont inférieures à celles des hommes d'aujourd'hui." 86
Plusieurs chercheurs contemporains définissent l'homme du Neandertal comme une sous-espèce de l'homme moderne et l'appellent "Homo Sapiens Neandertalensis". Les découvertes prouvent que les hommes du Neandertal enterraient leurs morts, fabriquaient des instruments de musique et partageaient des affinités culturelles avec l'Homo Sapiens qui vivait à cette même époque. Pour être plus précis, l'homme du Neandertal est quelqu'un de "robuste" dont la race est tout simplement disparue avec le temps.

Homo Sapiens archaïque, Homo Heilderbergensis
et l'homme Cro-Magnon
L'Homo Sapiens archaïque est la dernière étape avant l'homme contemporain selon le scénario imaginé par les évolutionnistes. A vrai dire, les évolutionnistes n'ont pas grand-chose à dire à propos de ces hommes. Car, il n'existe que des différences très mineures entre eux et les hommes modernes. Certains chercheurs vont même jusqu'à dire que les représentants de cette race sont encore vivants à ce jour, en l'occurrence les aborigènes d'Australie par exemple. A l'instar de l'Homo Sapiens, les aborigènes ont des sourcils épais et saillants, une structure mandibulaire inclinée vers l'intérieur et une capacité crânienne légèrement réduite. De plus, d'importantes découvertes ont été faites indiquant que ce genre d'homme a vécu en Hongrie et dans certains villages d'Italie jusqu'à très récemment.
Le groupe qualifié de Homo Heilderbergensis dans les ouvrages évolutionnistes est en réalité le même que l'Homo Sapiens archaïque. La raison pour laquelle deux termes sont utilisés pour la même race humaine émane de la différence conceptuelle qui règne chez les évolutionnistes. Tous les fossiles inclus dans la classification d'Homo Heilderbergensis indiquent que les populations qui étaient anatomiquement similaires aux Européens modernes ont vécu 500 mille ans, voire 740 mille ans auparavant, premièrement en Angleterre puis en Espagne.
On estime que l'homme Cro-Magnon a vécu 30.000 années auparavant. Il a un crâne en forme de dôme et un front large. Son crâne de 1.600 cm3 est au dessus de la moyenne de l'homme contemporain. Son crâne est doté de sourcils épais et saillants en plus d'une saillie arrière qui caractérise tant l'homme du Neandertal que l'Homo Erectus.
Même si l'homme de Cro-Magnon est considéré une race européenne, la structure et le volume de sa boite crânienne ressemblent davantage à ceux que l'on trouve chez des races vivant en Afrique ou dans les Tropiques de nos jours. Partant de cette similitude, il est supposé que le Cro-Magnon est une race africaine archaïque. Certaines découvertes paléoanthropologiques ont démontré que les races d'homme Cro-Magnon et Neandertal se sont mélangées l'une à l'autre pour former les bases des races d'aujourd'hui. En outre, on s'accorde aujourd'hui à dire que les représentants de la race Cro-Magnon vivent encore dans diverses régions du continent africain et certaines régions françaises, comme la Salute ou la Dordogne. On peut également trouver des populations similaires en Pologne et en Hongrie.

Les espèces vivant au même âge que leurs ancêtres
Nos investigations jusque là nous ont permis d'avoir une idée assez claire: le scénario de "l'évolution humaine" est une fiction pure et simple. Pour qu'un tel arbre généalogique puisse exister, une évolution progressive du singe vers l'homme aurait dû avoir lieu et des archives fossiles auraient dû être trouvés. Cependant, il existe une brèche énorme entre les singes et les humains. Les structures squelettiques, les capacités crâniennes, et les critères tels que la démarche droite ou légèrement inclinée vers l'avant distinguent les hommes des singes. (Nous avons mentionné que lors d'une recherche menée en 1994 sur les canaux d'équilibre de l'oreille interne, l'Australopithèque et Homo Habilis étaient classifiés en tant que singes, alors que Homo Erectus était classifié comme humain.)
Une autre découverte de taille prouvant qu'aucun arbre généalogique ne peut exister entre ces espèces différentes, c'est que ces espèces présentées comme étant les ancêtres les unes des autres ont vécu simultanément. Si, comme le prétendent les évolutionnistes, l'Australopithèque s'est transformé en Homo Habilis, qui à son tour s'est transformé en Homo Erectus, les périodes où ces espèces ont vécu auraient dû se suivre. Or, un tel ordre chronologique n'existe pas.
Selon les estimations des évolutionnistes, les Australopithèques auraient vécu il y a 40 millions d'années jusqu'à 1 million d'années auparavant. Les êtres vivants classés comme Homo Habilis, en revanche, auraient vécu jusqu'à 1,7-1,9 millions d'années auparavant. L'Homo Rudolfensis, supposé avoir été plus "développé" que l'Homo Habilis, est vieux d'entre 2,5 à 2,8 millions d'années. C'est-à-dire que l'Homo Rudolfensis est plus vieux que l'Homo Habilis de presque 1 million d'années, dont il est supposé être "l'ancêtre". En revanche, l'âge de l'Homo Erectus remonte à 1,6-1,8 millions d'années auparavant, ce qui signifie que les spécimens d'Homo Erectus sont apparus sur terre à la même époque que son supposé ancêtre, en l'occurrence l'Homo Habilis.
Alan Walker confirme cet état de fait en affirmant qu'"il existe des preuves en Afrique de l'Est d'une survie tardive d'Australopithèques contemporains premièrement de Homo Habilis puis de Homo Erectus."87 Louis Leakey a trouvé des fossiles d'Australopithèques, d'Homo Habilis et d'Homo Erectus presque à proximité les uns des autres dans la gorge Olduvai, la couche Bed II.88
Il est très peu probable que cet arbre généalogique ait pu exister. Un paléontologue de Harvard, Stephen Jay Gould explique cette impasse de l'évolution même si lui-même est un évolutionniste:
"Qu'est devenue notre échelle s'il existe trois lignées d'hominidés qui coexistent (A. Africanus, le robuste Australopithèque et H. Habilis), aucun n'étant de toute évidence descendu de l'autre? En outre, aucun d'eux ne fait preuve de tendances évolutives durant leur existence sur terre." 89
Lorsque l'on passe de l'Homo Erectus à l'Homo Sapiens, nous observons encore qu'il n'existe pas d'arbre généalogique. Il existe des preuves démontrant que l'Homo Erectus et l'Homo Sapiens archaïques ont continué à vivre jusqu'à 27.000 ans voire 10.000 ans avant notre ère. Dans les marais de Kow en Australie, des crânes d'Homo Erectus ont été découverts. Ils seraient âgés d'environ 13.000 ans. Dans l'île de Java, un crâne vieux de 27.000 ans appartenant à un Homo Erectus a été découvert.90

L'histoire secrète des Homo Sapiens
Le fait le plus célèbre et le plus intéressant qui réfute la base même de cet arbre généalogique imaginaire conçu par la théorie de l'évolution, c'est l'histoire humaine que l'on ne croyait pas si ancienne. Les données paléontologiques ont révélé que les Homo Sapiens qui nous ressemblaient exactement ont vécu il y un million d'années.
C'est grâce à Louis Leakey, le célèbre paléoanthropologue évolutionniste, que l'on a réalisé les premières découvertes à ce sujet. En 1932, dans la région de Kanjera autour du lac Victoria au Kenya, Leakey a découvert plusieurs fossiles appartenant à l'âge Pléistocène moyen. Ces fossiles n'étaient pas si différents de l'homme actuel. Ceci dit, l'âge Pléistocène moyen équivaut à un million d'années auparavant.91 Depuis que ces découvertes ont été réalisées, l'arbre généalogique de l'évolution a été complètement bouleversé, ce qui a poussé certains paléoanthropologues évolutionnistes à ne pas tenir compte de ces découvertes. Or, Leakey a toujours affirmé que ses estimations étaient correctes.
Juste au moment où cette controverse commençait à baisser d'intensité, un fossile découvert en Espagne en 1995 a remarquablement révélé que l'histoire des Homo Sapiens était plus ancienne que ne l'on ne le croyait. Ledit fossile a été découvert dans une grotte appelée Gran Dolina dans la région d'Atapuerca, par trois paléoanthropologues espagnols de l'Université de Madrid. Le fossile en question appartenait au visage d'un enfant de 11 ans qui ressemblait exactement à n'importe quel homme moderne. Ceci dit, cet enfant était mort depuis 800.000 ans. La revue Discover a relaté en détail cet épisode dans son numéro de décembre 1997.
Ce fossile a même fait douter Ferreras, qui dirigeait les travaux d'excavation à Gran Dolina. Il a affirmé:
"Nous nous attendions à quelque chose de grand, quelque chose de large… je veux dire, quelque chose de "primitif"… un peu comme l'enfant de Turkana. Or, ce que l'on a trouvé c'est un visage tout à fait moderne… C'est très étonnant à mon sens. Cela fait partie des choses qui vous bouleversent. Trouver quelque chose d'aussi imprévisible que ça. Non pas trouver de fossiles; trouver des fossiles est tout aussi imprévisible, mais là n'est pas le problème. Ce qui est le plus surprenant c'est de trouver dans le passé quelque chose qui selon vous appartient au présent. C'est comme trouver… un lecteur de cassette dans la Gran Dolina. Ce serait surprenant. On ne s'attend pas à trouver des cassettes et des lecteurs de cassettes à l'âge Pléistocène inférieur. Trouver un visage moderne c'est exactement pareil. Nous étions très surpris lorsque nous l'avons aperçu." 92
Le fossile a souligné le fait que l'histoire de l'Homo Sapiens devait remonter à 800 mille ans auparavant. Après avoir retrouvé leurs esprits suite au premier choc, les évolutionnistes qui ont découvert le fossile ont décidé que celui-ci appartenait à une espèce différente. Car, selon l'arbre généalogique des évolutionnistes, aucun Homo Sapiens n'a pu avoir vécu il y a 800 mille ans. Par conséquent, ils ont créé une espèce imaginaire baptisée "Homo Antecessor" et ont inclus le crâne d'Atapuerca sous cette classification.

Une hutte vielle de 1,7 millions d'années
Il y a eu plusieurs découvertes qui dé-montrent que l'Homo Sapiens remonte à une époque plus ancienne que 800 mille années. L'un d'entre elles c'est la découverte réalisée par Louis Leakey durant les années 1970 dans la gorge d'Olduvai. Dans cet endroit, au niveau de la couche Bed II, Leakey a découvert que l'Australopithèque, l'Homo Habilis et l'Homo Erectus sont des espèces qui ont existé à la même période. Ce qui est d'autant plus intéressant c'est la structure que Leakey a trouvée dans cette même couche (Bed II). En effet, Leakey avait trouvé les restes d'une hutte en pierre. Ce qui était étonnant, c'est que ce type même de construction que l'on retrouve aujourd'hui dans certaines régions d'Afrique ne pouvait être construit que par des Homo Sapiens! Selon les découvertes de Leakey, l'Australopithèque, l'Homo Habilis, l'Homo Erectus, et l'homme moderne ont dû coexister il y a environ 1,7 millions d'années auparavant.93 Cette découverte sape certainement les fondements de la théorie évolutionniste qui prétend que l'homme moderne a évolué à partir d'une créature qui ressemble au singe, comme l'Australopithèque.

Empreintes de pas de l'homme moderne vieilles
de 3,6 millions d'années!
En effet, quelques autres découvertes font remonter les origines de l'homme moderne à environ 1,7 millions d'années. L'une des plus importantes d'entre elles consiste dans la découverte des empreintes de pas à Laetoli en Tanzanie par Mary Leakey en 1977. Ces empreintes ont été découvertes dans une couche qui serait, selon les calculs, vieille de 3,6 millions d'années, voire plus. Ces empreintes n'étaient pas différentes de celles de l'homme moderne.
Ces empreintes découvertes par Mary Leakey ont été examinées ensuite par de nombreux paléoanthropologues célèbres, tels Don Johanson et Tim White. Les résultats étaient les mêmes. White a écrit:
"Soyez-en sûrs… Elles sont similaires aux empreintes des pas des humains mo-dernes. Si l'on trouvait une dans le sable d'une plage californienne et que l'on demandait à un enfant de 4 ans ce que c'est, celui-ci dirait immédiatement que quelqu'un a marché ici. Ni lui ni vous ne seriez capable de déterminer la différence entre cette empreinte et des centaines d'autres sur la plage." 94
Après examen des empreintes, Louis Robbins de l'Université de Californie a fait le commentaire suivant:
"La cambrure est surélevée - l'individu de petite taille avait une voûte plantaire plus élevée que la mienne - et le gros orteil est grand et aligné avec le second… Les orteils adhèrent au sol comme le font les orteils humains. Cela n'existe pas chez les autres formes animales." 95
Les examens effectués sur la forme morphologique des empreintes ont démontré encore une fois que ces empreintes étaient humaines, voire plus: elles étaient celles d'un homme moderne (Homo Sapiens). Rusell Tuttle qui a procédé à cet examen a écrit:
"Un Homo Sapiens de petite taille aux pieds nus pouvait avoir laissé ces traces… Dans toutes les caractéristiques morphologiques visibles, il est impossible de différencier les pieds qui ont laissé ces marques de ceux des hommes modernes." 96
Une étude objective de ces empreintes a révélé à qui elles appartenaient réellement. En réalité, ces empreintes consistaient en 20 empreintes fossilisées d'un humain âgé de 10 ans et 27 autres appartenant à un humain encore plus jeune. Ils étaient certainement des individus modernes comme nous-mêmes.
Cette situation a mis les empreintes de Laetoli au centre des discussions pendant des années. Les paléontologues évolutionnistes ont tenté vainement de trouver une explication. Car, il leur était difficile d'accepter l'idée qu'un homme moderne marchait sur terre il y a 3,6 millions d'années. Durant les années 1990, cette "explication" commençait à prendre forme. Les évolutionnistes ont décidé que ces empreintes étaient certainement celles d'un Australopithèque. Car, selon leur théorie, il était impossible qu'une espèce Homo existe 3,6 millions d'années auparavant. Russell H. Tuttle a écrit ce qui suit dans son article publié en 1990:
"En somme, les caractéristiques de l'empreinte vieille de 3,5 millions d'années, trouvée sur le site G à Laetoli ressemblent à celles d'humains modernes déchaussés. Aucune de ces caractéristiques n'indique que les hominidés de Laetoli étaient des bipèdes moins capables que nous autres. Si l'on ne savait pas que les empreintes G étaient si vieilles, nous aurions conclu certainement que ces empreintes ont été laissées par des membres de notre genre Homo… Quoi qu'il en soit, nous devons mettre en suspens la légère supposition que les empreintes de Laetoli ont été laissées par les semblables de Lucy, l'Australopithèque Afarensis." 97
Pour résumer, ces empreintes supposées vieilles de 3,6 millions d'années ne pouvaient pas appartenir à l'Australopithèque. La seule raison pour penser qu'elles auraient pu appartenir à celui-ci c'est qu'elles ont été trouvées dans une couche volcanique vielle de 3,6 millions d'années. Elles ont été attribuées à l'Australopithèque partant du principe que les humains n'auraient pas existé à cette époque si lointaine.
Ces interprétations des empreintes de Laetoli nous démontrent une réalité très importante. Les évolutionnistes consolident leur théorie non pas à travers une réflexion scientifique mais malgré celle-ci. Nous sommes ici devant une théorie défendue de manière aveugle à n'importe quel prix soit en ignorant, soit en manipulant toutes ces découvertes pour servir le dessein des évolutionnistes.
Enfin, la théorie de l'évolution n'est pas de la science, mais plutôt un dogme que l'on soutient en dépit de la science.

La bipédie, impasse de l'évolution
Hormis les archives fossiles que nous avons traitées jusque là, des différences gigantesques distinguent les hommes des singes, ce qui réfute cette fiction qui est l'évolution humaine. L'une de ces différences consiste dans la démarche.
Les humains marchent droit, debout sur leurs deux jambes. C'est une manière très spéciale de se mouvoir que l'on ne connaît pas chez les autres espèces. D'autres animaux ont une capacité limitée de bouger lorsqu'ils se mettent debout sur deux pattes. Les animaux comme les ours, les singes ne peuvent bouger ainsi que très rarement, et pas pour très longtemps, comme lorsqu'ils veulent atteindre une source de nourriture. Normalement, leurs squelettes penchent vers l'avant et ils marchent sur quatre pattes.
Alors, est ce que les bipèdes ont évolué des quadrupèdes comme le prétendent les évolutionnistes?
Bien évidemment non. Les recherches ont démontré que l'évolution de la bipédie n'a jamais eu lieu et qu'elle n'était pas possible de toute manière. Premièrement, la bipédie n'est pas un avantage évolutif. La manière dont bougent les singes est de loin plus facile, plus rapide et plus efficace que la démarche de l'homme. L'homme ne peut pas bouger ni en sautant d'arbre en arbre sans toucher le sol comme le font les chimpanzés, ni courir à 125 km/heure comme un guépard des Indes. Au contraire, puisque l'homme marche sur ses jambes, il se déplace plus lentement sur le sol. De même, et également pour cette raison l'espèce humaine est la moins protégée dans la nature en terme de mouvement et de défense. Selon la logique de l'évolution, les singes n'auraient pas dû évoluer et adopter la démarche des bipèdes: les humains auraient dû en revanche évoluer en quadrupèdes.
Les évolutionnistes se trouvent dans une autre impasse. La bipédie ne sert pas le modèle de "développement progressif" du darwinisme. Celui-ci, qui constitue la base de l'évolution, exige l'existence d'une démarche "hybride" entre celle des bipèdes et des quadrupèdes. Or, avec les recherches assistées par ordinateur menées en 1996 par la pa-léoanthropologue anglais Robin Crompton, celui-ci a démontré qu'une telle démarche "hybride" ne pouvait exister. Crompton a alors déduit ce qui suit: un être vivant peut soit marcher debout ou à quatre pattes.98 Une démarche intermédiaire entre ces deux manières ne peut être possible à cause d'une exigence démesurée en énergie. C'est pour cela qu'il est impossible pour un mi-bipède d'exister.
La gigantesque différence entre l'homme et le singe ne se limite pas uniquement à la bipédie. Plusieurs autres questions restent à ce jour sans réponses. Par exemple, la capacité cérébrale, la parole et ainsi de suite. A ce propos, la paléoanthropologue évolutionniste, Elaine Morgan, avoue ce qui suit:
"Quatre des mystères les plus extraordinaires à propos des humains sont: 1) Pourquoi marchent-ils sur deux jambes? 2) Pourquoi ont-ils perdu leurs fourrures? 3) Pourquoi ont-ils développé des cerveaux aussi grands? 4) Pourquoi ont-ils appris à parler?
Les réponses orthodoxes à ces questions sont: 1) "Nous n'en savons toujours rien" 2) "Nous n'en savons toujours rien" 3) "Nous n'en savons toujours rien" 4) "Nous n'en savons toujours rien". La liste des questions peut être largement plus longue sans pour autant que les réponses n'en deviennent moins monotones." 99

L'évolution: une croyance éloignée de la science
Lord Solly Zuckerman est l'un des scientifiques les plus célèbres et les plus respectés du Royaume Uni. Il a étudié pendant des années les archives fossiles et a conduit plusieurs recherches détaillées. Il a reçu le titre honorifique de "Lord" pour ses contributions à la science. Zuckerman est un évolutionniste. Par conséquent, ses commentaires sur la théorie de l'évolution ne peuvent pas être considérés comme des remarques perverses. Toutefois, après des années de recherches menées sur les archives fossiles incluses dans le scénario de l'évolution humaine, il est arrivé à la conclusion qu'un tel arbre généalogique ne peut exister en réalité.
Zuckerman a également effectué un "éventail scientifique" intéressant. Il a constitué un éventail de disciplines partant de celles qu'il considère scientifiques à celles qu'il ne considère pas en tant que telles. Selon cet éventail, les disciplines les plus "scientifiques" - sur la base de données concrètes - sont la chimie et la physique. Après, figurent la biologie et les sciences sociales. A la fin de la liste, parmi les disciplines "les moins scientifiques", on trouve les conceptions à "perception extrasensorielle" -des concepts comme la télépathie et le sixième sens- puis à la fin "l'évolution humaine". Zukcerman explique ce raisonnement:
"Nous divergeons donc du sentier de la vérité objective vers ceux des sciences biologiques présumées, comme la perception extrasensorielle ou l'interprétation de l'histoire fossile de l'homme, où tout est possible pour celui qui y croit - et où le fervent croyant arrive parfois à croire plusieurs choses contradictoires en même temps." 100
Dans un article rédigé par Robert Lee, l'éditeur de Discovering Archeology, une revue importante qui traite des origines de l'homme, on peut lire: "La recherche des ancêtres humains donne plus de chaleur que de lumière". Il cite les propos d'un paléoanthropologue évolutionniste célèbre, Tim White:
"Nous sommes tous frustrés par toutes ces questions auxquelles nous n'arrivons pas à trouver de réponses." 101
L'article traite de l'impasse de la théorie de l'évolution sur les origines de l'homme et l'infondé de la propagande à ce sujet:
"Il n'y a probablement aucun domaine scientifique aussi controversé que la recherche des origines de l'homme. Les grands paléontologues ne s'accordent même pas sur les détails les plus élémentaires de l'arbre généalogique humain. A chaque fois que de nouvelles branches apparaissent, un grand tapage médiatique s'en suit pour que tout cela se révèle faux à la découverte d'un nouveau fossile." 102
Ce même fait a été récemment accepté par l'éditeur de la célèbre revue Nature, Henry Gee. Dans son livre In Search of Deep Time, publié en 1999, Gee considère que les schémas évolutionnistes à propos de l'évolution humaine sont des "inventions humaines créées après les faits et adaptées aux préjugés humains". Il ajoute:
"Prendre une série de fossiles et prétendre que ces derniers représentent une lignée n'est pas une hypothèse scientifique vérifiable, mais plutôt une affirmation dont la validité n'est pas supérieure à celle d'un conte que l'on raconte au lit - amusant peut-être, même instructif, mais sûrement pas scientifique." 103
Pourquoi donc autant de scientifiques s'accrochent-ils à ce dogme? Pourquoi essaient-ils depuis si longtemps de maintenir leur théorie en vie, même au prix de devoir admettre un nombre incalculable de conflits et d'ignorer les preuves qu'ils ont trouvées?
La seule réponse c'est qu'ils craignent le fait qu'ils vont devoir affronter s'ils renoncent à la théorie de l'évolution. Ce fait c'est que l'homme fut créé par Dieu. Ce fait est inacceptable pour eux étant donné les présuppositions et la philosophie matérialiste à laquelle ils croient.
Ainsi, ils racontent des mensonges au monde et à eux-mêmes, en utilisant les médias avec qui ils collaborent. S'ils n'arrivent pas à trouver les fossiles adaptés, ils en "fabriquent" sous forme de dessins imaginaires ou de modèles fictifs afin de tenter de donner l'impression que des fossiles, prouvant la théorie de l'évolution, existent réellement. Une partie des médias qui partage leurs opinions matérialistes tente également de tromper le public en instillant l'histoire de l'évolution dans l'inconscient des individus.
Quoi qu'ils fassent, la vérité est claire: l'homme n'est pas arrivé dans cette existence à travers un processus d'évolution mais plutôt suite à la création divine. Ainsi, celui-ci est responsable envers le Créateur même s'il ne veut pas l'assumer.