mardi 2 mars 2010

Conception et coincidence

Dans le chapitre précédent, nous avons vu à quel point il est impossible que la vie ait pu apparaître de manière aléatoire. Laissons-nous convaincre encore un moment par toutes ces impossibilités et supposons que des millions d'années auparavant, une cellule s'est formée, a acquis tous les éléments nécessaires à la vie et qu'elle est "devenue vivante". L'évolution s'effondre à ce niveau également. Car, même si cette cellule a pu subsister pendant un certain laps de temps, celle-ci serait morte ultérieurement, après quoi rien ne serait resté d'elle et chaque chose serait revenue au point de départ. C'est parce que cette première cellule vivante, à défaut d'informations génétiques, n'aurait pas pu se reproduire pour donner lieu à une nouvelle génération. La vie serait achevée avec sa mort.
Le système génétique n'est pas composé uniquement d'ADN. Les éléments suivants doivent exister dans le même environnement: les enzymes pour interpréter le code sur l'ADN, un ARN messager qui doit être produit après interprétation dudit code, un ribosome pour la production nécessaire à l'ARN messager selon ce code, un ARN de transfert pour transférer les acides aminés au ribosome pour être utilisés dans le processus de production, et des enzymes extrêmement complexes pour mettre en application de nombreux processus intermédiaires. Un tel environnement ne peut exister ailleurs que dans un environnement totalement isolé et entièrement contrôlé comme la cellule, où toutes les matières premières essentielles et les ressources énergétiques existent.
Il en résulte que la matière organique peut se reproduire uniquement si celle-ci est sous forme de cellule entièrement constituée avec toutes ses organelles et dans un environnement approprié où elle peut survivre, échanger des matières et recevoir de l'énergie de ses alentours. Cela veut dire que la première cellule sur terre a été formée "de manière soudaine" avec sa structure hautement complexe.
Ainsi, si une structure complexe est arrivée à la vie de manière soudaine, qu'est ce que cela veut-il dire?
Imaginons que la cellule ressemble à une voiture high-tech du point de vue de sa complexité. (En fait, la cellule dispose d'un système beaucoup plus complexe et plus développé que celui d'une voiture avec son moteur et ses équipements techniques.) Maintenant, posons-nous la question suivante: que penseriez-vous si vous partiez en randonnée au fin fond d'une forêt et que vous tombiez sur une voiture dernier modèle parmi les arbres? Penseriez-vous que divers éléments dans la forêt s'étaient réunis aléatoirement tout au long de millions d'années et avaient fini par fabriquer cette voiture? Toutes les matières premières qui entrent dans la fabrication de la voiture sont obtenues à partir du fer, du plastique, du caoutchouc, de la terre et ses produits dérivés. Mais, est-ce que ce fait vous induit à imaginer que ces matières ont été synthétisées "par hasard" puis se sont réunies et ont donné forme à une telle voiture?
Sans le moindre doute, une quelconque personne sensée comprendrait que cette voiture est issue d'une conception consciente, en l'occurrence une usine, et se demanderait ce qu'elle faisait là-bas au milieu de la jungle. L'apparition soudaine, de nulle part, d'une structure complexe sous une forme finie prouve que celle-ci a été créée par un agent conscient. Un système aussi complexe que la cellule est sans doute la création d'une volonté et d'une sagesse supérieures. Autrement dit, celle-ci est arrivée à l'existence par une création divine.
En croyant que la chance purement et simplement peut donner lieu à des conceptions parfaites, les évolutionnistes franchissent les limites de la raison et de la science. L'une des références sur la question est le célèbre zoologue français Pierre Grassé et ex-président de l'Académie Française des Sciences, réputé pour son franc-parler. Pierre Grassé est un matérialiste, mais il n'en demeure pas moins qu'il reconnaît que la théorie de Darwin est incapable d'expliquer la vie. Il évoque la logique de la "coïncidence" le concept de base du darwinisme:
"L'apparition propice des mutations qui permettent aux animaux et aux plantes de subvenir à leurs besoins est une idée difficile à croire. Or, la théorie de Darwin va encore plus loin dans l'exigence: Une seule plante, un seul animal nécessiteraient des milliers d'événements chanceux et propices. Ainsi, les miracles deviendraient la règle: les événements infiniment invraisemblables finiraient par avoir lieu… Il n'y a aucune loi qui proscrit de rêver en plein jour, mais la science ne doit pas s'adonner à ce genre de pratique." 147
Grasse résume ce que signifie le concept de "coïncidence" pour les évolutionnistes: "…La chance devient une sorte de providence, qui sous couvert d'athéisme, n'est pas nommée mais qui n'en est pas moins adorée."148
L'échec logique des évolutionnistes est le résultat de leur adoration du concept de coïncidence. Dans le Coran, il est écrit que ceux qui adorent des êtres autres que Dieu sont dénués de tout entendement:

Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants. (Sourate al-Araf, 179)

La formule de Darwin!
En plus de toutes les preuves techniques que nous avons exposées jusqu'à maintenant, examinons cette superstition des évolutionnistes en évoquant un exemple si simple que même les petits enfants peuvent le comprendre.
La théorie de l'évolution affirme que la vie est apparue de manière aléatoire. Selon cette revendication, des atomes sans vie et sans conscience se sont réunis pour former la cellule puis ils ont formé par la suite, d'une certaine manière, d'autres organismes vivants, y compris l'homme. Réfléchissons-y alors. Lorsque l'on rassemble les éléments qui entrent dans la composition de la vie tels que le carbone, l'oxygène, le phosphore, la nitrogène et le potassium, nous n'obtenons qu'un monceau de matières. Quel que soit le traitement qui en est fait, ce tas d'atomes ne peut pas donner naissance au moindre être vivant. Si vous le souhaitez, nous allons procéder à une "expérience" sur ce sujet et nous allons examiner pour le compte des évolutionnistes ce que ces derniers prétendent tout bas sous l'appellation "la formule de Darwin":
Laissons les évolutionnistes disposer une multitude de matières présentes dans la composition des êtres vivants tels que le phosphore, la nitrogène, l'oxygène, le fer et le magnésium, dans de gros barils. Qu'ils y ajoutent une quelconque matière qui n'existe pas dans les conditions naturelles, mais qu'ils pensent être nécessaire. Qu'ils ajoutent à ce mélange autant de protéines - la probabilité de chacune d'elles étant de 10-950 - qu'ils le souhaitent. Qu'ils exposent ce mélange à autant de chaleur et d'humidité qu'ils souhaitent. Qu'ils mettent aux côtés de ces barils les scientifiques les plus en vue et que ces derniers attendent là en se relayant pendant des milliards et des milliards d'années. Accordez-leur la liberté d'utiliser toutes sortes de conditions qu'ils croient nécessaires pour la constitution de l'homme. Quoi qu'ils fassent, ils n'arriveront pas à constituer un être humain à partir de ces barils, par exemple un professeur qui examine sa structure cellulaire sous un microscope électronique. Ils ne peuvent pas produire des girafes, des lions, des abeilles, des canaris, des chevaux, des dauphins, des roses, des orchidées, des lis, des œillets, des bananes, des oranges, des pommes, des dates, des tomates, des melons, des pastèques, des figues, des olives, des raisins, des pêches, des faisans, des papillons multicolores ou des millions d'autres êtres vivants comme ceux-là. En effet, ils ne pouvaient pas obtenir la moindre cellule d'aucun être vivant.
Bref, des atomes inconscients ne peuvent pas constituer la cellule en se réunissant. Ils ne peuvent pas prendre une nouvelle décision et diviser cette cellule en deux, puis prendre d'autres décisions et créer les professeurs qui ont inventé en premier le microscope électronique puis examiné leurs propres structures cellulaires à l'aide de ce microscope. La matière n'est pas dotée de conscience; c'est un amas sans vie, dont celle-ci lui est insufflée par la création supérieure de Dieu.
La théorie de l'évolution, qui prétend le contraire, est une illusion totalement en contradiction avec la raison. Réfléchir un peu soit-il à ce que prétendent les évolutionnistes nous prouve cette réalité, à l'instar de l'exemple ci-dessus.

La technologie dans l'œil et l'oreille
Une autre question à laquelle les évolutionnistes n'arrivent pas à trouver de réponse est l'excellente qualité de perception dont sont dotés l'œil et l'oreille.
Avant de passer au sujet de l'œil, permettez-nous d'expliquer brièvement "comment on voit". Les rayons de lumière en provenance d'un objet tombent dans le sens opposé sur la rétine de l'œil. A cet endroit, ces rayons de lumière sont transformés en signaux électriques par les cellules et atteignent un endroit minuscule à l'arrière du cerveau, appelé centre de la vue. Ces signaux électriques sont perçus dans ce centre cérébral en tant qu'image après une série de processus. Maintenant que nous avons un aperçu technique, il faut commencer un processus de réflexion.
Le cerveau est isolé de la lumière, ce qui veut dire que la partie interne du cerveau est dans l'obscurité totale, et que la lumière n'atteint pas la partie où se situe le cerveau. L'endroit appelé centre de la vue est un endroit totalement obscur que la lumière n'atteint jamais. C'est peut-être l'endroit le plus obscur que vous ayez jamais connu. Toutefois, vous pouvez observer un monde lumineux dans cette nuit noire.
L'image constituée dans l'œil est tellement exacte et nette que même la technologie du 20ème siècle n'a pas pu obtenir une telle qualité. Par exemple, regardez le livre que vous lisez, vos mains qui le tiennent, puis levez la tête et regardez autour de vous. Avez-vous déjà vu ailleurs une image aussi nette et précise comme celle-ci? Même l'écran de télévision le plus développé fabriqué par le plus grand producteur de télévision au monde ne peut pas fournir une image si claire. C'est une image tridimensionnelle, en couleur et extrêmement nette. Pendant plus de 100 ans, des milliers d'ingénieurs ont essayé d'atteindre cette netteté de l'image. Des usines, des locaux énormes, plusieurs études conduites ainsi qu'un grand nombre de plans et de conceptions ont été effectués dans ce but. Encore une fois, regardez l'écran de télévision et le livre que vous tenez dans les mains. Vous constaterez une grande différence en qualité d'image. De plus, l'écran de télévision vous donne une image bidimensionnelle alors que grâce à vos yeux vous avez une perspective tridimensionnelle profonde. Lorsque vous regardez attentivement, vous observerez qu'il y a du flou dans la télévision. Y a-t-il du flou dans vos yeux? Certainement pas.
Pendant plusieurs années, des dizaines de milliers d'ingénieurs ont essayé d'obtenir une image tridimensionnelle pour égaler la qualité de la perception visuelle. Certes, ils sont arrivés à créer un système de télévision tridimensionnel mais il est impossible de le regarder sans lunettes. En outre, ce n'est qu'un système tridimensionnel artificiel. Le fond est plus flou, alors que le premier plan apparaît comme un décor en papier. Il n'a pas été possible non plus d'obtenir une vue aussi claire et nette que celle de l'œil. L'appareil photo comme la télévision font perdre de la qualité à l'image.
Les évolutionnistes prétendent que le mécanisme responsable de cette netteté et clarté de l'image est le fruit du hasard. Maintenant, si quelqu'un vous dit que le poste de télévision dans votre chambre est apparu par hasard, que ses atomes se sont réunis pour former cet outil qui donne des images, que penseriez-vous? Comment les atomes peuvent-ils effectuer ce que des milliers de personnes n'arrivent à faire?
Pendant presque un siècle, des dizaines de milliers d'ingénieurs n'ont cessé de mener des recherches dans les laboratoires high-tech et les grands complexes industriels à l'aide des instruments technologiques les plus sophistiqués, mais ils n'ont pas pu faire plus que ça.
Si un instrument qui produit une image plus primitive que celle de l'œil ne pouvait pas être obtenu par hasard, alors il est évident que l'œil et l'image obtenue par celui-ci ne peuvent pas être le fruit du hasard. L'œil nécessite un plan et une conception beaucoup plus détaillés que celle de la télévision. Le plan et la conception d'une image pareille appartiennent à Dieu, qui prévaut sur tout.
La même situation s'applique à l'oreille. L'oreille externe capte les sons disponibles par le pavillon et les dirige vers l'oreille moyenne. Celle-ci transmet les vibrations sonores en les intensifiant. L'oreille interne envoie ces vibrations au cerveau en les transformant en signaux électriques. A l'instar de l'œil, l'action d'entendre est finalisée dans le centre de l'ouie situé dans le cerveau.
La situation de l'œil s'applique également à l'oreille, en l'occurrence que le cerveau est isolé du son comme il l'est de la lumière: aucun son ne passe. Ainsi, aussi bruyant que le monde extérieur puisse être, l'intérieur du cerveau est complètement silencieux. Toutefois, les sons les plus aigus sont perçus par le cerveau. Dans votre cerveau, qui est isolé du son, vous écoutez les symphonies d'un orchestre et entendez tous les bruits émanant d'un endroit bondé. Or, si le niveau sonore au sein de votre cerveau était mesuré à ce moment-là grâce à un instrument précis, vous constateriez que c'est le silence total qui y prévaut.
Permettez-nous de comparer la haute qualité et la technologie supérieure présente dans l'oreille et dans le cerveau avec celle produite par l'homme. A l'instar du cas de l'imagerie, des décennies d'efforts ont été consacrées à tenter de générer et de reproduire un son fidèle à l'original. Le résultat en a été les lecteurs enregistreurs, les systèmes hi-fi et les systèmes de détection de son. En dépit de toute cette technologie et les milliers d'ingénieurs et d'experts qui ont participé à cette aventure, aucun son n'a été obtenu à ce jour qui soit égal à la clarté et à la netteté de celui capté par l'oreille. Pensez au meilleur système hi-fi fabriqué par les meilleures sociétés dans l'industrie musicale. Même dans ces instruments, le son une fois enregistré perd de sa qualité. Lorsque vous allumez votre chaîne hi-fi, vous entendez toujours un chuintement avant que la musique ne commence. Les sons de la technologie du corps humain sont parfaitement clairs et nets. Une oreille humaine ne perçoit jamais un son accompagné par un chuintement ou les bruits ambiants comme c'est le cas des systèmes hi-fi. L'oreille humaine perçoit le son exactement comme il est, c'est-à-dire net et clair. Cela a toujours été le cas depuis la création de l'homme.
Brièvement, la technologie de notre corps dépasse de loin la technologie produite par l'homme grâce à l'accumulation du savoir, de l'expérience et à la chance. Alors, comment pouvons-nous prétendre que les technologies qui existent dans le corps humain, qui sont bien supérieures à celles-ci, auraient pu exister à travers une chaîne de coïncidence appelée évolution?
Il est évident que l'œil, l'oreille et en effet toutes les autres parties du corps humain sont les produits d'une création supérieure puissante. Ce sont des indications extrêmement claires de l'existence de la création divine inégalée et unique. Une preuve de l'éternel savoir et de la puissance de Dieu.
La raison pour laquelle nous évoquons le sujet de la vue et de l'ouie ici c'est pour démontrer l'incapacité des évolutionnistes à comprendre la preuve flagrante de la création divine. Si un jour vous demandez à un évolutionniste de vous expliquer comment cette conception et ces technologies surprenantes ont pu exister par hasard, vous verrez qu'il n'arrivera pas à vous donner une explication raisonnable et logique. Darwin lui-même, dans sa lettre à Asa Gray du 3 avril 1860, écrit que "penser à l'œil lui avait donné froid au corps" et il reconnaît le désespoir des évolutionnistes face à cette excellente conception qui est celle des organismes vivants.149


CHAPITRE 13

Les revendications évolutionnistes face aux faits


Dans les chapitres précédents, nous avons examiné pourquoi la théorie de l'évolution n'était pas valable, face aux preuves tangibles trouvées dans les fossiles ainsi qu'au niveau de la biologie moléculaire. Dans le présent chapitre, nous nous pencherons sur un certain nombre de phénomènes et concepts biologiques présentés par les évolutionnistes comme des preuves théoriques. Ces questions sont particulièrement importantes, car elles démontrent que la théorie de l'évolution ne se base sur aucun résultat scientifique et révèlent le degré de distorsion et de tromperie auxquelles les évolutionnistes ont recours.

Variations et espèces
La variation est un terme utilisé en génétique. Celui-ci renvoie à un événement génétique qui fait que les individus ou les groupes d'une certaine espèce ont des caractéristiques différentes les uns des autres. Par exemple, toutes les personnes sur terre ont en principe les mêmes informations génétiques. Or, certains ont les yeux bridés, d'autres les cheveux roux, alors que des individus ont des nez longs, certains sont de petites tailles, tout dépend du degré de variation potentielle de cette information génétique.
Les évolutionnistes supposent que les variations au sein d'une espèce sont une preuve qui corrobore la théorie. Ceci dit, la variation ne constitue pas une preuve de l'évolution car les variations ne sont que le résultat de combinaisons de l'information génétique déjà présente et n'ajoutent aucune autre caractéristique à l'information génétique.
La variation s'opère toujours dans les limites de l'information génétique. En génétique, cette limite est appelée "le pool génétique". L'ensemble des caractéristiques présentes dans le pool génétique d'une espèce peut se manifester de manières diverses selon la variation. Par exemple, à cause de la variation, il se peut que dans l'espèce reptilienne des variétés munies de queues plus longues ou des pattes plus courtes apparaissent. Car, les informations des pattes longues et des pattes courtes existent dans le pool génétique des reptiles. Toutefois, les variations ne transforment pas les reptiles en oiseaux en leur ajoutant des ailes ou des plumes ou en introduisant des modifications dans leurs métabolismes. Un tel changement nécessite une augmentation de l'information génétique des vivants, chose entièrement impossible dans les variations.
Darwin n'était pas au courant de ce fait lorsqu'il a formulé sa théorie. Il pensait qu'il n'y avait aucune limite aux variations. Dans un article qu'il a rédigé en 1844, il déclarait: "Qu'il n'y ait pas dans la nature de limite à la variation est une idée sur laquelle s'accorde la majorité des auteurs, même si je suis incapable de découvrir le moindre fait qui justifie cette croyance." 150 Dans L'origine des espèces, il cite divers exemples de variations comme la preuve la plus importante de sa théorie.
Par exemple, selon Darwin, les éleveurs d'animaux qui ont accouplé diverses variétés de bétail afin d'avoir de nouvelles variétés pour produire davantage de lait, allaient en fin de compte transformer ces animaux en espèces différentes. La notion darwinienne de "variation illimitée" est très bien reflétée dans cette phrase tirée du livre L'origine des espèces:
"Je ne vois pas la moindre difficulté, par le biais d'une sélection naturelle, à rendre de plus en plus aquatiques les habitudes d'une race d'ours, avec des bouches de plus en plus grandes jusqu'à obtenir une créature aussi gigantesque qu'une baleine." 151
Si Darwin est parti si loin pour chercher un exemple c'est bien à cause de la compréhension primitive de la science qui prévalait à son époque. Depuis ce temps, et au cours du 20ème siècle la science a énoncé le principe de "stabilité génétique" (homéostasie génétique) basé sur les résultats des expériences conduites sur les vivants. Selon ce principe, toutes les tentatives d'accouplement effectuées dans le but de produire de nouvelles variations étaient vaines et il existe des barrières parmi les diverses espèces vivantes. Cela signifiait qu'il était absolument impossible pour les éleveurs d'animaux de convertir le bétail en différentes espèces en accouplant diverses variations comme Darwin l'avait supposé.
Norman Macbeth, qui s'opposait à Darwin dans son livre Darwin Retried, écrit:
"Le cœur du problème est de savoir si vraiment les vivants étaient en mesure de varier à l'infini… Les espèces semblent stables. Nous avons tous entendu parler de ces éleveurs déçus qui avaient effectué plusieurs tentatives pour qu'en fin de compte les animaux et les plantes reviennent à l'état initial. En dépit d'efforts acharnés pendant deux ou trois siècles, il n'a jamais été possible de produire une rose bleue ou une tulipe noire." 152
Luther Burbank, considéré comme le plus grand éleveur de tous les temps, a exprimé cette idée lorsqu'il déclara: "Il existe des limites au développement possible et celles-ci suivent une loi." 153 Evoquant cette même question, le scientifique danois W. L. Johannsen a fait le commentaire suivant:
"Les variations sur lesquelles insistent Darwin et Wallace ne peuvent pas être ramenées sélectivement au-delà d'un certain point, que cette variabilité ne comporte pas le secret du 'départ infini'." 154

La résistance antibiotique et l'immunité DDT ne sont
pas des preuves de la théorie de l'évolution
L'un des concepts biologiques que les évolutionnistes tentent de présenter comme preuve de leur théorie est la résistance des bactéries aux antibiotiques. Presque toutes les sources évolutionnistes présentent la résistance antibiotique comme "un exemple du développement des vivants par mutations avantageuses". La même chose est prétendue pour le cas des insectes qui développent une immunité aux insecticides tels que le DDT.
Cependant, les évolutionnistes se trompent également à ce sujet.
Les antibiotiques sont des "molécules tueuses" qui sont produites par des micro-organismes pour combattre d'autres micro-organismes. Le premier antibiotique était la pénicilline, découverte par Alexander Fleming en 1928. Fleming s'était rendu compte que la moisissure produisait une molécule capable de tuer la bactérie staphylocoque. Cette découverte a été un événement majeur dans le monde médical. Les antibiotiques issus des micro-organismes étaient utilisés contre les bactéries et les résultats étaient très positifs.
Peu de temps après, une nouvelle découverte était réalisée. Les bactéries développent des immunités contre les antibiotiques avec le temps. Le mécanisme fonctionne de la manière suivante: une grande partie des bactéries qui sont exposées aux antibiotiques meurt, alors que les autres qui ne sont pas affectées par cet antibiotique, se reproduisent rapidement et forment très vite toute une population. Ainsi, toute la population devient immunisée contre les antibiotiques.
Les évolutionnistes tentent de présenter cela comme "l'évolution de la bactérie par l'adaptation aux conditions".
La vérité toutefois est très différente de cette interprétation superficielle. Le biophysicien israélien, Lee Spetner, également connu pour son ouvrage paru en 1997, Not By Chance, a effectué des recherches poussées sur la question. Spetner affirme que l'immunité de la bactérie résulte de deux mécanismes différents, sans qu'aucun d'eux ne constitue pour autant une preuve de la théorie de l'évolution. Ces mécanismes sont:
1- Le transfert des gènes résistants déjà présents dans les bactéries.
2- Le développement de résistance par les bactéries suite à la perte de données génétiques à cause de la mutation.
Dans un article paru en 2001, Spetner explique le premier mécanisme:
"Certains micro-organismes possèdent des gènes qui fournissent une résistance à ces antibiotiques. Celle-ci peut prendre la forme d'une dégradation de la molécule antibiotique ou son éjection en dehors de la cellule… Les organismes qui sont dotés de ces gènes peuvent les transférer aux autres bactéries, rendant celles-ci résistantes également. Même si les mécanismes de résistance sont spécifiques à un antibiotique particulier, la majorité des bactéries pathogènes a… réussi à accumuler plusieurs ensembles de gènes qui lui offrent une résistance à une variété d'antiobiotiques." 155
Spetner enchaîne et affirme que cela "ne prouve pas l'évolution":
"Le développement de la résistance antibiotique de cette manière… n'est pas du genre qui peut servir de prototype aux mutations nécessaires pour expliquer l'évolution. Les changements génétiques qui peuvent illustrer la théorie doivent ajouter des informations non seulement au génome des bactéries, mais également à l'ordre biologique. Le transfert horizontal des gènes ne s'opère que sur les gènes qui existent déjà dans certaines espèces." 156
Par conséquent, nous ne pouvons pas parler d'évolution dans ce cas. Car, il n'y a pas production de nouvelles informations génétiques: l'information génétique déjà existante est tout simplement transférée entre les bactéries.
La deuxième sorte d'immunité, celle qui résulte d'une mutation, n'est pas un exemple de l'évolution non plus. Spetner écrit à ce propos:
"Un microorganisme peut parfois développer une résistance à un antibiotique à travers une substitution aléatoire d'un seul nucléotide… Streptomycine, qui fut découverte par Selman Waksman et Albert Schatz et présentée pour la première fois en 1944, est un antibiotique contre lequel la bactérie peut développer une résistance de cette manière. Cependant, même si la mutation qu'ils subissent au cours du processus est bénéfique aux micro-organismes en la présence de la streptomycine, elle ne peut pas servir de prototype pour le genre de mutations nécessaires à la théorie néo-darwinienne. Le genre de mutation qui offre la résistance à la streptomycine est manifeste dans le ribosome et entraîne des dégâts dans son harmonie moléculaire avec la molécule antibiotique. Ce changement au niveau de la surface du ribosome du micro-organisme empêche la molécule streptomycine d'adhérer et remplir sa fonction antibiotique. Il apparaît que cette dégradation est une perte de spécificité et par conséquent une perte d'informations." 157
Pour résumer, une mutation qui affecte le ribosome de la bactérie rend celle-ci résistante à la streptomycine. La raison en est la "décomposition" du ribosome par mutation. Aucune information génétique n'est ajoutée à la bactérie. Au contraire, la structure du ribosome est décomposée; la bactérie est "désactivée". (De plus, il a été prouvé que le ribosome de la bactérie qui a subi la mutation est moins fonctionnel que celui d'une bactérie normale.) Puisque cet "handicap" empêche l'antibiotique conçu pour adhérer au ribosome, "la résistance antibiotique" se développe.
Enfin, il n'existe aucun exemple de mutation qui "développe l'information génétique".
Une situation similaire s'applique à l'immunité que les insectes développent à la DDT et aux insecticides similaires. Dans la majorité des cas, les gènes de l'immunité, qui existent déjà sont utilisés. Le biologiste évolutionniste, Fransisco Ayala, reconnaît ce fait lorsqu'il déclare que "les variantes génétiques nécessaires à la résistance à la majorité des pesticides étaient apparemment présentes dans chaque population exposée à ces composants fabriqués par l'homme".158 D'autres exemples expliqués par la mutation, à l'instar de la mutation du ribosome mentionnée précédemment, sont des phénomènes qui causent "un déficit dans l'information génétique" chez les insectes.
Dans ce cas, on ne peut pas prétendre que les mécanismes de l'immunité chez les bactéries et les insectes constituent une preuve justifiant la théorie de l'évolution. Car la théorie de l'évolution est basée sur l'affirmation que les vivants se développent à travers les mutations. Toutefois, Spetner explique que ni l'immunité antibiotique ni un quelconque phénomène biologique ne peuvent servir d'exemple à la mutation:
"Les mutations nécessaires à la macro-évolution n'ont jamais été observées. Aucune mutation aléatoire, observée au niveau moléculaire, susceptible de représenter les mutations exigées par la théorie néo-darwinienne n'a jamais ajouté la moindre information. La question que je pose alors est la suivante: est-ce que les mutations qui ont été observées sont du genre que la théorie exige? Il semble que la réponse est NON!" 159

L'illusion des organes atrophiés
Pendant longtemps, le concept "d'organes atrophiés" n'a cessé d'être présenté souvent dans les ouvrages des évolutionnistes sous l'apparence de "preuve" justifiant l'évolution. Plus tard, lorsqu'on a prouvé que ce concept était faux, il a été mis à l'écart. Ceci dit, certains évolutionnistes y croient toujours et de temps à autre quelqu'un parmi eux tente d'avancer ce concept comme une preuve importante.
La notion "d'organes atrophiés" a été introduite il y a environ un siècle. Comme le prétendaient les évolutionnistes, il existait dans le corps certains organes qui ne fonctionnaient pas. Ces organes étaient hérités des ancêtres et sont devenus progressivement atrophiés à force de ne pas être utilisés.
Cette hypothèse dans sa globalité n'est pas scientifique et est entièrement basée sur un manque de connaissance. Ces "organes atrophiés" étaient en réalité des organes "dont la fonction n'avait toujours pas été identifiée". La preuve en est la longue liste qui diminuait progressivement et que les évolutionnistes avaient établie de ces organes. S. R. Scadding, lui-même un évolutionniste, établissait ce fait dans son article "Est-ce que les organes atrophiés peuvent constituer une preuve pour l'évolution?" publié dans la revue Evolutionary Theory:
"Puisqu'il est impossible d'identifier sans ambiguïté les structures inutiles et puisque la structure de l'argumentation utilisée n'est pas valide scientifiquement, j'en conclus que "les organes atrophiés" ne constituent pas une preuve pour la théorie de l'évolution." 160
La liste de ces organes établie par l'anatomiste allemand R. Wiedersheim en 1895 comportait approximativement 100 organes y compris l'appendice et le coccyx. Grâce au progrès de la science, on a découvert que tous les organes inclus dans cette liste avaient d'importantes fonctions. Par exemple, on a découvert que l'appendice, qui était supposé être un organe atrophié, était en réalité un organe lymphoïde qui combattait les infections au sein du corps. Ce fait a été mis en évidence en 1997: "D'autres organes et tissus du corps - le thymus, le foie, la bile, l'appendice, la moelle et la petite quantité de tissus lymphatiques comme les amygdales font partie du système lymphatique également. Ils aident également le corps à combattre les infections."161
On a également découvert que les amygdales, considérées également parmi les organes atrophiés, jouaient un rôle important dans la protection de la gorge contre les infections, en particulier jusqu'à l'adolescence. De plus, on a découvert que le coccyx soutient les os autour du pelvis et constitue le point de convergence de certains petits muscles. Quelques années par la suite, il a été prouvé que le thymus aide le système immunitaire dans le corps humain en activant les cellules T, que l'épiphyse est responsable de la sécrétion de certaines hormones très importantes, que la thyroïde contribue à la croissance constante des enfants et des nourrissons et que l'hypophyse contrôle le bon fonctionnement de plusieurs glandes hormonales. Tous ces organes étaient pendant un certain temps considérés "atrophiés". Le repli semi-lunaire dans l'œil que Darwin considérait comme un organe atrophié est responsable en réalité du nettoyage et de la lubrification de l'œil.
Il y avait une erreur de logique manifeste dans les propos des évolutionnistes au sujet des organes atrophiés. Comme nous venons de l'expliquer, les évolutionnistes prétendaient que les organes atrophiés étaient hérités des ancêtres. Toutefois, certains de ces organes n'ont pas été trouvés chez les prétendus ancêtres des êtres humains. Part exemple, l'appendice n'existe pas chez certaines espèces de singes qui sont considérées comme des ancêtres de l'homme. Le célèbre biologiste H. Enoch, qui contestait la théorie des organes atrophiés écrit à ce propos:
"Les singes possèdent un appendice, alors que leurs parents immédiats, les singes inférieurs n'en ont pas. Mais cet organe réapparaît encore chez certains mammifères comme l'opossum. Comment les évolutionnistes peuvent-ils expliquer cela?"162
Autrement dit, le scénario des organes atrophiés présenté par les évolutionnistes comporte un certain nombre de failles et il a été prouvé qu'il est scientifiquement faux. Il n'existe pas dans le corps d'organes atrophiés hérités d'autres ancêtres puisque les êtres humains n'ont pas évolué à partir d'autres êtres sous l'effet du hasard mais ils ont été créés dans leur forme actuelle, complète et parfaite.

Le mythe de l'homologie
Les similitudes structurelles qui existent entre les différentes espèces sont appelées "homologie" en biologie. Les évolutionnistes tentent de présenter ces similitudes comme preuves de l'évolution.
Darwin pensait que les créatures avec des organes similaires (homologues) partageaient une relation évolutive les unes avec les autres et que ces organes avaient sûrement été hérités d'un ancêtre commun. Selon son hypothèse, les pigeons et les aigles avaient des ailes. Donc, les pigeons, les aigles et tous les autres oiseaux munis d'ailes étaient supposés avoir évolué à partir d'un seul ancêtre commun.
L'homologie est un argument trompeur avancé sur la base d'une preuve unique, en l'occurrence la ressemblance physique. Cet argument n'a jamais été vérifié par la moindre découverte concrète depuis l'époque de Darwin. Personne n'a jamais découvert dans une couche terrestre un fossile de cet ancêtre commun imaginaire des créatures dont les structures sont homologues. En outre, les questions suivantes nous démontrent clairement que l'homologie ne fournit pas la moindre preuve que l'évolution a réellement eu lieu.
1- La découverte d'organes homologues chez des créatures appartenant à des espèces complètement différentes, parmi lesquelles les évolutionnistes n'ont jamais réussi à établir la moindre relation évolutive;
2- Les codes génétiques de certaines créatures qui partagent des organes homologues sont complètement différents les uns des autres.
3- Le développement embryonnaire des organes homologues chez des créatures différentes est complètement différent.
Ces points méritent qu'on s'y attarde un instant.

Des organes similaires chez des espèces totalement différentes
Il existe un grand nombre d'organes homologues que partagent des espèces différentes et parmi lesquelles les évolutionnistes n'arrivent pas à établir une relation évolutive. Par exemple, les ailes; hormis les oiseaux, nous trouvons des ailes chez les chauves-souris, qui sont des mammifères, chez les insectes voire chez certains dinosaures, qui sont des reptiles éteints depuis longtemps. Les évolutionnistes n'énoncent pas la moindre relation ou lien de parenté entre ces quatre catégories animales.
De plus, il est étonnant de constater la ressemblance et la similitude structurelle observées dans les yeux des diverses créatures. Par exemple, la pieuvre et l'homme sont deux espèces extrêmement différentes et il est invraisemblable de parler d'une relation évolutive entre les deux. Ceci dit, les yeux sont similaires chez les deux espèces sur le plan de la structure et de la fonction. Les évolutionnistes ne prétendent pas pour autant que l'homme et la pieuvre descendent du même ancêtre alors qu'ils ont des yeux similaires. Plusieurs autres exemples confirment que l'hypothèse proposée par les évolutionnistes, en l'occurrence que les "organes homologues prouvent que les espèces vivantes ont évolué à partir d'un même ancêtre", n'a aucune base scientifique.
A vrai dire, les organes homologues doivent davantage poser un problème pour les évolutionnistes. Les confessions de Frank Salisbury, le célèbre évolutionniste, ont révélé à quel point le fait que des espèces totalement différentes arrivent à avoir des yeux similaires constitue une impasse au concept de l'homologie.
"Même quelque chose aussi complexe que l'œil est apparue à plusieurs reprises; par exemple chez les calamars, les vertébrés et les arthropodes. Il est assez problématique de justifier l'apparition de tels organes une fois, mais rien que de penser que cette hypothèse est reprise plusieurs fois selon la théorie synthétique me donne le vertige." 163
Il existe plusieurs créatures qui, malgré leur apparence similaire, ne peuvent prouver l'existence de relations évolutives. Deux taxa mammifères, placentaires et marsupiaux, en sont un exemple. Les évolutionnistes reconnaissent que ces groupes de mammifères se sont séparés lors de la période initiale et se sont par la suite développés indépendamment l'un de l'autre. Toutefois, il existe plusieurs créatures dont l'apparence est similaire à ces deux taxa, qui sont considérés totalement distincts. Les biologistes américains, Dean Kenyon et Percival Davis écrivent:
"Selon la théorie de Darwin, le modèle des loups, des chats, des écureuils, des cochons, des taupes et des rats ont tous évolué à deux reprises: une fois chez les mammifères placentaires puis de manière indépendante chez les marsupiaux. Cela nous entraîne à dire que le processus aléatoire et incontrôlé de mutation et de sélection naturelle tombe sur des caractéristiques identiques plusieurs fois chez des organismes très éloignés les uns des autres." 164
De telles similitudes extraordinaires, que les biologistes évolutionnistes n'arrivent pas à accepter comme des exemples "d'homologie", démontrent que des organes similaires ne constituent pas une preuve corroborant la thèse de l'ancêtre commun.

L'impasse embryonnaire et génétique de l'homologie
Pour que l'on puisse prendre au sérieux cette hypothèse évolutionniste de "l'homologie", des organes similaires (homologues) chez différentes créatures doivent également être codifiés avec des codes ADN similaires (homologues). Cependant, ce n'est pas le cas. Dans la majorité des cas, le code génétique est différent. De plus, les codes génétiques similaires de l'ADN chez des créatures différentes sont souvent associés à des organes complètement différents.
Dans son livre Evolution: A Theory in Crisis, Michael Denton, un professeur australien de biologie, décrit l'impasse génétique de l'interprétation que font les évolutionnistes de l'homologie:
"Les structures homologues sont souvent spécifiées par des systèmes génétiques non-homologues et le concept d'homologie peut rarement être retracé en embryologie." 165
Un célèbre exemple en est "l'homologie des cinq doigts" qu'on trouve presque dans tous les ouvrages évolutionnistes. Les tétrapodes, c'est-à-dire les vertébrés, ont cinq doigts et cinq orteils dans leurs pattes antérieures et postérieures. Même si des membres ne ressemblent pas toujours aux doigts et aux orteils tels qu'on les connaît, il n'en demeure pas moins qu'ils sont considérés pentadactyles à cause de leur structure osseuse. Les pattes antérieures et postérieures d'une grenouille, d'un lézard, d'un écureuil ou d'un singe sont ainsi. Les structures squelettiques des oiseaux et des chauves-souris sont conçues également de cette manière.
Les évolutionnistes ont prétendu que toutes ces créatures descendent du même ancêtre et cette idée a été rapportée par tous les ouvrages élémentaires de la biologie à travers le 20ème siècle comme étant une preuve irréfutable de l'évolution. Les découvertes génétiques durant les années 1980 ont réfuté cette hypothèse. En effet, il a été découvert que les modèles des membres pentadactyles des diverses créatures sont contrôlés par des gènes très différents. Le biologiste évolutionniste William Fix décrit l'effondrement de cette thèse évolutionniste en ces termes:
"Les anciens ouvrages qui traitent de l'évolution évoquent souvent l'idée d'homologie, indiquant ainsi la ressemblance évidente entre les squelettes des membres des divers animaux. Ainsi, on trouve le modèle des membres "pentadactyles" dans les mains de l'homme, l'aile de l'oiseau, la nageoire d'une baleine, ce qui est revendiqué pour prouver l'origine commune de ces espèces. Alors, si ces diverses structures étaient transmises par le même ensemble de gènes, varié de temps à autre par un processus de mutation et subissant une sélection naturelle, la théorie serait alors logique. Malheureusement, c'est loin d'être le cas. Il n'a pas été démontré que les organes homologues sont produits par des ensembles génétiques différents chez différentes espèces. Le concept d'homologie en terme de gènes similaires transmis par un ancêtre commun s'est totalement effondré…" 166
De plus, afin que l'homologie évolutive puisse être considérée valable, le développement embryonnaire (les étapes de développement dans l'œuf ou dans l'utérus maternel) des espèces dont les organes sont homologues doit se ressembler. En réalité, le développement embryonnaire de tels organes est totalement différent chez chaque espèce vivante.
Pour conclure, il y a lieu de préciser que les recherches embryologiques et génétiques ont prouvé que le concept d'homologie défini par Darwin comme "preuve de l'évolution des vivants à partir d'un ancêtre commun" ne peut en aucun cas être considéré comme une preuve. Aussi, la science a-t-elle, à maintes reprises, prouvé que la thèse de Darwin était complètement fausse.

Parler d'homologie moléculaire n'est pas valable
L'hypothèse de l'homologie avancée par les évolutionnistes comme preuve de l'évolution n'est pas valable non seulement sur le plan des organes mais également sur le plan moléculaire. Les évolutionnistes prétendent que les codes ADN ou les structures protéines des diverses espèces sont similaires et que cette similitude prouve que ces espèces vivantes ont évolué à partir d'ancêtres communs ou les unes à partir des autres.
En réalité, toutefois, les résultats obtenus à la suite de comparaisons moléculaires ne corroborent absolument pas la théorie de l'évolution. Il existe d'énormes différences moléculaires entre des créatures qui en apparence sont très similaires et apparentées. Par exemple, la structure du cytochrome-C, l'une des protéines vitales à la respiration, est très différente chez les espèces vivantes de la même classe. Selon les recherches effectuées sur cette question, la différence entre deux espèces différentes de reptiles est plus grande que celle qui existe entre un oiseau et un poisson ou un poisson et un mammifère. Une autre étude a démontré que les différences moléculaires entre certains oiseaux étaient plus grandes que celles entre ces oiseaux et les mammifères. On a également découvert que la différence moléculaire entre les bactéries qui semblent être semblables est plus grande que la différence entre les mammifères et les amphibiens ou les insectes.167 Des comparaisons similaires avec les mêmes résultats ont été effectuées sur l'hémoglobine, la myoglobine et les gènes.168
Voici le commentaire du Dr Michael Denton concernant ces découvertes ainsi que d'autres en rapport avec celles-ci:
"Au niveau moléculaire, chaque catégorie est unique, isolée et non liée par des intermédiaires. Tout comme les fossiles, les molécules n'ont pas réussi à fournir les intermédiaires manquants si longtemps recherchés par la biologie évolutionniste… Au niveau moléculaire, aucun organisme n'est considéré "ancestral", "primitif" ou "avancé" en comparaison avec d'autres organismes de la même espèce… Il n'y a presque pas de doute que si cette preuve moléculaire avait été disponible il y a un siècle… l'idée de l'évolution organique n'aurait peut-être jamais été acceptée." 169
Dans les années 90, les avancées de la recherche sur le code génétique des êtres humains ont encore mis la théorie de l'évolution dans l'embarras. Lors de ces expériences, au lieu de comparer les séquences de protéines comme cela a été fait auparavant, on a comparé les séquences de l'ARN ribosomal (ARNr) et, en dernier lieu, on a essayé d'établir l'"arbre de l'évolution". Cependant, les évolutionnistes ont été déçus par leurs découvertes. Selon les biologistes français, Hervé Philippe et Patrick Forterre, "avec un nombre croissant de séquences disponibles, la plupart des phylogénies protéiques se contredisent entre elles et contredisent l'arbre de l'évolution".170
Les comparaisons d'ARNr ont été complétées par des comparaisons de codes ADN d'êtres vivants, mais les résultats ont contredit l'"arbre de vie" établi par les évolutionnistes. James Lake, Ravi Jain et Maria Rivera, trois biologistes moléculaires, ont traité ce sujet dans un article publié en 1999:
"Les scientifiques ont commencé à analyser une variété de gènes de différents organismes et ont conclu que les relations entre ceux-ci réfutaient l'arbre de vie obtenu uniquement grâce à l'analyse d'ARNr." 171
Aucune comparaison de protéines, d'ARNr ni comparaison génétique ne confirme les hypothèses de la théorie de l'évolution. Carl Woese, un biologiste réputé de l'Université de l'Illinois, déclare ce qui suit:
"Aucune phylogénie cohérente n'a été obtenue à partir des nombreuses phylogénies protéiques indépendantes produites à ce jour. Les incongruités phylogénétiques peuvent être observées partout dans l'arbre universel, des racines aux branches principales, au sein et parmi les divers (groupes) en allant même jusqu'à la formation des groupements primaires." 172
Le fait que les résultats des comparaisons moléculaires ne soient pas favorables, mais plutôt contraires à la théorie de l'évolution est aussi admis dans l'article intitulé "Is it Time to Uproot the Tree of Life?" publié dans le magazine Science en 1999. Dans cet article, Elizabet Pennisi établit que les analyses génétiques et les comparaisons menées par les biologistes darwinistes afin d'éclaircir l'"arbre de vie" ont donné lieu à des résultats complètement opposés et affirme que "des nouvelles données brouillent le paysage évolutionniste":
"Il y a un an, des biologistes qui étudiaient les génomes récemment séquencés de plus d'une douzaine de micro-organismes ont pensé que ces données pouvaient contribuer à corroborer les thèses de l'histoire ancienne de la vie. Cependant leurs découvertes les ont troublés. Les comparaisons des génomes disponibles non seulement n'éclaircissaient pas la manière dont s'était effectuée l'évolution des principaux groupements de la vie, mais brouillaient davantage les pistes. Actuellement, en disposant de huit séquences microbiennes additionnelles, la situation est devenue encore plus confuse. Un grand nombre de biologistes évolutionnistes ont pensé qu'ils commençaient à apercevoir le tout début des royaumes de l'arbre de vie… Lorsque les séquences complètes d'ADN ont permis de comparer d'autres sortes de gènes, les chercheurs se sont attendus tout simplement à ajouter des détails à cet arbre. Mais "jamais la vérité ne semblait si éloignée" déclare Claire Fraser, directeur de The Institute for Genomic Research (TIGR) situé à Rockville dans l'état de Maryland aux Etats-Unis. Au contraire, les comparaisons ont apporté de nombreuses versions de l'arbre de vie qui diffèrent de l'arbre d'ARNr et qui se contredisent entre elles également..."173
A mesure qu'on avance dans la recherche, le concept d'homologie perd sa place. Les comparaisons de protéines, d'ARNr et de gènes révèlent que des créatures présumées être des parents proches selon la théorie de l'évolution sont en fait complètement différentes les unes des autres. Une étude de 1996 employant 88 séquences de protéines a mis ensemble les lapins avec les primates au lieu de les classer avec les rongeurs. En 1998, l'analyse de 13 gènes chez 19 espèces d'animaux a classé les oursins de mer parmi les cordés; une autre étude de 1998 basée sur 12 protéines établissait que les vaches étaient plus proches des baleines que des chevaux. Le biologiste moléculaire, Jonathan Wells résume la situation ainsi:
"Les incohérences des arbres basés sur les différentes molécules et les étranges arbres obtenus en réalisant certaines analyses moléculaires, ont conduit la phylogénie moléculaire à une crise." 174

Le mythe de la récapitulation embryologique
Depuis longtemps on a cessé de parler de la "théorie de la récapitulation" dans les ouvrages scientifiques, mais cette théorie est toujours présentée comme une réalité scientifique par certaines publications évolutionnistes. Le terme "récapitulation" est un condensé de l'affirmation l'"ontogénie récapitule la phylogénie" mise en avant par le biologiste évolutionniste, Ernst Haecker à la fin du 19ème siècle.
La théorie énoncée par Haeckel prône que les embryons vivants traversent le même processus évolutif que leurs pseudo-ancêtres. Il a déclaré que pendant le développement dans l'utérus de la mère, l'embryon humain a d'abord eu les caractéristiques d'un poisson, puis d'un reptile, et finalement celles d'un humain.
Depuis, cette théorie s'est avérée complètement fausse. Il est actuellement connu que les "branchies" qui sont supposées apparaître pendant les premières étapes de l'embryon humain sont en fait les phases initiales du développement du canal de l'oreille moyenne, des glandes parathyroïdes et du thymus. La partie de l'embryon similaire à la "poche du jaune d'œuf" est en fait une poche qui produit le sang pour le nourrisson. La partie identifiée comme une "queue" par Haeckel et ses acolytes est l'épine dorsale, qui ressemble à une queue du fait qu'elle prend forme avant les jambes.
Les faits énoncés sont tous reconnus dans l'univers scientifique et acceptés même par les scientifiques évolutionnistes. George Gaylord Simpson, l'un des fondateurs du néo-darwinisme, écrit:
"Haeckel a mal énoncé le principe évolutif concerné. L'ontogénie ne se répète pas dans la phylogénie." 175
Dans un article publié dans American Scientist, nous pouvons lire:
"Sans doute la loi biogénétique est totalement désuète. Elle a fini par être éliminée des livres de biologie dans les années cinquante. En tant que sujet sérieux de recherche scientifique, elle a été dépassée dans les années vingt…" 176
Ernst Haeckel lui-même constitue un autre aspect intéressant de la récapitulation, un charlatan qui a falsifié ses dessins pour soutenir la théorie qu'il revendiquait. Les inventions de Haeckel ont prétendument démontré la ressemblance entre les poissons et les embryons humains. Lorsqu'il a été démasqué, sa seule défense a consisté à maintenir que d'autres évolutionnistes avaient fait la même chose auparavant:
"Suite à cette confession compromettante de "falsification", je serais obligé de me considérer comme condamné et annihilé si je n'avais pas la consolation de voir au rang des prisonniers des centaines de confrères parmi lesquels figurent les observateurs les plus fiables et les biologistes les plus réputés. La plupart des diagrammes des meilleurs ouvrages, traités et périodiques de biologie pourraient être accusés à ce titre de "falsification", car ils sont tous inexacts et ont été plus ou moins fabriqués, schématisés et élaborés." 177
Il y a, en fait, des "centaines de confrères parmi lesquels figurent les observateurs les plus fiables et les biologistes les plus réputés" dont les études sont pleines de préjudices, de distorsions et même d'inventions. Cela est dû au fait qu'ils se sont tous conditionnés pour faire prédominer la théorie de l'évolution, même si aucune preuve scientifique ne corrobore cette théorie.










CHAPITRE 14

L'évolution: une théorie dérivée du matérialisme


Les données que nous avons présentées tout au long de ce livre démontrent que la théorie de l'évolution ne repose sur aucune base scientifique. Bien au contraire, elle est en parfaite contradiction avec les découvertes scientifiques. Autrement dit, même si certains "scientifiques" défendent cette théorie, il doit certainement y avoir un autre facteur en jeu.
Celui-ci n'est autre que la philosophie matérialiste.
La philosophie matérialiste est une pensée très ancienne. Sa caractéristique principale est la croyance absolue en la matière. Selon cette philosophie, la matière est infinie et toute chose est composée de la matière et uniquement de celle-ci. Cette approche rend évidement impossible toute croyance en un Créateur. Aussi, le matérialisme a-t-il été pendant longtemps hostile à toute croyance religieuse en Dieu.
Il s'agit donc de savoir si le point de vue matérialiste est correct ou non. Pour vérifier cela, il convient d'effectuer une recherche au niveau des croyances scientifiques de cette philosophie en utilisant des méthodes scientifiques. Par exemple, un philosophe du 10ème siècle pouvait prétendre qu'il existait un arbre divin sur la surface de la Lune et que tous les vivants auraient grandi sur les branches de cet énorme arbre, tels des fruits, puis seraient tombés sur terre. D'aucuns peuvent trouver cette philosophie attirante et finissent par y croire. Or nous sommes au 20ème siècle et l'homme a marché sur la Lune, il n'est donc pas possible d'avancer une telle philosophie. L'existence de cet arbre peut être déterminée par des méthodes scientifiques, c'est-à-dire par l'observation et l'expérimentation.
Nous pouvons donc effectuer des investigations par des méthodes scientifiques sur ce que prétend la philosophie matérialiste, en l'occurrence que la matière a existé éternellement et que celle-ci est en mesure de s'organiser par elle-même et engendrer la vie sans avoir besoin d'un Créateur supérieur. Lorsqu'on procède ainsi, nous remarquons que le matérialisme s'effondre tout de suite puisque l'existence éternelle de la matière a déjà été réfutée par la théorie du Big Bang, celle-ci ayant démontré que l'Univers a été créé du néant. Prétendre que la matière s'est organisée par elle-même pour donner naissance à la vie est la base de la théorie de l'évolution - cette théorie même que nous avons étudiée tout au long de ce livre et qui s'est également effondrée.
Cependant, si on fait partie de ceux qui persistent à croire au matérialisme au dessus de toute autre chose et n'abandonnent pas le matérialisme même lorsqu'ils voient que la science réfute l'évolution, c'est qu'on est "principalement matérialiste avant d'être scientifique". Ces individus tentent donc de sauver le matérialisme en défendant l'évolution à n'importe quel prix. C'est la situation fâcheuse où se trouvent les évolutionnistes aujourd'hui.
Il est édifiant de remarquer que ces personnes reconnaissent ce fait de temps à autre. Un généticien reconnu qui revendique clairement son adhésion à la théorie de l'évolution, Richard C. Lewontin de l'Université de Harvard, reconnaît qu'il est "d'abord un évolutionniste puis un scientifique":
"Ce ne sont pas tellement les méthodes et les institutions de la science qui nous obligent à accepter une explication matérielle du monde, mais au contraire nous sommes forcés par notre adhésion a priori aux causes matérielles de créer un appareil de recherche et un ensemble de concepts qui fournissent des explications matérielles, même si cela semble contraire à l'intuition et laisse perplexe le novice. Et qu'en plus le matérialisme est absolu et que nous ne pouvons pas laisser le pied divin franchir la porte." 178
Le terme "a priori" employé ici par Lewontin est très révélateur. Ce terme philosophique renvoie à une présupposition qui n'est basée sur aucune expérience. Une pensée est "a priori" lorsque vous la considérez correcte même en l'absence d'information confirmant sa véracité. Comme l'évolutionniste Lewontin le reconnaît sans ambages, le matérialisme est un "a priori" et les évolutionnistes tentent d'adapter la science à celui-ci. Puisque le matérialisme exige une négation de Dieu, les évolutionnistes adoptent la seule alternative disponible, en l'occurrence la théorie de l'évolution. Peu leur importe que la théorie de l'évolution ait été réfutée par des faits scientifiques puisque les scientifiques considèrent "a priori" qu'elle est correcte.
Ces préjugés entraînent les évolutionnistes à croire que "la matière inconsciente s'est composée par elle-même", ce qui est contraire non seulement à la science mais également à la raison. Robert Shapiro, professeur de chimie à l'Université de New York et expert en ADN, explique cette croyance des évolutionnistes et le dogme matérialiste qui en est la base en ces termes:
"Un autre principe évolutionniste est ainsi nécessaire pour nous aider à franchir la faille qui sépare les mélanges de simples matières chimiques naturelles du premier reproducteur efficace. Ce principe n'a toujours pas été décrit en détail ni démontré, mais plutôt anticipé et appelé évolution chimique et auto-organisation de la matière. L'existence de ce principe est prise pour un acquis dans la philosophie du matérialisme dialectique, comme l'applique Alexander Oparin à l'origine de la vie." 179
La propagande évolutionniste dont regorgent les principaux organes de presse occidentaux et les très "respectables" revues scientifiques est le résultat de cette nécessité idéologique. Puisqu'on considère l'évolution indispensable, celle-ci a été transformée en un tabou par les gardiens du temple de la science.
Il existe des scientifiques qui se voient contraints de défendre cette théorie invraisemblable ou du moins d'éviter de prononcer la moindre critique à son encontre pour préserver leur réputation. Les académiciens des pays occidentaux sont obligés de publier des articles dans certaines revues scientifiques pour atteindre et préserver leur "chaire". Toutes les revues de biologie sont sous le contrôle des évolutionnistes et ces derniers ne permettent pas la publication du moindre article réfutant cette théorie. Ils font également partie de l'ordre établi qui considère l'évolution comme une nécessité idéologique qui justifie une défense aveugle des "coïncidences impossibles" que nous avons passées en revue dans ce livre.

Les aveux des matérialistes
Le biologiste allemand, Hoimar Von Dithfurt, un évolutionniste célèbre, est un bon exemple de cette compréhension matérialiste fanatique. Après avoir cité un exemple de la grande complexité de la vie, Dithfurt évoque la possibilité de l'apparition aléatoire de la vie en déclarant:
"Est-il possible qu'une telle harmonie apparaisse de manière aléatoire? C'est la question élémentaire de toute l'évolution biologique. Répondre à cette question par "oui, c'est possible" reviendrait à tenter de vérifier la foi dans la science moderne de la nature. Pour être critique, nous pouvons dire que quelqu'un qui accepte la science moderne de la nature n'a nulle autre alternative que de dire "oui", parce qu'il tentera d'expliquer le phénomène naturel par des moyens compréhensibles à partir des lois de la nature sans avoir recours à l'interférence métaphysique. Toutefois à ce stade, expliquer tout par le biais des lois de la nature, en l'occurrence par les coïncidences, est un signe qu'il n'a nulle part où s'échapper. Car, que peut-il faire d'autre que croire tout simplement aux coïncidences?" 180
En effet, comme le souligne Dithfurt, l'approche scientifique matérialiste s'attache principalement à expliquer la vie en niant "l'intervention surnaturelle", en l'occurrence la création. Une fois ce principe adopté, même les hypothèses les plus invraisemblables sont acceptées. Les ouvrages évolutionnistes regorgent de ce type de pensées dogmatiques. Le professeur Ali Demirsoy, le célèbre défenseur de la théorie de l'évolution en Turquie, fait partie de ces penseurs. Comme nous l'avons expliqué dans les pages précédentes, selon Demirsoy, la formation aléatoire du cytochrome-C, une protéine essentielle à la survie, est "aussi improbable que la rédaction sans erreurs d'un livre sur l'histoire de l'humanité par un singe grâce à une machine à écrire".181
Nul doute que le fait d'accepter une telle possibilité est en contradiction totale avec les principes élémentaires de la raison et du bon sens. Même l'écriture d'une simple lettre correcte sur une page est la preuve que quelqu'un l'a écrite. Lorsque nous feuilletons un livre d'histoire, il est d'autant plus évident que celui-ci a été rédigé par un écrivain. Aucune personne sensée ne peut croire que les lettres d'un si gros livre aient pu se rassembler "par hasard".
Cependant, il est intéressant de constater que le professeur Ali Demirsoy, "scientifique évolutionniste" accepte cette proposition irrationnelle:
"En réalité, la probabilité de la formation d'une séquence de cytochrome-C est égale à zéro. C'est-à-dire que si la vie exige une certaine séquence, nous pouvons dire que celle-ci peut arriver une seule fois dans tout l'Univers. Sinon, certaines forces métaphysiques au-delà de notre entendement doivent avoir participé à cette formation. Accepter cette dernière hypothèse ne convient pas à l'objectif de la science. Nous devons donc chercher du côté de la première hypothèse." 182
Dans sa lancée, Demirsoy déclare qu'il accepte l'impossible pour "ne pas accepter l'existence des forces métaphysiques"; c'est-à-dire ne pas accepter la création divine. Il est évident que cette approche n'a aucune relation avec la science. Il n'est pas surprenant non plus que lorsque Demirsoy évoque les origines des mitochondries dans la cellule, il accepte sans ambages l'idée de coïncidence même si celle-ci est "complètement contraire au raisonnement scientifique".
"Le fond du problème est de savoir comment les mitochondries ont acquis ces caractéristiques. Car, acquérir ces traits par hasard même par un seul individu, exige des probabilités extrêmes qui dépassent l'entendement… Les enzymes qui fournissent la respiration et qui fonctionnent comme un catalyseur à chaque étape sous une forme différente, forment le noyau du mécanisme. Une cellule doit contenir la séquence complète de ces enzymes, sinon elle serait inutile. Ici, malgré la contradiction avec le raisonnement biologique, et afin d'éviter une spéculation ou une explication plus dogmatique, nous devons accepter malgré nous que toutes les enzymes ont existé complètement dans la cellule avant que celle-ci ne soit entrée en contact avec l'oxygène." 183
Nous en déduisons que l'évolution ne peut en aucun cas être une théorie basée sur une recherche scientifique. Au contraire, la forme et la substance de cette théorie ont été dictées par les exigences de la philosophie matérialiste. Ensuite, cette théorie est devenue une croyance ou un dogme en dépit des faits scientifiques concrets. Encore une fois, nous pouvons voir à travers les ouvrages évolutionnistes que tous ces efforts visent en effet un "objectif" précis. Cet objectif écarte toute croyance que les vivants ont été créés par un Créateur.
Les évolutionnistes qualifient cet objectif de "scientifique". Cependant, ce à quoi ils renvoient n'est pas la science mais plutôt la philosophie matérialiste. En effet, le matérialisme rejette absolument l'existence de tout ce qui est "au-delà" de la matière (ou toute force surnaturelle). La science elle-même n'est pas contrainte d'accepter ce dogme. Car, la science signifie l'exploration de la nature et l'établissement de conclusions à partir des découvertes réalisées. Si celles-ci nous amènent à la conclusion que la nature est créée, la science doit l'accepter. Il en va du devoir d'un vrai scientifique de ne pas défendre des scénarii invraisemblables en s'accrochant à des dogmes matérialistes désuets qui remontent au 19ème siècle.

Les matérialistes, fausse religion et vraie religion
A ce stade, nous avons examiné la manière dont les cercles dévoués à la philosophie matérialiste troublent la science, trompent les gens par égard aux fables évolutionnistes auxquelles ils croient aveuglément et dissimulent la réalité. Ceci dit, nous devons également admettre que ces cercles matérialistes rendent un grand "service" sans vraiment le vouloir.
Ils rendent ce "service", par le biais duquel ils cherchent à justifier leurs propres croyances erronées et athées, en exposant toutes les absurdités et les inconsistances de la croyance traditionaliste et fanatique qui se pose au nom de l'Islam. Les méfaits du cercle matérialiste et athée ont contribué à dévoiler la fausse religion qui n'a pas la moindre relation avec le Coran ou l'Islam; celle qui dépend de l'hérésie, des superstitions et des chimères et qui ne se base sur aucun argument solide. Ainsi sont exposés toutes les inconsistances, les anomalies et l'illogisme de la fausse religion défendue par ces cercles dénués de sincérité qui agissent à tort au nom de la religion sans la moindre preuve valide.
Les matérialistes aident ainsi plusieurs personnes à se rendre compte de l'obscurantisme de la mentalité traditionnelle et fanatique et les encouragent à chercher l'essence et la véritable source de la religion en se basant et en adhérant au Coran. Sans vraiment le vouloir, ils obéissent aux commandements divins et servent la religion de Dieu. En outre, ils dévoilent toute la simplicité de la mentalité qui présente une fausse religion inventée de toutes pièces au nom de Dieu et présentée comme religion musulmane et contribuent à affaiblir l'emprise de ce système fanatique qui menace la société entière.
Ainsi, bon gré mal gré et en accord avec leur destin, ils sont devenus l'instrument qui révèle la véritable religion de Dieu. La loi divine est mentionnée dans le Coran ainsi:

Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est détenteur de la faveur pour les mondes. (Sourate al-Baqarah, 251)

A ce stade, nous pensons qu'il est nécessaire de laisser une porte ouverte pour ceux qui défendent la pensée matérialiste et évolutionniste. Ces individus sont peut-être partis d'un bon sentiment mais ont fini par s'écarter de la véritable religion sous l'influence des chimères façonnées au nom de l'Islam, des mensonges fabriqués au nom du prophète et les histoires hérétiques auxquelles ils ont été exposés depuis leur jeune âge, ce qui les a privés ainsi de découvrir la vérité par eux-mêmes. Ils ont peut-être appris les principes religieux à partir de livres écrits par les détracteurs de la religion qui tentent d'associer l'Islam à des mensonges et à des idées fausses qui n'existent nulle part dans le Coran. L'essence et l'origine de l'Islam sont totalement différentes. En outre, elles sont entièrement incompatibles avec ce qu'on leur a appris. Pour cette raison, nous leur suggérons de se procurer une copie du Coran et la lire le plus tôt possible avec un cœur ouvert et de manière objective et consciencieuse. Il faut qu'ils apprennent la religion originale à partir de ses véritables sources. S'ils ont besoin d'aide, ils peuvent recourir aux livres rédigés par l'auteur de cet ouvrage, Harun Yahya, sur les concepts élémentaires du Coran.

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