Dans les chapitres précédents de ce livre, nous avons exposé comment les archives fossiles réfutent la théorie de l'évolution. A vrai dire, nous n'avions même pas besoin de cette argumentation car la théorie de l'évolution s'effondre par elle-même sans que l'on arrive à mentionner "l'évolution des espèces" et la preuve des fossiles. C'est la question de l'apparition de la vie sur terre qui invalide dès le départ la théorie de l'évolution.
Dans les chapitres précédents de ce livre, nous avons exposé comment les archives fossiles réfutent la théorie de l'évolution. A vrai dire, nous n'avions même pas besoin de cette argumentation car la théorie de l'évolution s'effondre par elle-même sans que l'on arrive à mentionner "l'évolution des espèces" et la preuve des fossiles. C'est la question de l'apparition de la vie sur terre qui invalide dès le départ la théorie de l'évolution.
En effet, la théorie de l'évolution prétend que la vie a commencé avec une cellule qui elle-même s'est formée par hasard. Selon ce scénario, quatre milliards d'années auparavant, divers éléments chimiques sans vie ont connu une réaction dans l'atmosphère terrestre principale, donnant ainsi naissance à la première cellule vivante grâce aux effets de la foudre et de la pression.
Premièrement, il y a lieu de préciser que ce n'est absolument pas scientifique de prétendre que des matériaux inanimés peuvent se grouper pour former la vie. C'est une supposition qui jusque là n'a été prouvée par aucune observation ni expérience. La vie n'est générée que par la vie. Chaque cellule vivante est formée par mitose d'une autre cellule. Personne dans le monde, même pas dans les laboratoires les plus sophistiqués, n'a encore réussi à constituer une cellule vivante en regroupant des matériaux inanimés.
La théorie de l'évolution prétend que la cellule vivante, qui ne peut pas être produite même grâce au cerveau humain, au savoir et à la technologie, a réussi à se former dans les conditions primordiales de la vie. Dans les pages suivantes, nous examinerons pourquoi cette hypothèse est contraire aux principes les plus élémentaires de la science et de la raison.
Le conte de la "cellule produite par hasard"
Si l'on croit qu'une cellule vivante peut exister par hasard, personne ne peut nous empêcher de croire l'histoire suivante. C'est l'histoire d'un village:
Un jour, une masse d'argile coincée entre les rochers sur une terre stérile a été mouillée par la pluie. La masse argileuse sèche et se solidifie au contact du soleil et prend une forme rigide et résistante. Ensuite, ces rochers qui ont également servi de moule, ont été réduits d'une certaine manière en miettes pour qu'apparaisse en fin de compte une brique d'une forme parfaite. Cette brique attend dans les mêmes conditions naturelles pendant longtemps avant qu'une brique similaire ne se forme. Ce processus continue jusqu'à ce que des centaines de milliers de briques aient été formées dans le même endroit. Toutefois, et par pure coïncidence, aucune des briques formées auparavant n'a subit de dégâts. En dépit de leur exposition à la tempête, à la pluie, au vent, à la chaleur torride et au froid glacial pendant des milliers d'années, les briques ne se fissurent pas, ne se cassent pas ou tout simplement ne sont pas détachées. Au contraire, elles attendent au même endroit avec la même détermination jusqu'à ce que d'autres briques se forment.
Lorsque le nombre de briques est suffisant, celles-ci construisent un immeuble en se positionnant les unes sur les autres et les unes à côté des autres, après avoir été accidentellement traînées par les effets des éléments naturels tels que les vents, les tempêtes ou les tornades. Pendant ce temps-là, les matériaux comme le ciment ou le mélange de terre se forment dans des "conditions naturelles" au bon moment et se glissent sous les briques pour les soutenir. Parallèlement à tout cela, le minerai de fer se forme sous terre grâce aux "conditions naturelles" jetant ainsi les fondations d'un immeuble qui sera formé par ces briques. A la fin de ce processus, un immeuble complet est construit, avec tous ses matériaux, ses travaux de menuiserie et ses installations intactes.
Bien entendu, un immeuble ne consiste pas uniquement en une fondation, quelques briques et du ciment. Comment alors obtient-on les matériaux manquants? La réponse est simple: tous les matériaux nécessaires à la construction de l'immeuble existent dans le sol sur lequel l'immeuble est construit. Le silicium pour le verre, le cuivre pour les câbles électriques, le fer pour les colonnes, les madriers et la tuyauterie, etc. Tout cela existe sous terre en quantité abondante. Il suffit que le talent des "conditions naturelles" intervienne pour que ces éléments prennent forme et soient placés à l'intérieur de l'immeuble. Toutes les installations, les travaux de menuiserie et les accessoires sont placés parmi les briques à l'aide du vent qui souffle, de la pluie et des tremblements de terre. Tout s'est tellement bien déroulé que les briques sont disposées de manière à laisser les espaces nécessaires aux fenêtres comme si ces briques savaient que quelque chose appelée fenêtre allait être formée plus tard grâce aux conditions naturelles. En outre, elles n'ont pas oublié de laisser l'espace nécessaire à l'installation de l'eau, de l'électricité et du chauffage, qui seraient eux aussi mis en place par hasard. Tout s'est tellement bien déroulé que les "coïncidences" et les "conditions naturelles" produisent une conception parfaite.
Si vous arrivez à croire cette histoire, vous n'aurez donc aucun mal à imaginer comment les autres immeubles de la ville, les usines, les autoroutes, les trottoirs, les structures souterraines, les communications et les systèmes de transport sont apparus. Si vous avez des connaissances techniques et si le sujet vous est suffisamment familier, vous serez en mesure de rédiger un ouvrage extrêmement "scientifique" en quelques volumes pour évoquer vos théories sur "le processus évolutif du système d'évacuation des eaux usées et son adaptabilité aux structures actuelles". Vous recevrez probablement des honneurs et des prix académiques pour les études brillantes que vous avez menées et vous pouvez vous considérer un génie à la science infuse.
La théorie de l'évolution prétend que la vie est apparue par hasard, ce qui n'est pas moins absurde que notre histoire. Car, avec tous ses systèmes de fonctionnement, systèmes de communication, de transport et de gestion, une cellule n'est pas moins complexe qu'une ville.
Le miracle de la cellule et la fin de l'évolution
La structure complexe d'une cellule vivante était inconnue à l'époque de Darwin. Aussi, les évolutionnistes se sont-ils contentés d'attribuer la cause de la vie à des "coïncidences et conditions naturelles".
La technologie du 20ème siècle a permis de sonder les plus petites particules de la vie et a révélé que la cellule est le système le plus complexe que le genre humain ait jamais connu. Aujourd'hui, nous savons que la cellule contient des stations d'énergie qui fournissent les besoins énergétiques de la cellule, des usines qui fabriquent les enzymes et les hormones nécessaires à la vie, une banque de données où l'information nécessaire à la fabrication de produits est stockée, des systèmes complexes de transport et des tuyaux pour le transport des matières premières et les produits d'un endroit à l'autre, des laboratoires modernes et des raffineries pour décomposer les matières premières en parties utiles, et des protéines pour la membrane de la cellule pour le contrôle des matières à l'entrée et à la sortie.
W. H. Thorpre, un scientifique évolutionniste reconnaît que "la cellule la plus élémentaire constitue un 'mécanisme' plus complexe que n'importe quelle machine imaginée à ce jour, sans parler de celles conçues par l'homme".104
Une cellule est si complexe que même avec l'avancée technologique réalisée par l'homme celui-ci est incapable d'en produire une. Aucun effort n'a jusque là abouti lorsqu'il s'est agit de créer une cellule artificielle. En réalité, les essais pour ce faire ont tout simplement été abandonnés.
La théorie de l'évolution prétend que ce système, que le genre humain est incapable de reproduire malgré toute son intelligence, son savoir et sa technologie, est apparu "par hasard" dans les conditions primaires de la Terre. En fait, il est aussi probable qu'une cellule puisse se former par hasard qu'un livre s'imprime à la suite d'une explosion dans une imprimerie.
Le mathématicien et astronome anglais Sir Fred Hoyle a dressé une comparaison similaire lors d'une entrevue publiée dans la revue Nature en date du 12 novembre 1981. Même s'il est lui-même un évolutionniste, Sir Fred Hoyle affirme que la probabilité que des formes supérieures de vie aient pu apparaître de cette manière est comparable à la probabilité qu'une tornade qui ravagerait une cours remplie de pièces détachées puisse assembler un Boeing 747.105 Autrement dit, il est impossible que la cellule ait pu exister par hasard. Elle a donc été sans aucun doute "créée".
L'une des raisons les plus élémentaires qui expliquent pourquoi la théorie de l'évolution est incapable d'expliquer l'origine de la cellule est "l'irréductible complexité" de celle-ci. Une cellule vivante se maintient grâce à la collaboration harmonieuse de plusieurs organelles. Si l'une des ces organelles ne remplit pas sa fonction la cellule ne pourra pas demeurer en vie. La cellule n'est pas en mesure d'attendre qu'un mécanisme inconscient tel que la sélection naturelle ou la mutation lui permette de se développer. Ainsi, la première cellule apparue sur terre était nécessairement complète et disposait de toutes les organelles et les fonctions, ce qui veut dire que cette cellule a sûrement été créée.
Des protéines qui défient le hasard
Voilà ce qui en est pour la cellule. Mais les évolutionnistes n'arrivent même pas à expliquer la constitution de la cellule. La formation, dans des conditions naturelles, d'une seule protéine parmi des milliers d'autres molécules de protéines qui forment la cellule est impossible.
Les protéines sont des molécules géantes constituées de petites unités appelées "acides aminés" qui sont arrangés en une quantité et dans une séquence particulières. Ces molécules constituent les fondations de la cellule vivante. La plus simple d'entre elles est constituée de 50 acides aminés. Il existe même des protéines composées de milliers d'acides aminés.
Le point crucial est que l'absence, l'addition ou la substitution d'un seul acide aminé dans la structure de la protéine engendre l'annulation des fonctions de cette molécule. Chaque acide aminé doit être au bon endroit et correctement ordonné. La théorie de l'évolution, qui prétend que la vie est apparue par hasard, demeure désespérée devant un tel ordre car ce dernier est tellement merveilleux qu'il est impossible de l'imputer au hasard. (En outre cette théorie n'est même pas capable d'expliquer l'idée revendiquée de "la formation accidentelle" des acides aminés, sur laquelle nous allons nous pencher plus tard.)
Que la structure fonctionnelle des protéines ne puisse pas apparaître par coïncidence est facilement démontrable grâce à de simples calculs de probabilité que n'importe qui peut comprendre.
Une protéine de taille moyenne est composée de 288 acides aminés de douze genres. Ces acides aminés peuvent être arrangés de 10300 manières différentes. (C'est un chiffre vertigineux, 1 suivi de 300 zéros.) Parmi toutes les séquences possibles, seule une forme la molécule de protéine désirée. Le reste consiste en des chaînes d'acides aminés qui sont soit totalement inutiles ou potentiellement nuisibles aux êtres vivants.
Autrement dit, la probabilité de formation d'une seule protéine moléculaire est de 1 sur 10300. La probabilité de ce "1" est presque impossible. (En mathématique, les probabilités inférieures à 1 sur 1050 sont considérées comme "probabilité zéro".)
En outre, une molécule de protéine de 288 acides aminés est plutôt petite en comparaison avec des molécules géantes composées elles de milliers d'acides aminés. Lorsque l'on applique les mêmes calculs de probabilité à ces immenses molécules de protéines, nous remarquons que même le vocable "impossible" n'est pas adapté.
Lorsqu'on s'aventure plus loin dans le plan du développement de la vie, nous observons qu'une protéine toute seule ne veut rien dire par elle-même. L'une des plus petites bactéries jamais découvertes, Mycoplasma hominis H39, contient 600 "types" de protéines. Dans ce cas, nous serions contraints de reprendre les calculs de probabilité que nous avons effectués plus haut pour chacune de ces 600 types de protéines. Le résultat défie même le concept d'impossibilité.
D'aucuns qui lisent ces lignes et qui ont toujours accepté la théorie de l'évolution comme une explication scientifique peuvent penser que ces chiffres sont exagérés et ne reflètent pas les faits. Ce n'est pas le cas: ce sont des faits définis et concrets. Aucun évolutionniste ne peut émettre des objections à l'égard de ces chiffres. Ils acceptent l'idée que la probabilité qu'une protéine ait été formée de manière accidentelle est aussi "invraisemblable que la possibilité qu'un singe écrive l'histoire humaine sur une machine à écrire sans commettre la moindre erreur".106 Toutefois, au lieu d'accepter l'autre explication, en l'occurrence la création, ils continuent à défendre cette impossibilité.
Ce fait est reconnu par plusieurs évolutionnistes. Par exemple, Harold F. Blum, un célèbre scientifique évolutionniste affirme que "la formation spontanée d'un polypeptide de la taille de la plus petite protéine connue semble au-delà de toute probabilité".107
Les évolutionnistes prétendent que l'évolution moléculaire a eu lieu pendant une longue période et que cette longue période a rendu l'impossible possible. Toutefois, aussi longue cette période soit elle, il est impossible pour les acides aminés de former des protéines de manière accidentelle. William Stokes, un géologue américain, admet ce fait dans son livre Essentials of Earth History et écrit que cette probabilité est si petite "qu'elle (la protéine) ne peut avoir lieu pendant des milliards d'années sur des milliards de planètes, chacune couverte d'un tapis de solution liquide concentrée d'acides aminés nécessaires".108
Alors, que signifie tout cela? Perry Reeves, un professeur de chimie, répond à cette question:
"Lorsque l'on examine le vaste nombre de structures possibles qui peuvent résulter d'une simple combinaison aléatoire d'acides aminés dans un bassin primordial volatile, il est inconcevable que la vie ait pu apparaître de cette façon. Il est plus vraisemblable qu'un grand bâtisseur doté d'un plan principal soit nécessaire pour l'accomplissement d'une telle tâche." 109
Si la formation accidentelle de la moindre protéine parmi celles-ci est impossible, cette impossibilité est multipliée par des milliards de fois pour qu'un million de ces protéines environ puisse se regrouper par hasard et former une cellule humaine complète. De plus, la cellule n'est pas formée que de protéines. En plus de celles-ci, une cellule englobe également des acides nucléiques, des hydrates de carbone, des lipides, des vitamines en plus de plusieurs autres éléments chimiques comme les électrolytes assemblés dans une proportion, harmonie et conception spécifiques en terme de structure et de fonction. Chaque élément fonctionne comme composante ou co-molécule dans diverses organelles.
Robert Shapiro, un professeur de chimie à l'Université de New York et expert en matière d'ADN, a calculé la probabilité de la formation accidentelle de 2.000 sortes de protéines trouvées dans une seule bactérie. (Il existe 200.000 différentes sortes de protéines dans une cellule humaine.) Le nombre trouvé était supérieur à 1040.000. 110 (C'est un nombre incroyable obtenu en mettant 40.000 zéros à côté du 1.)
Un professeur de mathématiques appliquées et d'astronomie de University College (Cardiff, Pays de Galles), Chandra Wickramasinghe affirme:
"La probabilité que la vie ait pu se former à partir de matière inanimée correspond à un chiffre avec 40.000 zéros après… Un chiffre assez grand pour enterrer Darwin et la totalité de la théorie de l'évolution. Il n'y a jamais eu de soupe primitive, ni sur cette planète ni sur une quelconque autre. Et si les débuts de la vie n'étaient pas dus au hasard, ils sont donc certainement le produit voulu d'une intelligence." 111
Sir Fred Hoyle commente ces chiffres invraisemblables:
"En effet, une telle théorie (que la vie a été créée par une intelligence) est tellement évidente que l'on se demande pourquoi elle n'est pas communément acceptée. Les raisons sont psychologiques plutôt que scientifiques." 112
Des protéines gauchères
Examinons maintenant en détail pourquoi le scénario évolutionniste concernant la formation protéine est impossible.
La séquence correcte des acides aminés adéquats n'est pas suffisante pour la formation de la molécule de protéine. De plus, chacun des 20 différents types d'acides aminés présents dans la composition des protéines doit être gaucher. Il existe deux sortes d'acides aminés appelés "gaucher" et "droitier". La différence entre les deux est le jeu de miroir entre leurs structures à trois dimensions, à l'instar de celui qui existe entre la main droite et la main gauche d'une personne.
Ces deux types d'acides aminés peuvent adhérer l'un à l'autre facilement. Un résultat étonnant a été révélé grâce aux recherches: toutes les protéines qui existent dans les plantes ou dans les animaux, qu'il s'agisse d'un organisme très simple ou d'un autre complexe, sont composées d'acides aminés gauchers. Si un seul acide aminé droitier adhère à la structure de la protéine, celle-ci devient inutile. Certaines expériences ont prouvé que les bactéries à qui on avait donné des acides aminés droitiers les ont immédiatement détruits et parfois celles-ci ont fabriqué des acides aminés gauchers à partir des composants cassés afin qu'elles puissent les utiliser.
Supposons un instant que la vie est apparue par hasard comme le prétendent les évolutionnistes. Dans ce cas, les acides aminés droitiers et gauchers générés par hasard auraient dû exister en quantité relativement égale dans la nature. Ainsi, tous les vivants doivent avoir dans leur constitution des acides aminés gauchers et droitiers. Car, d'un point de vue chimique, il est possible aux deux types d'acides aminés de former une combinaison. En fait, les protéines que l'on trouve dans tous les organismes vivants ne sont composées que d'acides aminés gauchers.
Quant à la question pourquoi les protéines choisissent-elles seulement les gauchers alors que même pas un seul acide aminé droitier n'intervient dans le processus vital, demeure un mystère pour les évolutionnistes. Il leur est tout simplement impossible de justifier cette sélection spécifique et consciente.
Par ailleurs, cette caractéristique chez les protéines rend la confusion encore plus intense concernant l'impasse de "la coïncidence" dans laquelle se trouvent les évolutionnistes. Afin qu'une protéine "signifiante" puisse être générée, il n'est pas suffisant pour les acides aminés d'être en une certaine quantité, dans une séquence parfaite et d'être assemblés avec la conception tridimensionnelle adéquate. De plus, tous ces acides aminés doivent être choisis parmi les gauchers et aucun acide aminé droitier ne doit figurer parmi eux. Ceci dit, il n'existe aucun mécanisme de sélection naturelle qui permette d'identifier qu'un acide aminé a été ajouté à la séquence et qu'il s'agit d'une erreur donc qu'il faut l'enlever. Cette situation réfute davantage l'idée de la coïncidence.
Dans l'encyclopédie scientifique Brittanica, qui affiche clairement son adhésion à la théorie de l'évolution, il est indiqué que les acides aminés de tous les organismes qui existent sur terre et les composantes des polymères complexes telles que les protéines ont la même asymétrie gauchère. On y lit également que ceci reviendrait à jeter en l'air une pièce un million de fois et que celle-ci retombe systématiquement sur le côté face. Dans cette même encyclopédie, il est écrit qu'il est impossible de comprendre pourquoi les molécules deviennent gauchères ou droitières et que ce choix est lié de manière extraordinaire à la source de la vie sur terre.113
Si à chaque fois que l'on lance une pièce, celle-ci tombe sur le côté face, est-il plus logique d'attribuer cela à la chance ou d'accepter l'idée qu'il y a une intervention consciente? La réponse doit être évidente. Toutefois, et malgré cette preuve apparente, les évolutionnistes se réfugient dans la coïncidence tout simplement parce qu'ils ne sont pas disposés à accepter l'existence d'une "intervention consciente".
Une situation similaire à celle des acides aminés gauchers existe également avec les nucléotides, les plus petites unités d'ADN et d'ARN. Contrairement aux acides aminés vivants dans les organismes, seules les formes droitières des nucléotides sont choisies. C'est encore une situation qui ne peut jamais être expliquée par la coïncidence.
Pour conclure, il est prouvé de manière certaine par les probabilités que nous avons examinées jusque là que la source de la vie ne peut être expliquée par la chance. Si nous essayons de calculer la probabilité d'une protéine de taille moyenne composée de 400 acides aminés choisis uniquement parmi les acides aminés gauchers, nous aurons une probabilité de 1 sur 2400; c'est à dire 10120. Par souci de comparaison, rappelons-nous que le nombre des électrons dans l'Univers est estimé à 1079, ce qui est inférieur au chiffre précédent. La probabilité que ces acides aminés forment la séquence et la forme fonctionnelle voulues donnerait des chiffres largement supérieurs. Si nous additionnons ces probabilités et si nous élargissons le sujet à la formation d'un genre et nombre supérieurs de protéines, les calculs deviendraient inconcevables.
Une liaison correcte est vitale
Même la longue liste ci-dessus ne met pas un terme à l'impasse de l'évolution. Il n'est pas suffisant que les acides aminés soient arrangés selon les nombres et les séquences corrects ainsi que les structures tridimensionnelles requises. La formation d'une protéine exige également que les molécules des acides aminés qui ont plus d'une main soient liées les unes aux autres à travers certaines mains. Une telle liaison est appelée "liaison peptidique". Les acides aminés sont capables d'établir les diverses liaisons les uns avec les autres. Mais, les protéines sont composées uniquement de ces acides aminés qui sont unis par des liaisons "peptidiques".
Une comparaison est nécessaire pour clarifier ce point. Supposons que toutes les parties d'une voiture ont été complètement et correctement montées avec la seule exception qu'une des roues a été montée non pas avec ses boulons et vices mais plutôt à l'aide d'un fil métallique de manière à ce que son moyeu soit face au sol. Il serait impossible pour une telle voiture de bouger d'un seul mètre quelle que soit sa technologie ou la puissance de son moteur. A première vue, toutes les parties semblent être dans leurs bons endroits, mais la mauvaise installation ne serait-ce que d'une seule roue rend inutile la voiture entière. De même, dans une molécule de protéine, l'adhésion d'un seul acide aminé avec un autre avec une liaison autre que la liaison peptidique rend la molécule entière inutile.
Les recherches ont démontré que les acides aminés qui forment des combinaisons aléatoires établissent des liaisons peptidiques avec une moyenne de 50% alors que le reste se rejoint par le biais de liaisons différentes qui ne sont pas présentes dans les protéines. Pour assurer un bon fonctionnement, chaque acide aminé qui entre dans la composition d'une protéine ne doit être relié que par une liaison peptidique exactement comme il ne doit être choisi que parmi les acides aminés gauchers.
Cette probabilité est la même que celle pour les protéines gauchères. C'est-à-dire, lorsqu'on pense à une protéine composée de 400 acides aminés, la probabilité que tous les acides aminés se relient entre eux uniquement par le biais de liaisons peptidiques est de 1 sur 2399.
Probabilité zéro
Comme nous pouvons le voir ci-dessous, la probabilité de formation d'une molécule de protéine composée de 500 acides aminés est de "1" sur un nombre que l'on obtient en plaçant 950 zéros à côté du 1. C'est un chiffre incompréhensible pour le cerveau humain. Ceci n'est qu'une probabilité sur papier. En pratique, une telle probabilité a "0" chance de voir le jour. En mathématique, une probabilité inférieure à 1 sur 1050 est statistiquement considérée avoir "0" probabilité de se réaliser.
Une probabilité de "1 sur 10950" dépasse de loin les limites de cette définition.
Alors que l'improbabilité de la formation d'une protéine composée de 500 acides aminés atteint un tel niveau, nous pouvons continuer à repousser les limites du cerveau avec des niveaux plus élevés d'improbabilités. Dans la molécule "hémoglobine", qui est une protéine vitale, il existe 574 acides aminés, ce qui est supérieur au nombre des acides aminés qui entrent dans la composition de la protéine mentionnée plus haut. Maintenant réfléchissons à cela: dans seulement une parmi les milliards de cellules rouges sanguines présentes dans notre corps, il existe "280.000.000" (280 millions) de molécules hémoglobines.
L'âge supposé de la Terre n'est pas suffisant pour permettre la formation de la moindre protéine par le biais de la méthode "essai/erreur"; encore moins la formation d'une cellule rouge sanguine. Même si l'on suppose que les acides aminés se sont rassemblés puis décomposés par la méthode "essai/erreur" sans perdre de temps depuis la formation du monde afin de former une seule molécule de protéine, le temps nécessaire est plus long que l'âge actuel du monde pour rattraper la probabilité de 1 sur 10950.
Nous déduisons de tout cela que l'évolution tombe dans une improbabilité abyssale rien qu'au niveau de la formation d'une seule et unique protéine.
Existe-t-il un mécanisme d'essai et d'erreur dans la nature?
Finalement, nous conclurons avec un point très important concernant la logique élémentaire des calculs de probabilité, dont nous avons donné des exemples. Nous avons mentionné que les calculs de probabilité ci-dessus atteignent des limites astronomiques et qu'ils étaient donc pratiquement impossibles. Cependant, ceci est un aspect beaucoup plus important et chaotique pour les évolutionnistes. C'est que dans des conditions naturelles, ces probabilités ne peuvent même pas commencer la moindre période d'essai. Car, il n'existe pas dans la nature de mécanisme d'essai et d'erreur qui tente de produire des protéines.
Les calculs que nous avons indiqués sur la page suivante pour montrer la probabilité de formation d'une molécule de protéine avec 500 acides aminés ne sont valides que pour un environnement idéal "d'essai et d'erreur" qui n'existe pas dans la réalité. La probabilité d'obtenir une protéine utile est de "1" sur 10950 seulement si l'on suppose qu'il existe un mécanisme imaginaire dans lequel une main invisible rassemble 500 acides aminés de manière aléatoire. Ensuite, remarquant que ça ne marche pas, cette main les sépare et les arrange dans un ordre différent pour la deuxième fois et ainsi de suite. Dans chaque test, les acides aminés doivent être séparés un par un et arrangés dans un autre ordre. La synthèse doit être arrêtée après que le 500ème acide aminé aura été ajouté, tout en veillant à ce que pas le moindre acide supplémentaire ne soit ajouté. L'essai doit donc être arrêté pour vérifier si la protéine a été formée ou pas encore. Si l'essai se solde par un échec, tout doit être dissous pour tester une nouvelle séquence. De plus, aucun essai ne doit inclure un seul élément étranger. Il est également impératif que la chaîne formée durant l'essai ne soit pas détachée et détruite avant qu'elle n'atteigne la 499ème liaison. Ces conditions signifient que les probabilités mentionnées ci-dessus ne peuvent réellement exister que dans un environnement contrôlé où existe un mécanisme conscient qui dirige le début, la fin et chaque étape du processus et où seul "la sélection des acides aminés" est laissée au hasard. Nul doute qu'il est impossible pour un tel environnement d'exister dans des conditions naturelles. Par conséquent, la formation d'une protéine dans l'environnement naturelle est logiquement et techniquement impossible, sans même parler de "possibilité". En fait, évoquer les probabilités de tels événements ne relève même pas de la science.
Certains évolutionnistes incultes ne comprennent pas cela. Puisqu'ils croient que la formation d'une protéine n'est qu'une simple réaction chimique, ils font des déductions risibles telles que "les acides aminés s'assemblent par le biais d'une réaction puis forment des protéines". Toutefois, les réactions chimiques accidentelles qui ont lieu dans une structure inanimée ne peuvent qu'introduire des changements simples et primitifs. Le nombre de ces changements est bien déterminé et limité. Pour former une matière chimique relativement plus complexe, d'énormes fabriques, des usines chimiques, et des laboratoires sont nécessaires. Les médicaments et les autres matières chimiques que nous utilisons quotidiennement entrent dans cette même catégorie. Les protéines ont une structure beaucoup plus complexe que celle de ces matières chimiques industrielles. Aussi, est-il impossible pour les protéines, qui sont une merveille de par leur conception et leur organisation parfaite, d'exister grâce à des réactions chimiques aléatoires.
Mettons de côté l'espace d'un instant les impossibilités décrites jusque-là et supposons qu'une molécule de protéine utile s'est vraiment développée de manière "aléatoire". Or, même à ce niveau-là, l'évolution est incapable de fournir des réponses. Car afin que cette protéine se maintienne en vie, il lui faut s'isoler de son milieu naturel et se protéger dans des conditions très particulières. Sinon, cette protéine finira par se désintégrer, à la suite d'une exposition aux conditions naturelles de la Terre, ou rejoindre les autres acides aminés ou composants chimiques, perdant ainsi ses propriétés pour devenir une substance totalement inutile.
L'embarras des évolutionnistes à propos de l'origine de la vie
"La manière dont les premiers êtres sont apparus" est une question tellement embarrassante pour les évolutionnistes que ces derniers tentent généralement d'éviter ce sujet. Ils ignorent cette question en affirmant que "les premières créatures sont apparues à la suite d'un événement aléatoire survenu dans l'eau". Ils se trouvent tout simplement dans une impasse d'où ils ne peuvent sortir. En dépit des preuves paléontologiques dans ce cadre, les évolutionnistes ne disposent d'aucuns fossiles qu'ils peuvent manipuler et interpréter à leur guise pour prouver leurs allégations. Ainsi, la théorie de l'évolution est réfutée dès le départ.
Il y a lieu de considérer un point important tout de même: si l'impossibilité de chaque étape du processus de l'évolution est prouvée, ceci est suffisant pour prouver que la totalité de la théorie est fausse et non valable. Par exemple, en prouvant que la formation aléatoire des protéines est impossible, toutes les autres revendications relatives aux étapes suivantes sont également réfutées. Après cette étape, il est absurde de commencer à spéculer sur les crânes d'un homme et celui d'un singe.
Comment les organismes vivants sont-ils apparus à partir de choses inanimées a toujours été une question que les évolutions ne voulaient même pas soulever. Toutefois, celle-ci est devenue un problème inévitable et des études ont été alors menées pour y répondre au cours du deuxième quart du 20ème siècle.
La question principale était: comment la première cellule vivante aurait-elle pu apparaître dans l'atmosphère primordiale de la Terre? Autrement dit, quelle autre explication peut être avancée par les évolutionnistes à ce sujet?
Les réponses ont été cherchées à travers les expériences. Les chercheurs et les scientifiques évolutionnistes ont mené des expériences en laboratoires pour répondre à ces questions, mais ces expériences n'ont pas soulevé un grand intérêt. L'étude la plus respectable sur l'origine de la vie est l'expérience de Miller, conduite par le chercheur américain Stanley Miller en 1953. (Cette expérience est également connue sous le nom de "l'expérience Urey-Miller" à cause de la contribution du professeur de Miller à l'Université de Chicago, Harold Urey.)
Cette expérience est la seule "preuve" qui est supposée prouver "la thèse de l'évolution moléculaire" avancée pour marquer la première étape de la période évolutive. En dépit de l'écoulement de presque la moitié d'un siècle, et la réalisation de développements technologiques importants, personne n'a entrepris d'autres expériences. Malgré cela, l'expérience de Miller est encore enseignée dans les manuels comme étant l'explication par les évolutionnistes des premières générations des organismes vivants. Sachant pertinemment que de telles expériences les desservent plus qu'elles ne les servent, les évolutionnistes ont délibérément évité d'en conduire.
L'expérience de Miller
Stanley Miller voulait mettre en avant une découverte qui démontre que les acides aminés, les composants des protéines, auraient pu exister "de manière aléatoire" sur une terre sans vie il y a de cela des milliards d'années.
Dans cette expérience, Miller a utilisé un mélange de gaz qu'il croit avoir existé sur la terre primordiale (mais qui a été prouvé inconcevable par la suite) composé d'ammoniaque, de méthane, d'hydrogène et de vapeur d'eau. Puisque ces gaz ne réagissaient pas entre eux dans des conditions naturelles, il a introduit une simulation d'énergie dans le milieu afin de provoquer une réaction. Supposons que cette énergie aurait pu provenir des éclats du tonnerre dans l'atmosphère primordiale, il a utilisé une source artificielle de décharge électrique pour remplacer le tonnerre.
Miller fit bouillir ce mélange gazeux à 100°C pendant une semaine et il a introduit un courant électrique. A la fin de la semaine, Miller analysa les matières chimiques formées au fond du récipient et observa que trois acides aminés sur 20, qui constituent les éléments de base des protéines, étaient synthétisés.
Cette expérience provoqua une grande joie parmi les évolutionnistes et a été présentée comme un succès phénoménal. Dan cet état d'euphorie, diverses publications écrivaient en première page: "Miller a créé la vie". Toutefois, les molécules que Miller a réussi à synthétiser n'étaient que des molécules "inanimées".
Encouragés par cette expérience, les évolutionnistes ont immédiatement produit de nouveaux scénarii. Rapidement, des hypothèses ont été formulées sur les étapes suivantes des acides aminés. Apparemment, les acides aminés se seraient unis dans les séquences adéquates par hasard afin de former les protéines. Certaines de ces protéines prétendument formées par hasard se sont placées d'elles-mêmes dans des structures ressemblant à des membranes de cellules qui "d'une certaine manière" sont apparues et ont formé une cellule primitive. Les cellules se sont unies à travers le temps et ont formé des organismes vivants. Toutefois, l'expérience de Miller n'était au fond que de la poudre aux yeux et l'on a révélé par la suite plusieurs faux aspects de celle-ci.
L'expérience de Miller n'était que de la poudre aux yeux
L'expérience de Miller visait à prouver que les acides aminés pouvaient se former par eux-mêmes dans les conditions terrestres primordiales, mais celle-ci demeure inconsistante sur un nombre de points:
1- En utilisant un mécanisme appelé "piège froid (cold trap)", Miller a isolé les acides aminés de leur environnement dès leur formation. S'il n'avait pas fait cela, les conditions de l'environnement dans lequel ces acides aminés s'étaient formés auraient immédiatement détruit ces molécules.
Sans aucun doute, ce genre de mécanisme conscient d'isolement n'existait pas dans les conditions terrestres primordiales. A défaut d'un tel mécanisme, même si un seul acide aminé est obtenu, celui-ci serait immédiatement détruit. Le chimiste Richard Bliss, exprime cette condition comme suit: "En effet, sans ce piège froid, les produits chimiques auraient été détruits par la source électrique." 114
En effet, Miller, dans sa première expérience, ne pouvait pas former le moindre acide aminé en utilisant les mêmes matières sans le mécanisme du piège froid.
2- L'environnement atmosphérique primordial que Miller a essayé de simuler dans son expérience n'était pas réaliste. Au cours des années 80, les scientifiques ont accepté l'idée que la nitrogène et le dioxyde de carbone devaient exister dans cet environnement artificiel à la place du méthane et de l'ammoniaque. A la suite d'une longue période de mutisme, Miller lui-même a fini par reconnaître que l'environnement atmosphérique qu'il a utilisé n'était pas réaliste. 115
Par conséquent, pourquoi Miller a-t-il insisté sur ces gaz? La réponse est très simple: sans ammoniaque, il était impossible de synthétiser un acide aminé. Kevin Mc Kean nous en parle dans un article publié dans la revue Discover:
"Miller et Urey ont imité l'ancienne atmosphère de la Terre à l'aide d'un mélange de méthane et d'ammoniaque. Selon eux, la Terre était un véritable mélange de métal, de roche et de glace. Toutefois dans les dernières études, il est reconnu que la Terre était très chaude à cette époque et que celle-ci était composée de nickel fondu et de fer. Aussi, l'atmosphère chimique de cette époque aurait-elle dû être principalement formée de nitrogène (N2), de dioxyde de carbone (CO2) et de vapeur d'eau (H2O). Cependant, ces éléments ne sont pas aussi adéquats que le méthane et l'ammoniaque pour la production de molécules organiques." 116
Les scientifiques américains J. P. Ferris et C. T. Chen ont répété l'expérience de Miller dans un environnement atmosphérique contenant du dioxyde de carbone, de l'hydrogène, de la nitrogène et de la vapeur d'eau. Or, ils ont été incapables d'obtenir la moindre molécule d'acide aminé.117
3- Un autre point qui réfute l'expérience de Miller consiste dans le fait qu'il y avait assez d'oxygène pour détruire tous les acides aminés dans l'atmosphère à l'époque où on croit que ces derniers ont été formés. Ce fait, ignoré par Miller, est révélé par les traces de fer et d'uranium oxydés trouvées dans les roches dont l'âge est estimé à 3,5 milliards d'années. 118
Il existe d'autres découvertes démontrant que la quantité d'oxygène à cette époque était largement supérieure à ce que prétendent les évolutionnistes. Les études démontrent également qu'à cette époque, la quantité de radiations ultraviolettes à laquelle était exposée la Terre était dix mille fois supérieure aux estimations des évolutionnistes. Cette radiation ultraviolette intense aurait sans le moindre doute libéré l'oxygène en décomposant la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone présents dans l'atmosphère.
Cette situation réfute totalement l'expérience de Miller, dans laquelle l'oxygène a été complètement laissé de côté. Si l'on avait utilisé l'oxygène dans cette expérience, le méthane se serait décomposé en dioxyde de carbone et en eau, alors que l'ammoniaque se serait décomposée en nitrogène et en eau. Par ailleurs dans un environnement où l'oxygène n'existait pas, aucune couche d'ozone ne pouvait exister non plus. Par conséquent, les acides aminés auraient été immédiatement détruits puisqu'ils auraient été exposés à des rayons ultraviolets très intenses sans la protection de la couche d'ozone. Autrement dit, avec ou sans oxygène dans le monde primordial, le résultat aurait été un environnement destructeur pour les acides aminés.
4- A la fin de l'expérience de Miller, plusieurs acides organiques avaient été formés avec des caractéristiques préjudiciables à la structure et à la fonction des organismes vivants. Si les acides aminés n'avaient pas été isolés et avaient été laissés dans le même environnement avec ces matières chimiques, il aurait été impossible d'éviter leur destruction ou transformation en composants différents à travers des réactions chimiques.
En outre, un grand nombre d'acides aminés droitiers a été formé à la fin de l'expérience.119 L'existence de ces acides aminés réfute la théorie dans son propre raisonnement même. Car, les acides aminés droitiers figuraient parmi ceux incapables de fonctionner dans la composition d'organismes vivants. Pour conclure, les circonstances dans lesquelles les acides aminés ont été formés au cours de l'expérience de Miller n'étaient pas adéquates pour la vie. En réalité, ce milieu a pris la forme d'un mélange acide détruisant et oxydant les molécules utiles obtenues.
Ces faits nous indiquent une seule réalité bien concrète: l'expérience de Miller ne peut pas prétendre que les organismes vivants ont été formés par hasard dans les conditions terrestres primordiales. Cette expérience n'est finalement qu'une tentative de laboratoire réfléchie et contrôlée afin de synthétiser des acides aminés. La quantité et types de gaz utilisés au cours de cette expérience ont été déterminés idéalement pour permettre l'émergence des acides aminés. La quantité d'énergie fournie au système n'était ni trop grande ni trop petite mais suffisamment calculée pour permettre les réactions nécessaires. L'appareil utilisé pour l'expérience a été isolé pour éviter l'écoulement du moindre élément nuisible et destructeur ou susceptible d'empêcher la formation d'acides aminés qui pouvaient être présents dans les conditions terrestres primordiales. Aucun élément, minéral ou composants présents dans les conditions terrestres primordiales et qui auraient pu changer le cours des réactions, n'a été inclus dans l'expérience. L'oxygène, qui aurait pu empêcher la formation des acides aminés à cause de l'oxydation, n'est qu'un élément destructif parmi tant d'autres. Même dans des conditions idéales dans le laboratoire, il était impossible pour les acides aminés produits de se maintenir en vie et éviter la destruction sans l'aide du mécanisme du "piège froid".
En fait, avec cette expérience, les évolutionnistes ont eux-mêmes réfuté l'évolution. Car si celle-ci prouve quoi que ce soit, c'est bien que les acides aminés ne peuvent être produits que dans un environnement de laboratoire contrôlé où toutes les conditions sont spécifiquement conçues par une intervention consciente. C'est-à-dire, la force qui crée la vie ne peut être aléatoire et inconsciente mais plutôt une création consciente.
Si les évolutionnistes n'acceptent pas cette réalité évidente, c'est bien à cause de leur adhérence aveugle aux préjugés qui ne sont absolument pas scientifiques. Il est intéressant de noter que Harold Urey, qui a organisé l'expérience Miller avec son étudiant Stanley Miller, a reconnu ce qui suit:
"Nous tous qui étudions l'origine de la vie trouvons que plus nous examinons celle-ci, plus nous pensons qu'elle est trop complexe pour avoir évolué. Nous pensons tous par conviction que la vie a évolué à partir de la matière morte sur cette planète. Le problème c'est que cette complexité est si grande qu'il est difficile pour nous d'imaginer que ce fut réellement le cas." 120
L'atmosphère terrestre primordiale et les protéines
Malgré toutes les inconsistances que nous avons citées ci-dessus, les évolutionnistes se référent toujours à l'expérience de Miller afin d'éviter la question concernant la manière dont les acides aminés se sont formés par eux-mêmes dans l'atmosphère terrestre primordiale. Même aujourd'hui, ils continuent à tromper le public en prétendant que le problème a été résolu grâce à cette expérience fallacieuse.
Cependant, lorsqu'ils ont essayé d'expliquer la seconde étape de l'origine de la vie, les évolutionnistes ont rencontré un problème beaucoup plus ardu que celui que posait la formation des acides aminés: "les protéines", c'est-à-dire les composantes de la vie qui sont constituées de centaines d'acides aminés différents unifiés dans un ordre spécifique.
Prétendre que les protéines ont été formées par hasard dans des conditions naturelles est encore plus irréaliste et déraisonnable que l'histoire de la formation des acides aminés. Dans les pages précédentes, nous avons évoqué l'impossibilité mathématique pour les acides aminés de se rassembler dans des séquences correctes afin de former des protéines, grâce à des calculs de probabilité. Maintenant, on étudiera l'impossibilité de produire des protéines par procédé chimique dans les conditions terrestres primordiales.
La synthèse de protéines est impossible dans l'eau
Lorsqu'ils se rassemblent pour former des protéines, les acides aminés établissent une liaison spéciale entre eux appelée "liaison peptidique". Une molécule d'eau est libérée durant la formation de cette liaison peptidique.
Ce fait réfute catégoriquement l'explication avancée par les évolutionnistes, en l'occurrence que la vie est apparue dans l'eau. Car selon "le principe de Le Châtelier" en chimie, il est impossible pour une réaction qui libère l'eau (réaction de condensation) d'avoir lieu dans un milieu hydrate. La réalisation de ce type de réaction dans un environnement hydrate est réputée "être la moins probable" parmi toutes les réactions chimiques.
Ainsi, les océans qui sont présentés comme le lieu où la vie a commencé et où les acides aminés sont apparus, ne sont absolument pas un milieu adapté pour que les acides aminés forment des protéines. Par ailleurs, il est impensable que les évolutionnistes changent leur fusil d'épaule et proclament que la vie est apparue sur terre. Car le seul environnement qui aurait pu protéger les acides aminés des radiations ultraviolettes ce sont bien les océans et les mers. Sur terre, ces derniers auraient été détruits par les rayons ultraviolets. Le principe de Le Châtelier s'oppose à l'idée que la vie est apparue dans la mer. Il s'agit là d'un autre casse-tête pour les évolutionnistes.
Un autre effort désespéré: l'expérience de Fox
Face à ce nouveau dilemme, les évolutionnistes ont commencé à inventer des scénarii irréalistes sur ce "problème de l'eau" qui réfutait de manière catégorique leurs théories. Sydney Fox était l'un des chercheurs les plus connus à cette époque. Il proposa cette théorie pour sortir de l'impasse. Selon lui, les premiers acides aminés ont dû être traînés vers des collines à proximité d'un volcan juste après leur formation dans l'océan primordial. L'eau contenue dans ce mélange qui englobait les acides aminés présents sur les collines, a dû s'évaporer avec l'accroissement de la température au-delà du point d'ébullition. Ainsi, les acides aminés qui ont "séché" auraient pu se rassembler pour former les protéines.
Cependant, cette issue "compliquée" n'a pas été approuvée par plusieurs personnes. Car, les acides aminés ne peuvent pas supporter une telle température. Les recherches ont prouvé que les acides aminés étaient immédiatement détruits dans ces degrés élevés de température.
Mais Fox ne renonça pas pour autant. Il rassembla les acides aminés purifiés dans le laboratoire "dans des conditions très particulières" en les chauffant dans un environnement sec. Les acides aminés se sont bien rassemblés mais aucune protéine n'a été obtenue. Ce qu'il a réussi à avoir ce sont des boucles désordonnées d'acides aminés réunis de manière arbitraire. Celles-ci ne ressemblaient en rien à des protéines vivantes. De plus, si Fox avait exposé les acides aminés à une température constante, ces boucles inutiles se seraient également désintégrées.121
Un autre point qui annulait l'expérience était que Fox n'avait pas utilisé les produits inutiles obtenus à la suite de l'expérience conduite par Miller mais des acides aminés purs issus d'organismes vivants. Or, cette expérience qui prétendait être la suite de celle de Miller devait partir des résultats obtenus par celle-ci. Pourtant, ni Fox ni un quelconque autre chercheur n'a jamais utilisé les acides aminés inutiles produits par Miller.122
L'expérience de Fox n'a pas été accueillie de manière positive même dans le milieu évolutionniste. Car, il était évident que la chaîne insignifiante d'acides aminés qu'il a obtenue (protéinoïdes) ne pouvait pas être formée dans des conditions naturelles. De plus, les protéines, qui sont les éléments de base de la vie, ne pouvaient toujours pas être produites. Le problème de l'origine des protéines était toujours là. Dans un article paru dans la célèbre revue des années 70, Chemical Engineering News, l'expérience de Fox était décrite en ces termes:
"Sydney Fox et les autres chercheurs ont réussi à rassembler les acides aminés sous la forme de "protéinoïdes" en utilisant des techniques de chauffage très particulières dans des conditions qui n'existaient pas du tout dans les époques primordiales de la Terre. De plus, elles ne ressemblent absolument pas aux protéines normales qui existent dans les organismes vivants. Elles ne sont qu'un ensemble de tâches inutiles et irrégulières. Même si de telles molécules avaient été formées à cette époque, elles auraient sûrement été détruites." 123
En effet, les protéinoïdes que Fox avait obtenues étaient totalement différentes des protéines réelles qu'il s'agisse de la structure ou de la fonction. La différence entre les protéines et les "protéinoïdes" était aussi grande que celle entre un équipement high-tech et un amas de matière première qui n'a pas encore été traitée.
De plus, il était tout à fait impossible même pour ces chaînes irrégulières d'acides aminés de survivre dans l'atmosphère primordiale. Celles-ci se seraient désintégrées sous les effets chimiques et physiques destructifs causés par les rayons ultraviolets et les conditions naturelles instables. Selon le principe de Le Châtelier, il est impossible pour les acides aminés de se réunir sous l'eau où les rayons ultraviolets ne pouvaient pas les atteindre. Par conséquent, l'idée que les protéinoïdes étaient la base de la vie a fini par perdre ses appuis dans le milieu scientifique.
La molécule miraculeuse: l'ADN
Nos recherches sur le plan moléculaire nous ont démontré jusque là que la formation des acides aminés n'a absolument pas été élucidée par les évolutionnistes. La formation des protéines est en elle-même un mystère. Toutefois, le problème ne se limite pas aux acides aminés et aux protéines. Ce n'en est que le début. La structure parfaite de la cellule mène les évolutionnistes vers une impasse. Car celle-ci n'est pas juste un tas de protéines composées d'acides aminés structurés. C'est bel et bien un mécanisme vivant qui a des centaines de systèmes développés et qui est tellement complexe qu'il a rendu l'homme incapable de résoudre son mystère. Laissons les systèmes complexes de côté, les évolutionnistes sont incapables d'expliquer la formation des éléments élémentaires de la cellule.
Alors que la théorie de l'évolution a été incapable de donner une explication cohérente à l'existence des molécules qui sont la base de la structure cellulaire, les développements survenus dans la science génétique et la découverte des acides nucléiques (ADN et ARN) ont engendré de nouveaux problèmes pour la théorie de l'évolution. En 1955, les travaux effectués sur l'ADN par deux scientifiques, en l'occurrence James Watson et Francis Crick, ont inauguré une nouvelle ère en biologie. Plusieurs scientifiques ont orienté leur attention vers la génétique. De nos jours, après des années de recherches, la structure de l'ADN a été largement dévoilée.
La molécule appelée ADN, que l'on trouve dans le noyau de chacune des 100 milliards de cellules présentes dans notre corps, contient le plan de construction complet du corps humain. L'information concernant toutes les caractéristiques d'une personne, de l'apparence physique à la structure des organes internes, sont enregistrées dans l'ADN grâce à un système spécial de codage. L'information contenue dans l'ADN est codifiée à l'intérieur de la séquence de quatre bases spéciales qui forment cette molécule. Ces bases sont classifiées en A, T, G, C selon les initiales de leurs noms. Toutes les différences structurelles parmi les personnes dépendent de la variation de la séquence de ces lettres. C'est une sorte de banque de données composée de quatre lettres.
L'ordre séquentiel des lettres de l'ADN détermine la structure d'un être humain jusqu'au moindre détail. En plus de caractéristiques comme la taille, les couleurs des yeux, des cheveux et de la peau, l'ADN d'une simple et unique cellule contient également la conception de 206 os, 600 muscles, un réseau de 10.000 muscles auditifs, un autre de 2 millions de nerfs optiques, 100 milliards de cellules nerveuses, des veines longues de 130 milliards de mètres et 100 milliards de cellules dans le corps. Si l'on devait consigner par écrit l'information contenue dans l'ADN, on obtiendrait une bibliothèque géante de 900 volumes d'une encyclopédie de 500 pages par volume. Cette quantité phénoménale d'informations est codifiée dans les composantes de l'ADN appelées "gènes".
L'ADN peut-elle exister de manière aléatoire?
A ce niveau, il y a lieu de préciser un détail important. Une erreur dans la séquence des nucléotides qui composent un gène rendrait celle-ci totalement inutile. Lorsqu'on pense qu'il y a 200 mille gènes dans le corps humain, il paraît plus évident à quel point il est impossible pour des millions de nucléotides, qui composent ces gènes, d'être formés de manière aléatoire dans la bonne séquence. Un biologiste évolutionniste, Frank Salisbury, affirme à ce sujet:
"Une protéine moyenne peut inclure environ 300 acides aminés. Le gène de l'ADN qui contrôle cela aurait environ 1.000 nucléotides dans sa chaîne. Puisqu'il existe quatre sortes de nucléotides dans une chaîne ADN, une qui consiste en 1.000 liens peut exister sous 41.000 formes. Grâce à cette algèbre (logarithme), nous pouvons voir que 41.000=10600. Dix multiplié par lui-même 600 fois donne le chiffre 1 suivi de 600 zéros! C'est un chiffre qui dépasse notre entendement." 124
Le chiffre 41.000 est l'équivalent de 10600. Ce chiffre est obtenu par l'adition de 600 zéros à 1. Comme 10 avec 11 zéros indique un milliard, un chiffre avec 600 zéros est en effet un nombre difficile à concevoir. L'impossibilité que l'ADN et l'ARN puissent être formés par accumulation accidentelle de nucléotides est exprimée par le scientifique français Paul Auger de la manière suivante:
"Nous devons distinguer clairement les deux étapes de la formation aléatoire des molécules complexes telles que les nucléotides suite à des événements chimiques. La production de nucléotides un par un - ce qui est possible - et leur combinaison dans des séquences bien particulières. La deuxième étape est impossible." 125
Même Francis Crick, qui a longtemps cru à la théorie de l'évolution des molécules, a fini par reconnaître, à la suite de la découverte de l'ADN, qu'une molécule si complexe ne peut pas être formée de manière aléatoire et spontanée à la suite d'un processus d'évolution:
"Un homme intègre, armé de tout le savoir qui nous est acquis à ce jour, est contraint d'avouer à ce stade, en quelque sorte, que l'origine de la vie paraît être un miracle." 126
A ce propos, le professeur évolutionniste turc, Ali Demirsoy a été forcé de reconnaître ce qui suit:
"En fait, la probabilité de la formation d'une protéine et d'un acide nucléique (ADN - ARN) est très éloignée des estimations. De plus, la chance de voir apparaître une certaine chaîne de protéine est si négligeable que l'on peut la qualifier d'infime." 127
Un dilemme très intéressant apparaît à ce stade: l'ADN ne peut se reproduire qu'à l'aide de certaines enzymes qui sont en fait des protéines. La synthèse de ces enzymes ne peut se réaliser qu'avec l'aide de l'information codifiée dans l'ADN. Comme ils dépendent l'un de l'autre, soit ils existent tous les deux en même temps pour la reproduction, soit l'un d'eux doit être "créé" avant l'autre. Le microbiologiste américain Jacobson affirme à ce propos:
"Les indications pour la reproduction des plans, pour l'énergie et l'extraction de parties à partir de l'environnement présent, pour la croissance de la séquence et pour le mécanisme effecteur qui traduit les instructions en croissance - tous ces éléments devaient être présents au même moment (lorsque la vie a commencé). Cette combinaison d'événements a toujours semblé un événement fortuit et improbable et a été souvent attribué à l'intervention divine." 128
Ces mots ont été rédigés deux années après la découverte de la structure de l'ADN par James Watson et Francis Crick. Mais, en dépit de tous les développements scientifiques, ce problème demeure insoluble pour les évolutionnistes. Deux scientifiques allemands Junker et Scherer ont expliqué que la synthèse de chacune des molécules nécessaires à l'évolution chimique, exigeait des conditions différentes et que la probabilité de regrouper ces matériaux, qui ont théoriquement des méthodes d'acquisition très différentes, est égale à zéro:
"A ce jour, nous ne connaissons aucune expérience au cours de laquelle nous pouvons obtenir toutes les molécules nécessaires à l'évolution chimique. Ainsi, il est essentiel de produire une variété de molécules dans divers endroits et dans des conditions très adaptées, pour ensuite les transporter vers un autre endroit pour la réaction en les protégeant des éléments nuisibles tels que l'hydrolyse et la photolyse." 129
Bref, la théorie de l'évolution est incapable de prouver le moindre stade évolutif de ceux qui prétendument ont eu lieu au niveau moléculaire. Au lieu de fournir des réponses à ces questions, le progrès de la science ne fait que les rendre plus compliquées et inextricables.
Il est intéressant de souligner que les évolutionnistes croient en tous ces scénarii invraisemblables comme s'ils étaient réellement des faits scientifiques. Puisqu'ils sont conditionnés pour ne pas accepter le principe de la création, ils n'ont d'autres choix que de croire à l'impossible. Un biologiste australien célèbre, Michael Denton nous parle de ce sujet dans son ouvrage, Evolution: A Theory in Crisis:
"Aux yeux du sceptique, c'est un affront à la raison que de croire que c'est le hasard qui est à l'origine des programmes génétiques des organismes supérieurs, qui consistent en un mille millions de bits d'informations environ, l'équivalent à la séquence de lettres dans une petite bibliothèque d'un millier de volumes, qui contiennent sous forme encodée un nombre infini de milliers d'algorithmes compliqués qui contrôlent, spécifient, et commandent la croissance et le développement de milliards et milliards de cellules dans la forme d'un organisme complexe. Or aux yeux du darwiniste, l'idée est acceptée sans le moindre doute - le paradigme est prioritaire!" 130
Une autre tentative vaine des évolutionnistes:
"le monde de l'ARN"
La découverte au cours des années 70 que les gaz qui existaient à l'origine dans l'atmosphère primordiale rendaient l'existence des acides aminés impossible a été un coup dur pour la théorie de l'évolution moléculaire. C'est à cette époque que l'on a compris que "les expériences de l'atmosphère primordiale" comme celles de Miller, de Fox et de Ponnamperuma n'étaient pas valables. Pour cette raison, durant les années 80, de nouveaux essais ont été effectués par les évolutionnistes. La conséquence en a été le scénario du "monde de l'ARN". Selon celui-ci, ce ne sont pas les protéines qui ont été formées en premier, mais les molécules de l'ARN plutôt.
Selon ce scénario avancé en 1986 par Walter Gilbert, un chimiste de Harvard, des milliards d'années auparavant une molécule d'ARN qui a réussi d'une certaine manière à se reproduire par elle-même a été formée de manière aléatoire. Ensuite, cette molécule d'ARN a commencé à produire des protéines grâce à l'activation d'effets externes. Après, il a été nécessaire de stocker cette information dans une seconde molécule, et d'une certaine manière la molécule d'ADN a vu le jour.
Etant fait d'une chaîne d'impossibilités à chaque stade, ce scénario difficile à croire n'a fait qu'empirer le problème et soulever plusieurs questions inextricables plutôt que de fournir la moindre explication à l'origine de la vie:
1- Lorsque l'on n'est pas capable d'expliquer la formation aléatoire d'un seul nucléotide entrant dans la composition de l'ARN, comment est-il possible que ces nucléotides imaginaires puissent former l'ARN en se rassemblant dans une séquence correcte. Le biologiste évolutionniste John Horgan admet l'impossibilité de la formation aléatoire de l'ARN:
"Alors que les recherches continuent à sonder de près le concept du monde l'ARN, plus de problèmes apparaissent au grand jour. Comment l'ARN est-il apparu initialement? Celui-ci ainsi que ses composants sont très difficiles à synthétiser dans un laboratoire même dans les meilleures conditions, encore moins dans des conditions vraisemblables." 131
2- Même si l'on suppose qu'il a été formé de manière aléatoire, comment cet ARN constitué simplement d'une chaîne de nucléotides a-t-il "décidé" de se reproduire par lui-même et selon quel mécanisme aurait-il pu effectuer ce processus de reproduction? Où a-t-il trouvé les nucléotides utilisés pendant ce processus? Même les microbiologistes évolutionnistes Gerald Joyce et Leslie Orgel expriment le désespoir de cette situation dans leur livre intitulé In the RNA World (Dans le monde l'ARN):
"Cette discussion… a, dans un sens, mis l'accent sur l'homme de paille: le mythe de la molécule d'ARN qui se reproduit par elle-même et qui est apparue de novo à partir d'une soupe de polynucléotides dispersés. Non seulement cette notion est irréaliste par rapport à notre compréhension de la chimie prébiotique, mais elle doit également peser sur la crédulité d'un optimiste qui croit au potentiel catalytique de l'ARN." 132
3- Même si l'on suppose l'existence d'un ARN qui se reproduit par lui-même dans le monde primordial, que de nombreux d'acides aminés de toutes sortes étaient disponibles à l'usage de celui-ci et que tous ces événements impossibles ont d'une certaine manière eu lieu, la situation ne nous permet toujours pas d'obtenir la moindre protéine. Car l'ARN englobe uniquement l'information qui concerne la structure des protéines. Par ailleurs, les acides aminés sont des matières premières. Toutefois, aucun mécanisme permettant la production de protéines n'existe. Penser que l'existence de l'ARN est suffisante pour produire des protéines est aussi absurde que de croire qu'il suffit de jeter les plans d'une voiture dessinés sur papiers sur des milliers de parties et de pièces empilées les unes sur les autres pour que la voiture s'assemble et se mette à fonctionner d'elle-même. Dans ce cas également, la production est hors de question puisque aucune usine ni ouvriers ne sont impliqués dans le processus.
Une protéine est produite dans l'usine du ribosome avec l'aide de plusieurs enzymes et à la suite de processus extrêmement complexes à l'intérieur de la cellule. Le ribosome est une organelle complexe de la cellule formée de protéines. Par conséquent, cette situation soulève également une autre supposition déraisonnable, en l'occurrence que le ribosome, aussi, a dû apparaître de manière aléatoire au même moment. Même le prix Nobel, Jacques Monod, l'un des défenseurs les plus fanatiques de l'évolution explique que la synthèse de protéine ne peut en aucun cas être sous-estimée au point que celle-ci puisse dépendre uniquement de l'information contenue dans l'acide nucléique:
"Le code n'a aucun sens s'il n'est pas traduit. La machine de traduction de la cellule moderne consiste au minimum en cinquante composants macromoléculaires qui sont eux-mêmes codifiés dans l'ADN: le code ne peut être traduit que par le biais de produits de traduction. C'est l'expression moderne de omne vivum ex ovo. Quand et comment ce cercle est-il devenu fermé? Il est extrêmement difficile d'imaginer la réponse." 133
Comme la chaîne de l'ARN dans le monde primordial peut-elle prendre une telle décision et quelles sont les méthodes utilisées par celle-ci pour la production de protéines en effectuant seul le travail de cinquante particules spécialisées? Les évolutionnistes sont incapables de répondre à ces questions.
Le Dr Leslie Orgel, l'un des associés de Stanley Miller et Francis Crick de l'Université de San Diego en Californie, utilise le terme "scénario" pour qualifier "l'apparition de la vie à travers le monde de l'ARN". Orgel a décrit quel genre de caractéristiques l'ARN devait avoir et comment ceci était impossible dans son article intitulé "The Origin of Life" publié dans la revue American Scientist, octobre 1994:
"Ce scénario aurait pu avoir lieu, nous avons observé, si l'ARN prébiotique avait deux capacités pas si évidentes de nos jours: une capacité à se reproduire sans recourir à l'aide des protéines et celle de catalyser chaque étape de la synthèse de protéine."134
Il doit être également clair que croire que ces deux processus extrêmement complexes et essentiels proviennent d'une molécule comme l'ARN n'est possible que grâce à l'imagination fertile et le point de vue des évolutionnistes. Des faits scientifiques concrets, sont édifiants à ce sujet; la thèse du "monde l'ARN" qui est le nouveau modèle proposé par les évolutionnistes pour prouver la formation aléatoire de la vie, est également une fable invraisemblable.
Le biochimiste Gordon C. Mills de l'Université du Texas et le biologiste moléculaire Dean Kenyon de l'Université d'Etat de San Francisco ont évalué les failles du scénario du monde de l'ARN et sont arrivés à une brève conclusion dans leur article intitulé "Le monde de l'ARN: une critique":
"L'ARN est une molécule remarquable. L'hypothèse du monde de l'ARN est une toute autre question. Rien, à nos yeux, n'affirme qu'il s'agit d'une théorie établie ou qu'elle est au moins prometteuse." 135
L'article du rédacteur scientifique Brig Klyce, paru en 2001 explique que les scientifiques évolutionnistes sont très persistants sur cette question, mais les résultats obtenus à ce jour ont déjà démontré que ces efforts sont vains:
"La recherche dans le monde de l'ARN est une industrie de taille moyenne. Cette recherche a démontré comment ce serait extrêmement difficile pour les cellules vivantes d'apparaître de manière aléatoire à partir de matières mortes au cours du temps disponible sur terre. Cette démonstration est une contribution d'une grande valeur à la science. Davantage de recherches serait une contribution précieuse également. Or, continuer à insister que la vie peut émerger spontanément de matières chimiques mortes face à ces difficultés que l'on a surmontées récemment, est tout simplement très surprenant. C'est la nostalgie des efforts des alchimistes du moyen âge qui ont insisté pendant longtemps à essayer de transformer le plomb en or." 136
La vie est un concept qui dépasse
ce simple monceau de molécules
Oublions pour l'instant toutes ces impossibilités et supposons qu'une molécule de protéine est formée dans l'environ-nement le moins adapté, le moins contrôlé tel que les conditions terrestres primordiales. La forma-tion d'une seule protéine ne serait pas suffi-sante. Celle-ci dev-rait attendre patiem-ment pendant des mil-liers, voire des millions d'années dans cet environ-nement incontrôlé sans subir de dégâts, jusqu'à ce qu'une autre molécule se forme à ses côtés de manière aléatoire et dans des conditions similaires. Elle devrait attendre que des millions de protéines adéquates et essentielles se forment les unes à côté des autres dans le même environnement "de façon aléatoire". Celles qui s'étaient constituées plus tôt devaient faire preuve de patience, sans subir de dégâts malgré les rayons ultraviolets et les effets mécaniques durs, en attendant que les autres se constituent à leurs côtés. Ensuite ces protéines en nombre suffisant, apparues au même endroit exactement, devaient se rassembler en établissant des combinaisons utiles et former les organelles de la cellule. Aucune matière intruse, molécule nuisible ou une chaîne de protéines inutiles ne doit interférer dans ce processus. Par la suite, même si ces organelles devaient se rassembler de manière extrêmement harmonieuse et coopérative suivant un plan et un ordre donnés, elles doivent prendre en plus d'elles-mêmes toutes les enzymes nécessaires et se couvrir d'une membrane, dont l'intérieur doit être rempli d'un liquide spécial pour leur préparer l'environnement idéal. Maintenant, même si tous ces événements "très improbables" ont bien eu lieu de manière aléatoire, est-ce que ce monceau de molécules viendrait à la vie pour autant?
La réponse est non, car les recherches ont révélé que la simple combinaison de toutes les matières nécessaires à la vie n'est pas suffisante pour que celle-ci commence réellement. Même si toutes les protéines nécessaires pour toute la vie étaient collectées dans un tube à essai, ces efforts ne produiraient pas une seule cellule vivante. Toutes les expériences conduites sur ce sujet ont été vaines. Toutes les observations et les expériences indiquent que la vie ne peut provenir que de la vie. L'affirmation que la vie est apparue à partir d'une matière morte, autrement dit "l'abiogenèse", est un conte qui n'existe que dans les rêves des évolutionnistes et qui plus est en contradiction avec les résultats de toutes les expériences et les observations.
Dans ce sens, les premiers signes de vie sur terre ont sûrement dû provenir d'une autre vie. C'est une image de l'épithète divine de "Hayy" (Le propriétaire de la vie). La vie ne peut commencer et ni finir que par sa volonté. Concernant l'évolution, non seulement cette théorie est incapable d'expliquer comment la vie est apparue, mais également elle n'arrive pas à expliquer comment les matières nécessaires à la vie sont apparues et se sont rassemblées.
Chandra Wickramasinghe décrit la vérité à laquelle il a dû faire face en tant que scientifique à qui on a toujours répété que la vie est le fruit du hasard:
"Depuis mes premiers stages scientifiques, on m'a très sérieusement lavé le cerveau pour que je croie que la science est incompatible avec l'idée d'une quelconque création délibérée. Cette notion a dû être difficilement répandue. En ce moment, je n'arrive pas à trouver le moindre argument rationnel pour réfuter l'idée d'une conversion divine. Nous avions avant un esprit ouvert; alors qu'aujourd'hui nous nous rendons compte que la seule réponse logique à la vie est la création - et non pas un battage accidentel et aléatoire." 137
CHAPITRE 11
La thermodynamique réfute l'évolution
La deuxième loi de la thermodynamique, qui est acceptée comme l'une des lois de base de la physique, affirme que dans des conditions normales tous les systèmes qui sont laissés à eux-mêmes ont tendance à se désorganiser, se disperser, se dégrader et se détruire. C'est la fin inéluctable que tous les êtres affronteront d'une manière ou d'une autre selon cette loi; c'est un processus irréversible.
Ceci est quelque chose que nous avons tous observée. A titre d'exemple, si vous abandonnez une voiture au milieu du désert, vous ne vous attendez tout de même pas à la retrouver en meilleur état des années après. Bien au contraire, vous constaterez que les pneus sont dégonflés, que les fenêtres sont cassées, que le châssis est rouillé, et que son moteur est en piteux état. C'est le même processus qui s'applique encore plus rapidement pour les êtres vivants.
La deuxième loi de la thermodynamique est le moyen par lequel ce processus naturel est défini par des équations et des calculs physiques.
Cette célèbre loi de physique est également connue comme "la loi de l'entropie". L'entropie, c'est le degré d'organisation d'un système en physique. L'entropie d'un système s'accentue lorsque celui-ci avance à partir d'un état ordonné, organisé et planifié vers un autre plus désordonné, plus dispersé et non planifié. Le plus un système est désordonné, plus grande est son entropie. La loi de l'entropie affirme que l'Univers entier s'oriente inévitablement vers un état plus désordonné, plus dispersé et non planifié.
La validité de la deuxième loi de thermodynamique, en l'occurrence de la loi d'entropie, est établie théoriquement et par expérience. Le mécanisme présenté par l'évolution est en contradiction totale avec cette loi. Les scientifiques les plus éminents de notre époque s'accordent à dire que la loi de l'entropie sera le paradigme principal durant la prochaine période de l'histoire. Albert Einstein, le plus grand scientifique de notre temps, a déclaré que c'est "la première loi de toute notre science". Sir Arthur Eddington a également fait référence à cette loi comme "la loi métaphysique suprême de l'Univers entier".138
La théorie de l'évolution est avancée en faisant fi de cette loi de physique élémentaire et vraie à l'échelle de l'Univers. Le mécanisme proposé par l'évolution est en contradiction totale avec cette loi. Cette théorie prétend que des atomes et des molécules désordonnés, dispersés et sans vie se sont spontanément rassemblés dans le temps dans un certain ordre et plan pour constituer des molécules extrêmement complexes telles que les protéines, l'ADN et l'ARN. Ensuite, ils ont donné naissance progressivement à des millions d'espèces vivantes différentes dont la structure est encore plus complexe. Selon la théorie de l'évolution, ce prétendu processus qui donne lieu à une structure mieux planifiée, plus ordonnée, plus complexe et mieux organisée à chaque stade s'est formée d'elle-même dans des conditions naturelles. La loi de l'entropie démontre de toute évidence que ce prétendu processus naturel est en contradiction totale avec les lois physiques.
Les scientifiques évolutionnistes sont également conscients de ce fait. J. H. Rush affirme:
"Au cours de son évolution complexe, la vie entre en contradiction remarquable avec la tendance exprimée par la deuxième loi de la thermodynamique. Alors que la seconde loi exprime une progression irréversible vers l'entropie et le désordre, la vie se développe constamment vers des niveaux élevés d'ordre." 139
Le scientifique évolutionniste Roger Lewin évoque l'impasse de l'évolution concernant la thermodynamique dans un article paru dans la revue Science:
"Un problème que les biologistes ont affronté est la contradiction apparente de l'évolution avec la seconde loi de la thermodynamique. Les systèmes doivent se dégrader à travers le temps, donnant lieu à moins, pas davantage, d'ordre." 140
Dans une célèbre revue évolutionniste, American Scientist, un autre scientifique évolutionniste, George Stravropoulos, évoque l'impossibilité thermodynamique de la formation spontanée de la vie et l'impossibilité d'expliquer l'existence de mécanismes vivants complexes par des lois naturelles:
"Cependant dans des conditions ordinaires, aucune molécule organique complexe ne peut se constituer spontanément. Elle se désintégrera plutôt conformément à la seconde loi. En effet, plus elle est complexe plus instable elle devient, assurant ainsi sa désintégration tôt ou tard. La photosynthèse et tous les processus de la vie, y compris la vie elle-même, en dépit d'un langage confus ou délibérément trompeur, ne peuvent pas encore être compris en termes de thermodynamique ou de toute autre science exacte." 141
Comme ça a été reconnu, la seconde loi de la thermodynamique constitue un obstacle insurmontable pour le scénario de l'évolution en termes de science et de logique. Incapables de fournir la moindre explication scientifique et consistante pour surmonter cet obstacle, les évolutionnistes ne peuvent surmonter celui-ci que dans leur imagination. A titre d'exemple, le célèbre évolutionniste Jeremy Rifkin déclare que l'évolution submerge cette loi physique avec un "pouvoir magique":
"La loi de l'entropie stipule que l'évolution dissipe toute l'énergie disponible pour la vie sur cette planète. Notre concept de l'évolution est exactement à l'opposé. Nous croyons que l'évolution crée d'une certaine manière et de façon magique une valeur et un ordre supérieurs sur terre." 142
Ces propos démontrent parfaitement que l'évolution est une croyance totalement dogmatique.
Le mythe du "système ouvert"
Confrontés à toutes ces vérités, les évolutionnistes ont dû se réfugier dans une mutilation de la seconde loi de la thermodynamique, en prétendant que celle-ci ne s'applique qu'aux "systèmes clos" et non pas aux "systèmes ouverts", qui sont au-dessus de cette loi.
Un "système ouvert" est système thermodynamique dans lequel l'énergie entre et sort contrairement à un "système clos", dans lequel l'énergie et la matière initiales demeurent constantes. Les évolutionnistes prétendent que le monde est un système ouvert; c'est-à-dire constamment exposé à une circulation d'énergie en provenance du Soleil, que la loi de l'entropie ne s'applique pas au monde dans sa globalité et que les êtres vivants ordonnés et complexes peuvent être générés à partir de structures désordonnées, simples et inanimées.
Cependant, il y a ici une déformation évidente. Le fait qu'un système dispose d'un afflux d'énergie ne fait pas de lui un système ordonné. Des mécanismes spécifiques sont nécessaires pour faire fonctionner l'énergie. Par exemple, une voiture a besoin d'un moteur, d'un système de transmission et des mécanismes de contrôle pertinents pour convertir l'énergie en gas-oil pour fonctionner. A défaut de ce système de conversion d'énergie, la voiture ne sera pas en mesure d'utiliser l'énergie dans le gas-oil.
Le même principe s'applique à la vie également. Il est vrai que la vie reçoit son énergie du Soleil. Toutefois, l'énergie solaire ne peut être convertie en énergie chimique que par le biais de systèmes de conversion d'énergie incroyablement compliqués dans les choses vivantes (tels que la photosynthèse dans les plantes et les systèmes digestifs de l'homme et de l'animal). Aucun organisme vivant ne peut survivre sans ces systèmes de conversion d'énergie. A défaut de ce genre de système, le Soleil en est réduit à une source d'énergie destructrice qui brûle, dessèche ou fait fondre.
Comme nous pouvons le constater, un système thermodynamique dépourvu d'un certain mécanisme de conversion d'énergie, n'est pas une chose positive pour l'évolution, qu'il soit ouvert ou clos. Personne n'affirme que ce type de mécanismes complexes et conscients aurait pu exister dans la nature dans les conditions de la Terre primitive. En effet, le vrai problème qui se pose pour les évolutionnistes c'est: comment des mécanismes complexes de conversion d'énergie tels que la photosynthèse dans les plantes, et qui ne peuvent pas être reproduits même à l'aide de la technologie moderne, auraient pu exister par eux-mêmes?
Le flot d'énergie solaire dans le monde n'a pas d'effet qui en lui-même peut ramener de l'ordre. Aussi élevée puisse la température être, les acides aminés résistent en formant des liaisons sous forme de séquences ordonnées. L'énergie par elle-même n'est pas suffisante pour faire en sorte que les acides aminés forment des molécules de protéines beaucoup plus complexes ou que les protéines forment des structures plus complexes et plus organisées pour les organelles de cellules. La source réelle et essentielle pour cette organisation à tous les niveaux est la conception consciente: en un mot, la création.
Le mythe de "l'auto-organisation de la matière"
Etant parfaitement conscients que cette seconde loi de la thermodynamique rend l'évolution impossible, certains scientifiques évolutionnistes ont tenté de combler la faille entre les deux afin de rendre l'évolution possible. Encore une fois, même ces tentatives démontrent que la théorie de l'évolution est toujours dans cette impasse, sans échappatoire possible.
Une personne s'est distinguée par ses efforts pour rapprocher la thermodynamique et l'évolution. Il s'agit d'une scientifique belge, Ilya Prigogine. Commençant à partir de la théorie du chaos, Prigogine proposa un nombre d'hypothèses dans lesquelles l'ordre s'établit à partir du chaos (désordre). Il expliqua que certains systèmes ouverts peuvent faire preuve d'une baisse d'entropie provoquée par un flot d'énergie externe et le résultat "ordonnant" est la preuve que la "matière peut s'organiser par elle-même". Depuis ce temps, le concept de "l'auto organisation" est devenu très populaire dans les milieux évolutionnistes et matérialistes. Ces derniers se comportent comme s'ils avaient trouvé une origine matérialiste pour la complexité de la vie et une solution matérialiste pour le problème de l'origine de la vie.
Or, une vue de plus près nous révèle que cet argument est totalement abstrait et qu'il n'est en fait qu'un rêve pieux. En outre, celui-ci comporte une supercherie naïve. Cette supercherie est la confusion délibérée de deux concepts distincts, "l'auto-organisation" et "l'auto-ordonnance".143
Nous pouvons l'expliquer en nous référons à un exemple. Imaginons un bord de mer, avec différentes sortes de pierres mélangées les unes aux autres. De grandes pierres, des plus petites et d'autres minuscules. Lorsqu'une grosse vague balaie le bord de mer, une "ordonnance" peut apparaître parmi les pierres. L'eau soulèvera les pierres dont le poids est équivalent en quantités équivalentes. Lorsque la vague revient à la charge, les pierres peuvent éventuellement être ordonnées de la plus petite à la plus grande en direction de la mer.
C'est ce que l'on appelle le processus "d'auto-ordonnance": le bord de mer est un système ouvert et le flot d'énergie (la vague) peut causer une "ordonnance". Mais, remarquez que ce même processus ne peut pas construire un château de sable sur la plage. Si nous voyons un tel château sur le bord de mer, nous sommes sûrs que c'est l'œuvre de quelqu'un. La différence entre le château et les pierres "ordonnées" est que le premier comporte une complexité très unique, alors que les pierres ne comportent qu'un ordre répétitif. C'est comme une machine à écrire qui répète la lettre "aaaaaaaaaaaaaaaaaaa" des centaines de fois - parce qu'un objet (un flot d'énergie) est tombé sur la lettre "a" qui figure sur le clavier. Bien évidemment, un tel ordre répétitif de "a" ne comporte aucune information et donc aucune complexité. On a besoin d'un cerveau conscient afin d'obtenir une séquence complexe de lettres qui comportent l'information.
La même chose s'applique lorsque le vent envahit une chambre remplie de poussière. Avant ce flot, la poussière était sûrement dispersée dans la chambre. Mais, lorsque le vent entre dans la pièce, la poussière peut se rassembler dans un coin de la chambre. C'est cela "l'auto-ordonnance". Or, la poussière ne "s'auto-organise" jamais pour dessiner le portait d'un homme sur le sol de la chambre.
Ces exemples sont très similaires aux scénarii de "l'auto-organisation" avancés par les évolutionnistes. Ils prétendent que la matière a tendance à l'auto-organisation, puis avancent des exemples sur l'auto-ordonnance et tentent de mélanger les deux concepts. Prigogine lui-même a donné des exemples de molécules qui s'auto-ordonnent durant un flot d'énergie. Dans leur livre intitulé The Mystery of Life's Origin, les scientifiques américains, Thaxton, Bradley et Olsen expliquent ce fait de la manière suivante:
"…Dans chaque cas, les mouvements aléatoires des molécules dans un fluide sont spontanément remplacés par un comportement hautement ordonné. Prigogine, Eigen et d'autres ont suggéré qu'un genre similaire d'auto-organisation peut être intrinsèque à la chimie organique et peut potentiellement justifier les macromolécules hautement complexes qui sont essentielles pour les systèmes vivants. Mais ce type d'analogies n'est que très peu pertinent à la question de l'origine de la vie. La raison principale en est que celles-ci n'arrivent pas à distinguer l'ordre de la complexité… La régularité ou l'ordre ne peut pas servir à stocker la grande quantité d'informations requise par les systèmes vivants. Une structure hautement irrégulière, mais précise, est nécessaire plutôt qu'une structure ordonnée. C'est une faille sérieuse dans l'analogie avancée. Il n'existe aucune relation apparente entre le genre d'ordonnance spontanée qui résulte d'un flot d'énergie à travers de tels systèmes et le travail requis pour la construction de macromolécules apériodiques à information intensive comme l'ADN et la protéine." 144
En fait, Prigogine lui-même a dû accepter l'idée que ses arguments n'entrent pas en ligne de compte dans l'origine de la vie. Il a déclaré:
"Le problème de l'ordre biologique implique la transition à partir de l'activité moléculaire à l'ordre supramoléculaire de la cellule. Ce problème est encore loin d'être résolu." 145
Pourquoi alors les évolutionnistes tentent-ils toujours de croire les scénarii complètement éloignés de la science comme "l'auto-organisation de la matière"? Pourquoi insistent-ils à rejeter la présence évidente de l'intelligence dans les systèmes vivants? La raison en est qu'ils croient au dogme matérialisme et que la matière est dotée d'un pouvoir mystérieux qui lui permet de créer la vie. Un professeur de l'Université de New York et un expert en ADN, Robert Shapiro explique cette croyance des évolutionnistes et le dogme matérialiste qui en est à la base:
"Un autre principe évolutionniste est alors nécessaire pour nous guider à travers la faille entre les mélanges de simples matières chimiques naturelles jusqu'au premier reproducteur efficace. Ce principe n'a toujours pas été ni démontré ni décrit en détail, mais il est anticipé et on lui a donné des noms tels que celui d'évolution chimique et auto-organisation de la matière. L'existence du principe est considérée comme un acquis dans la philosophie du matérialisme dialectique, comme c'est appliqué à l'origine de la vie par Alexander Oparin." 146
Cette situation démontre de manière flagrante que l'évolution est un dogme à l'encontre de la science empirique. L'origine des êtres vivants ne peut être expliquée que par l'intervention d'une force surnaturelle. Celle-ci est la création de Dieu, qui a créé l'Univers entier à partir de rien. La science a prouvé que l'évolution est encore impossible en terme de thermodynamique et que l'existence de la vie ne peut être expliquée que par la création.
mardi 2 mars 2010
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